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 Food fight [Tout le monde]

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MessageSujet: Food fight [Tout le monde]   Dim 8 Mar - 18:34



Food Fight

NOTE : Ca se passe à la cafétéria pour ceux que ça intéresse.
Pour ceux qui veulent pas de mon blabla qui a rien à voir avec la bataille, passez directement aux étoiles. Mais c'est dommage pour vous, j'ai laissé un indice sur mon secret :)



C'est la panique autour de moi. Les gens courent, crient, et moi, je ne sais pas quoi faire. Je ne bouge pas. C'est de ma faute, je le sais. Malgré toutes les personnes qui sont dans la villa, tous ceux qui y travaillent, mes parents, c'est uniquement de ma faute à moi. Je ne l'ai même pas voulu pourtant, non, loin de là. Je ne suis pas un monstre, je ne souhaite de mal à personne, seulement du bien à moi. J'entends ma mère hurler, et c'est ça qui me décide à bouger. Je suis persuadé qu'elle est coincée quelque part. Je jette ma tête dans tous les sens, pour savoir où elle est, mais impossible, c'est comme si sa voix venait de partout. J'essaie alors de réfléchir avec ma tête. Dans sa chambre, forcément ! Je monte les escaliers, j'ai chaud, beaucoup trop chaud. Je suffoque. C'est la fumée, je la sens venir m'arracher la gorge. Je veux monter les escaliers, mais le feu est derrière moi. Si je le fais, je serai coincé. Sauf que je m'en fiche, c'est ma mère qui est là-haut, je ne peux pas la laisser comme ça, sans bouger. Je monte les marches deux à deux, mais quand je passe la porte de sa chambre, un mur de flamme nous sépare. Elle me regarde, les larmes aux yeux. Je ne peux rien pour elle, si ? Mon père n'est pas là, c'est étrange, mais tant mieux s'il a réussi à s'échapper de cette fournaise. Il fait jour, alors que c'est la nuit. J'ai une idée, mais elle est mauvaise. Cependant, c'est la seule que j'ai, alors je la suis. Même si je dois en mourir, je dois la rejoindre, je ne la laisserais pas, parce que je n'abandonne jamais les gens que j'aime.
Je saute dans l'enfer pour me faire dévorer.

Je me réveille en sursaut, de la sueur sur le front. Ce n'est pas la première fois que je fais ce cauchemar. J'ai faim en pleine nuit, alors je vais me faire chauffer un truc. Sauf que j'oublie le gaz, je ne le sens pas, et ça explose. Pourtant, ça n'est jamais arrivé, ni dans ma famille, ni chez tous les gens que je connaisse, alors je ne sais pas pourquoi je rêve souvent de ça. Enfin, c'est passé. Il est 5 heures du matin, et je sais que je n'arriverais pas à me rendormir. Je décide donc d'aller me dépenser un peu et de faire un jogging. De retour à la villa familiale, je me prépare lentement à aller en cours. Il faut que je sois présentable, et ce, même si je n'ai pas bien dormi. Je suis très satisfait de moi quand je me regarde dans le miroir : rayonnant ! Je file donc en cours, un drôle de mélange entre motivé et démotivé dans ma tête. Dans un sens, j'aime bien cette école, j'aime bien les gens, j'aime m'y amuser, tout ça tout ça. Mais bon, dans certains cours, je m'ennuie plus qu'un rat mort, et je me demande encore pourquoi j'y vais. C'est décidé, je crois que je vais sécher mon dernier cours de la matinée.

***

La sonnerie retentit et je me dépêche de récupérer mes affaires. Je ne suis encore qu'un gamin, mais je suis pressé de gérer ma propre affaire, comme mes parents. Surtout que les résultats de mon travail sont encourageants. Enfin bref. A la pause, je fume rapidement une petite clope avant d'envoyer un message à James. D'ordinaire, le mardi, on ne peut pas manger ensemble, parce que je finis mon cours juste avant que lui n'en commence un autre. Nous sommes décalés. Mais aujourd'hui est un mardi différent, parce que le prof ne verra pas ma tête. Je n'ai pas envie de me déplacer et de l'écouter tout en lutant pour ne pas dormir durant une heure de temps. Mon temps est précieux, justement, alors autant ne pas le gâcher !
Je retourne en cours, pour le dernier de la matinée, peut-être de la journée, qui sait ? Oh ça, depuis le début de l'année, j'ai déjà pris plusieurs heures de colle pour avoir séché, mais ça m'est égal. Je fais simplement ce qu'il me plaît. Quand la cloche sonne de nouveau, à l'inverse de mes camarades, je ne me dirige pas vers le prochain amphi, je vais dans la direction opposée : la cantine. Il y a déjà du monde à attendre, je dis bonjour à quelques personnes, en profite pour grappiller des places et attends mon tour en écoutant de la musique. Ce midi : spaghetti bolognaise, ou bien petits pois carottes pour ceux qui font attention. Autant dire que j'en redemande même un peu, j'ai une faim de loup, surtout après avoir couru et subi les cours. Une fois mon plateau en main, je me fonds dans la masse pour trouver James qui doit déjà être quelque part. Parfois, c'est un peu la jungle ici, même souvent, mais j'arrive toujours à me faire entendre pour passer. Normal, je suis le roi.

