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 L'après [James]

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MessageSujet: L'après [James]   Sam 30 Mai - 2:07

Franchement, je n'aurais jamais cru arriver dans cet état un jour. En même temps, qui pense qu'il va assister à un meurtre ? Violent en plus. Pas vraiment dans son exécution, ça a été rapide, propre, si on peut dire. Mais ça a aussi été soudain, terrifiant, devant des centaines de gens. C'est la fête de l'amour, et même si je trouve ça débile, je trouve horrible de la gâcher ainsi. Oui, c'est le petit con qui a canardé les gens de pétards qui dit ça. Jamais je n'aurais pu imaginer que nous ayons si dangereux dans cette ville. Oh forcément, il ne doit pas être le seul dans les magouilles, les assassinats et choses en tout genre. Mais j'habite dans un écrin doré, j'y ai grandi, et pour moi c'est un peu la réalité du monde. Je méprise ceux qui ne sont pas comme moi, en pensant juste qu'ils sont plus bêtes et plus pauvres. Pas qu'ils sont plus méchants et qu'ils passent à l'acte.
Je suis dans cette foule choquée et je n'en mène pas large. Je n hurle pas, je ne cours pas. Je ne tremble pas, à l'extérieur. Je suis seulement capable de voir que James ne va pas bien et de vouloir à tout prix le voir aller mieux. Pour ça, il faut que je l'éloigne d'ici. Cet inconnu là, il a dit que nous n'étions en sécurité nulle part. Peut-être, mais en tout cas, nous ne l'étions encore moins à cet endroit. Je lui fais comprendre que ça va aller, que je suis là, mais je ne crois pas vraiment en mes paroles. Comme il l'a dit, nous sommes des proies faciles. Ce fou pourrait à tout moment tirer sur la foule. Suivre certaines personnes. Faire exploser une bombe. N'importe quoi qui me fait penser qu'on doit se casser. D'abord, on prend des nouvelles de son frère, parce que James est très proche de ses frères. Moi je n'en ai pas, il est ce qui s'en rapproche le plus. Le mieux serait d'aller chez mes parents, il y a des gardes et un système de sécurité. Malheureusement celui-ci n'est pas efficace contre la peur, mais face à des tueurs ça devrait pouvoir le faire. Mon ami semble d'accord pour me suivre, mais il a l'air vraiment déphasé.

- Oui, en sécurité, je te promets.

Je l’entraîne à ma suite, le forçant presque. Il en a besoin, il est totalement paumé. A vrai dire, si ça avait été quelqu'un d'autre, ou peut-être dans une autre situation, je me serais moqué. Mais ce soir, je ne peux pas. C'est lui le plus vieux et pourtant, je le traîne comme un enfant. Je VEUX le protéger et je ne vais pas faillir. La maison n'est pas très loin, ce qui est bien et mal. Bien parce que nous ne somme pas longtemps à découvert. Mal parce que ça veut dire que le tueur n'est pas très loin de nous. En rentrant, nous croisons ma mère et je lui fais comprendre que je préfère qu'elle nous laisse seuls. Je lui expliquerai, mais plus tard. Pour le moment, j'ai juste envie de sortir de ce cauchemar. Une fois dans ma chambre, c'est le moment de craquer. Je ne fais pas visiter à James, je suis bien trop sonné. Je me mets à trembler. D'ordinaire, ça annonce plutôt une crise. Ce soir, c'est simplement de la peur. Je suis terrorisé. Nos places sont échangées, c'est à mon colocataire de venir me réconforter en me disant que ça va aller. J'ai envie de le prendre dans mes bras, de le serrer si fort que je lui en casserait les côtes. Au moins il serait là, en sécurité, avec moi. Je ne serai pas seul. Étant petit, j'ai toujours regretté ça. J'ai, à vrai dire, un peu peur de l'orage. En grandissant ça a été mieux, jusqu'à la tempête, mais petit que je cachais toujours dans mes draps. J'avais toujours peur que ça me déclenche une crise. Et puis je pensais que les coups qu'on entendait, c'était un géant qui frappait à ma porte pour venir me manger. Alors je faisais un igloo avec des jouets, des caisse, ma couette par dessus. Un fort, un château, personne ne pouvait m'avoir. J'étais seul, je n'avais rien de mieux. Aujourd'hui, mon fort, c'est James. C'est pour cette raison que je veux qu'il reste dormir avec moi. Pas besoin de se fabriquer une muraille, sa présence me suffit. Il est surpris mais accepte ma demande.

- Merci…

Ce n'est qu'un souffle, je ne sais pas s'il l'a entendu. Je me prépare et me glisse sous mes draps. Je pensais d'abord ne pas trouver le sommeil mais il en est tout autre. Mon cerveau a décidé que c'était trop pour ce soir, qu'il fallait déconnecter. Je m'endors immédiatement dans un monde sans rêve. Il est tout noir, ce monde, mais au moins il n'y a pas de mort. Notre cerveau est censé trier les informations de la journée pendant notre sommeil mais j'ai l'impression que le mien cherche à tout effacer. Je le laisse faire autant qu'il veut ! Malgré moi, je bouge quand même dans la nuit, il y a comme une tension dans l'air, mais je pense que c'est chez tout le monde. Au final, j'arrive quand même à me reposer.

Quand je rouvre les yeux, je ne comprends d'abord pas. Je remarque tout de suite que ce n'est pas mon lit de ma chambre étudiante. C'est moi qui ai choisi, pour être avec les camarades de confrérie, mais je doit avouer que c'est beaucoup confortable chez les PS. Je ne comprends pas pourquoi il y a un bras autour de moi et un visage en face de moi. Surtout de quelqu'un qui n'est pas une fille. Quand je reconnais qui c'est -ce qui ne me prends pas une seconde- je suis à deux doigts de faire un grand bonds. Pas que ça me dérange d'avoir James dans mon lit, même si ça devrait un peu, mais surtout parce que les souvenirs de la veille refont surface. A la place je n'ai qu'un petit sursaut. Bien. Je n'ai plus peur comme hier, je suis fort, non ? Le jour entre déjà dans la chambre, les volets n'ont pas été fermés. Je ne sais pas quelle heure il est mais la maison est plutôt calme. Je regarde un instant en face de moi et je souris. James a l'air de dormir comme un ange. Je vais tenter de ne pas le réveiller parce qu'il faut que je me lève. Doucement, je m'arrache de son étreinte et je glisse en dehors de cet chaleur réconfortante. Je m'apprête à filer à la cuisine quand je remarque un papier sur ma porte.
Mon chéri,
J'ai un rendez-vous ce matin, j'ai dû partir. Je n'ai pas osé vous réveiller, vous étiez si mignons. Des petits déjeuners sont prêts, j'espère qu'ils ne seront pas froids à votre réveil. J'ai donné une journée de congé aux domestiques, sauf aux gardes, vous serez tranquille dans la maison. Je rentre pour le déjeuner.
Bisous.
Oh et s'il vous plaît, soyez prudents, ne sortez pas de la maison pour le moment. C'est plus sage (si tu  sais pas ce que ça veut dire, ya un dico dans ma biblio).
Bisous, je t'aime.


Eh bah. Je ne m'attendais pas à ça. Ce n'est pas volontaire mais elle a le don cruel de me remettre la vérité dans la tête. Je n'aime pas l'idée qu'elle soit sortie mais elle est grande, elle sait ce qu'elle fait. J'ai peur qu'il lui arrive quelque chose. Au final, je vais attendre que mon invité soit réveillé. Je repasse dans ma chambre alors que j'ai des flash de la veille. C'est très désagréable et surtout, ça me panique. C'est fini pourtant et je ne cesse de revoir les images et de me dire que nous sommes les prochains. En passant, je jette un coup d’œil à James qui a changé de position et je file dans la salle de bain. J'ai besoin d'un peu d'eau fraîche.

- Allez Logan, t'es pas une mauviette !

A croire que si. Mes mains se remettent à trembler et le corps de l'adjoint au maire se remet à tomber. Je manque d'air, il faut que je fasse quelque chose avant de m'étouffer. De l'eau j'avais dit. J'essaie de respirer lentement mais j'ai dû mal, je n'aime pas ça. En plus, j'ai oublié de fermer la porte derrière moi. J'allume frénétiquement le robinet de ma salle de bain privée pour me jeter de l'eau fraîche sur le visage. Ça ne marche pas et c'est limite si je tiens encore debout, grâce à mon appuie sur le meuble. J'aurais dû rester couché. D'ailleurs, une fois le robinet éteint, je me retourne pour être dos à l'évier et mes genoux lâchent. Je tombe doucement pour me retrouver assis par terre, les cheveux mouillés et la respiration difficile.
Mon dieu, faites qu'Il dorme encore un peu. Un tout petit peu.

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MessageSujet: Re: L'après [James]   Mer 3 Juin - 11:32

l'Après
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Un choc ça avait été un vrai choc. Jamais je ne me suis senti comme ça, c'est bien simple je ne savais pas quoi faire du tout, pas comment réagir, la seule solution que je voyais c'était de rester totalement tétanisé devant la scène, ne pas bouger et garder ma main dans celle de Logan. A ce moment il n'y a que lui qui me rassure vraiment, sa présence est absolument nécessaire, je crois que je craquerai sinon et déjà je sens que des larmes coulent sur mon visage alors que tout semble se précipiter autour de nous. Comment tout ça avait pu être possible ? Comment avait-on pu laisser faire ça ? Ce qui s'était passé devant nous ce soir là allait me hanter encore longtemps et je pense que je ne me sentirai jamais vraiment sauf et rassuré. Si çà pouvait arriver à un homme politique comme çà en plein milieu de la foule en pleine fête, ça pouvait arriver à tout le monde et ça fait très peur. Et puis c'est d'une telle violence. Comprenez, avec Logan on est habitués à faire beaucoup de conneries, rien qu'à voir ce qu'on avait fait à la patinoire, on est imbattable dans le domaine et même ce soir nous avions décider de semer le chaos à l'aide de quelques pétards. Mais ce n'est rien, tout ce qu'on a pu faire lui et moi ce n'est rien comparé avec ce qui vient de se passer, ce meurtre juste devant nous, et puis ses menaces de secrets dévoilés et puis ces hommes en noirs qui nous encerclent. Je tremble et seul ce contact avec Logan me raccroche au monde réel. Et pourtant je ne veux pas qu'il trouve bizarre le fait que je lui prenne la main, qu'il se pose des questions à ce sujet alors je lâche sa main même si ça m'est totalement désagréable. Sasha... Je veux m'assurer qu'il va bien. On les trouve, on se rassure et je lui fais promettre de rentrer immédiatement chez lui. Malgré çà je ne suis toujours pas rassuré et ça se voit je pense, je tremble toujours. Deux yeux se posent sur les miens, ceux de Logan. Ses lèvres bougent et je ne comprends pas tout de suite ce qu'il me dit, je suis encore sous le choc, puis soudain le son de ses mots parviennent à mes oreilles. Sécurité oui, en sécurité, avec lui. Je lui fais confiance, je sais qu'il peut m'emmener en lieu sûr, je le sais parce que c'est Logan et que je lui fait entièrement confiance. Il ne peut pas me mentir. « Oui... en sécurité, je te suis Logan... »

C'est de nouveau sa main dans la mienne, ce contact toujours aussi rassurant qui me rattache dans le présent et qui m'empêche de devenir fou. Je sais que je suis son aîné, je sais que je devrai être fort et montrer l'exemple et le rassurer mais j'en suis tout bonnement incapable. Pour le moment je me fais traîner par Logan. Il n'exprime pas sa propre peur mais je me doute qu'intérieurement il doit être pareil que moi, je l'admire vraiment ce garçon là. Est ce que je l'admire seulement ? On peut se poser la question, mais pas ce soir, ce que je ressens pour Logan, c'est encore trop embrouillé dans mon cerveau. Pour l'instant il a raison il faut se mettre en sécurité. Je me rend compte que je ne suis jamais allé chez Logan auparavant que je n'ai jamais rencontré sa famille, c'était de bien tristes circonstances pour faire connaissance. Quand nous arrivons chez lui, étrangement la pression ne retombe pas, nous sommes à l’abri pourtant mais tout les deux nous sommes trop tendus pour se sentir de nouveau totalement en sécurité. Logan explique brièvement ce qu'il s'est passé à sa mère que je salue rapidement avant de suivre mon ami dans sa chambre. Ça me fait bizarre d'ailleurs de me retrouver dans sa chambre, nous sommes pourtant colocataires mais là ce n'est pas pareil, c'est SA chambre, celle de Logan, j'ai comme l'impression de rentrer dans une sorte de sanctuaire. Peu à peu l'armure qu'il s'était fabriqué craque et je sens qu'il a besoin d'être rassuré lui aussi, sa demande le prouve. Rester dormir avec lui, ce soir, dans son lit avec lui. Ça me désarçonne mais j'accepte, de toute façon il était hors de question que je le laisse seul cette nuit... Il me remercie dans un souffle et je hoche la tête. Puis tout se fait mécaniquement, il s'installe et je le suis, il tombe rapidement dans le sommeil, moi je me tourne vers lui et mon bras endolori vient entourer ses épaules avant que je trouve moi même le sommeil.

Je crois que je ne rêve pas cette nuit, du moins je ne m'en souviens pas, tout était trop flou pour que je puisse discerner quelque chose, mais malgré tout je dors d'un sommeil de plomb. Je crois que je suis à moitié réveillé quand Logan se réveille, parce que je perçois tout ce qui se passe sans pouvoir pour autant bouger, comme dans une espèce de léthargie. Pourquoi je sens une espèce de frustration quand il décide de se lever et de quitter mon côté. Tout d'un coup je sens à nouveau la douleur dans mon bras, mais ça ne suffit pas à me sortir de cet état dans lequel je flotte pour le moment. Il y a des bruits tout autour de moi, ça doit être Logan. Je me souviens maintenant, on est dans sa chambre, je suis dans son lit. Tout ce qui s'est passé hier est encore dans ma tête devant mes yeux à chaque fois que je ferme les paupières, j'ai les sons encore dans les oreilles, je sens que je me roule en boule dans le lit de Logan, j'ai froid je crois maintenant que mon ami n'est plus là. Il y a toujours des bruits autour de moi, mes yeux sont ouvert maintenant mais je ne fais que fixer le mur en face de moi, toujours roulé dans les couvertures. Des bruits dans la salle de bain attenante, de l'eau qui coule et mon ami qui murmure quelque chose que je ne comprend pas. Puis soudain plus rien, plus aucun bruit et c'est comme l'effet d'un électrochoc pour moi. Je réagis au quart de tour, après tout ce qui est arrivé hier, je ne peux pas supporter qu'il puisse lui arriver quelque chose, je ne pourrais pas l'accepter. Me débarrassant de la couverture je bondis du lit pour me diriger vers la salle de bain. Mes pas semblent étrangement lourds, comme si toute la soirée d'hier pesait encore sur moi. Il est là devant moi, assis contre le lavabo, trempé et tremblant. Cette vision semble me briser le cœur, je ne peux pas le voir comme çà. J'inspire un grand coup et je me ressaisis. C'est à mon tour d'être fort, d'être là pour lui comme il a été là pour moi hier, comme il a été là quand je me suis blessé lors de la tempête, comme il a toujours été là en fait. Doucement je viens me mettre à genoux devant lui et je place ma main sur son épaule. « Hey Log' » Je cherche son regard, le rassurer. « ça va aller mec, je te le jure... » J'essaye de me le faire croire aussi, mais la violence de ce que nous avions tous vécu hier, faisait voler toutes nos certitudes en éclats. Alors je me laisse glisser à côté de lui et je passe mon bras derrière sa tête pour attraper son épaule. Je sais que ça pouvait paraître bizarre, mais à l'instant je m'en fichais totalement, pour l'instant seul comptait Logan et le fait qu'il a besoin de moi. « Je suis là tu le sais hein Logan ? Si tu as besoin de quoi que ce soit... Je... Veux pas qu'il t'arrive quelque chose, je ne me l'explique, mais je pourrais pas le supporter, alors si il y a quoi que ce soit je suis là... » Puis je laisse le silence se poser, ne rien dire mais montrer que je suis là, pour moi c'était l'important, surtout maintenant.

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MessageSujet: Re: L'après [James]   Sam 27 Juin - 17:10

Je suis un petit con. Tout le monde le sait et si jamais l'information vous a échappé, je me ferais un plaisir de vous le prouver. Mais ce soir, je suis un petit con traumatisé. Qu'importe ce qu'on fait dans la vie, qu'importe notre passé, notre avenir ou nos choix, on ne peut rester de marbre devant le spectacle macabre que nous offre la St Valentin. Beaucoup ne savent pas quoi faire, son incapable de bouger, et c'est le cas de James qui est tétanisé. Dans un premier temps moi aussi, et ça serait mentir que d'affirmer le contraire. Puis le voir si mal, le voir pleurer, le voir à peine respirer, c'est comme un coup de pied au derrière. On a beau faire les cons, on a beau emmerder les gens à longueur de journée, on est humains. On ne s'attend jamais à ce que la mort se plante devant nous, l'air de dire « tu seras le prochain ». Quand ça nous arrive, on doit bien faire quelque chose, au lieu de bêtement attendre qu'elle vienne nous chercher.
James me prend la main, sans doute pour se donner du courage. Il finit par la lâcher, mais je sais qu'il n'a pas assez de force pour avancer tout seul, alors je le tire avec moi. Il veut vérifier que son frère va bien, je l'y emmène. Tout est OK du côté de Sasha et Jewel, nous pouvons partir. Mais pour aller où ? Il a dit qu'on ne serait nulle part en sécurité. C'est vrai que ce n'est pas notre chambre qui va nous abriter d'un meurtrier. Néanmoins, la maison de mes parents devrait suffire, avec les systèmes de sécurité et les gardes. Je lui propose, ou plutôt je lui impose, et je lui promets qu'on sera tranquille là-bas.

Comme souvent, il n'y a que ma mère de présente, et elle n'est au courant de rien. Elle voit que ça ne va pas, mais je lui dis que je lui expliquerait demain. Pour le moment, j'ai juste envie de dormir, d'oublier les événements qui se sont déroulés, d'être ailleurs. J'emmène James dans ma chambre, il n'est jamais venu ici. Triste moment pour lui faire visiter. Maintenant que nous sommes là, je sens que tout mon courage me lâche. Je suis sans défense et je me sens mal. Je demande à James de rester avec moi, alors que je sais qu'il y a bien d'autres chambres pour qu'il puisse dormir. Il doit sans doute trouver ça étrange, mais il accepte quand même. Comme un robot je me couche et je m'endors direct, comme pour fuir cette journée de dingue.

A mon réveil, j'ai la surprise d'avoir James en face de moi. Il dort toujours et je n'ose pas le réveiller. Je m'extirpe lentement de son bras, qui m'entoure, pour aller dans la cuisine. Je remarque le petit mot de ma mère, qui est sortie pour un rendez-vous. La soirée d'hier me revient en tête et je n'aime pas ça. C'est pour ça que je fais demi-tour pour aller dans ma salle de bain privée. J'ai besoin de me passer un peu d'eau sur le visage, de me réveiller. Sauf que c'est bien réel tout ça. Je tremble, je ne sais pas quoi faire. Mes jambes ne supportent plus mon poids et quand j'éteins le robinet, je dois leur obéir. Je leur laisse l'occasion de lâcher sans me faire mal et je glisse le dos contre le lavabo. Je suis plus touché que je n'aurais aimé l'admettre. Encore sous le choc, je ne dis plus un mot, j'attends simplement. Je sais pas exactement quoi d'ailleurs, que le temps s'arrête peut-être ? Qu'il reparte en arrière pour effacer tout ça ? Sauf que ce n'est pas possible. Je n'entends pas les pas de James se rapprocher et je ne le vois que quand il s'accroupit en face de moi. Je ne veux pas de sa pitié, je n'en ai pas besoin.
Il met sa main sur mon épaule et me parle. Moi, je relève mes yeux vers lui, perdu. Il dit que ça va aller, je le crois. S'il est là, ça va aller. Il a toujours su me calmer, même quand j'ai mes colères étranges. Il s'installe finalement à côté de moi puis prend mon épaule. J'ai seulement envie de me laisser aller contre lui, de poser ma tête sur son épaule ou même ses genoux. Il m'assure qu'il est là, qu'il ne veut pas qu'il m'arrive quelque chose. Je sais, moi non plus je veux qu'il ne lui arrive rien. Au final, j'opte pour ma tête contre son épaule, elle est trop lourde à supporter. Je laisse mon regard voguer dans le vide et après un silence, j'ai une voix hésitante.

- Comment… comment on peut faire ça ? Comment on peut passer sa vie à détruire celle des autres ?

C'est vrai que je ne suis pas toujours bien placé pour demander ça. Mais moi je ne détruis pas la vie des autres, je leur mets du piquant dedans. Un petit après-midi de frustration à cause de moi ne vaudra jamais un meurtre barbare. Je ne comprends tout simplement pas comment on peut aimer ça. Faire chier les gens, OK. Les tuer, non. Je ne mesure pourtant pas toujours dans quel plan dangereux je m'embarque, prenez l'exemple des pétards qui peuvent faire mal tourner une soirée, mais enlever une vie ça ce n'est pas possible.

- Je comprends pas, j'arrive pas à me dire que ça a été réel. On était là James, il aurait pu te tirer dessus, il aurait pu te tuer.

De moi, je m'en fiche un peu en fait, James est plus important. Il y a tant de monde qu'il aurait pu tuer. Il n'avait qu'à tirer dans le tas, il aurait fait tellement plus de mal. Sauf que là ce n'était pas ça qu'il cherchait, il cherchait la peur. Oh ça, il l'a eue. Je pensais pourtant être assez fort pour ne jamais être terrifié comme ça. Je m'en remettrais, je pense, mais il me faut un peu de temps.

- On reste quelques minutes ?

Ce n'est pas que sa compagnie me gêne, au contraire. Mais rester là par terre dans ma salle de bain n'a rien de glamour. J'aimerais manger un peu, avant de tourner de l’œil. Seulement, je ne me sens pas de me relever maintenant, je sais que je n'y arriverais pas, pas sans aide en tous les cas. Hors de question que j'en demande d'ailleurs, j'ai trop de fierté. Allez, respire Logan, tu vas y arriver. Ta mère va rentrer tout à l'heure, elle ira bien, elle te rassurera aussi. Tu lui présenteras James, elle sera contente, puis tu verras avec lui ce que vous ferez ensuite. Voilà, c'est bien ça comme plan.

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