Je repère assez rapidement mon ami, grâce à ses cheveux et à sa coupe si particulière dans cette école. Je m'installe en face de lui et souris. Il est un peu plus vieux que moi, mais ça ne l'empêche pas de s'amuser en ma compagnie. On ne se prend pas la tête entre nous, et en plus de ça, il est dans la même confrérie que moi. Sans compter que son petit frère est notre chef. A sa place, j'aimerais pas trop qu'il me dise ce que je dois faire, mais bon. Je peux pas vraiment les comprendre, je suis fils unique, si ça ne le dérange pas, tant mieux.

- Salut, ça va ? J'ai trop la dalle, je crois que je serais mort de faim en cours si j'y avais été !

Bien qu'il m'arrive souvent d'emporter un truc et de le manger en cours. On a pas le droit, mais c'est pas un papier collé sur un mur qui va m'en empêcher. Je m'attaque à mon entrée, et tant pis pour la classe et l'image, j'ai vraiment trop faim. Je mange mon friand avec les mains, et je me brûle un peu au passage.

- T'attends du monde ?

Des miettes s'enfuient de ma bouche au passage. Derrière James, une table de filles, et celles-ci rigolent à gorge déployées. Ça ne m'aurait pas dérangé si ça n'avait pas été des intellos coincées au rire de phoque. Je prends un de mes bouts de pain et je lance dans le tas en leur criant :

- Wow, le zoo c'est à l'autre bout de la ville, alors fermez-la les putois !

Mais je crois qu'en fait, c'est une mauvaise idée de lancer de la nourriture dans une cantine remplie d'adolescents.
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MessageSujet: Re: Food fight [Tout le monde]   Lun 9 Mar - 11:31


Food Fight !
Je suis un vrai roi. Un vrai roi pour les conneries personne ne me retira çà. J'en ai pas honte, j'assume même toutes les conneries que je fais. Même si certaines pourraient me faire passer pour un gosse de quatre ans. Et puis accessoirement je suis professeur au lycée aussi maintenant, je dois me montrer sérieux et mature non ? Etre une sorte de modèle pour mes élèves ? Leur montrer le bon exemple ? Alors que j'énumère mentalement cette liste dans ma tête je ne peux m'empêcher de rigoler. Même si je sais être sérieux quand il le faut, quand j'enseigne, quand je peins surtout je ne peux pas non plus chasser mon naturel déconneur et ce n'est pas parce que subitement je dois enseigner que je devais devenir un adulte qui ne rigole pas, qui s'habille en costume gris tout les jours et qui tire tout le temps la tronche. Il suffit d'un déclencheur, que je vois une occasion de faire une bêtise et je m'y précipite comme un vrai gosse. Un professeur qui se prend des heures de colle avouez quand même que le tableau est assez sympathique. Ces dites heures de colle je les prend souvent avec un de mes camarades de confrérie. Logan Maxwell, partenaire de presque tout mes méfaits, depuis qu'il est arrivé à Miami nous sommes colocataires et autant dire que les autres en bavent à cause de nous. On est comme deux tornades absolument incontrôlables. Tout le monde peut être la cible de conneries, nous n'épargnons même pas nos confrères qui pourraient vous parler des quelques coups magnifiques qu'on a fait, comme savonner les couloirs. La plus belle patinoire qu'un internat ai jamais connu. Et en parlant de patinoire nous avions aussi fait les quatre cent coups dans la patinoire municipale de Miami, ça a été rapidement le chaos là-bas, mais nous fiers comme deux coqs nous avions le sourire. Deux gamins qui assument totalement leurs bêtises, voilà ce que nous étions et ce n'était pas vraiment prêt de s'arrêter, du moins pas aujourd'hui. La preuve en est : ce qui s'est passé à la cafétéria ce midi, tout aurait pu être calme et tranquille mais non Messieurs Maxwell et Cobb en on décidé autrement. Ne nous remerciez pas, c'est un véritable plaisir.

Autant le dire, ce matin, l'idée même de devoir me déplacer à la fac me paraît insupportable. Les cours, globalement je les connais. Je les ai vu l'année dernière à Florence, du coup pour la plupart des cours je fais figuration, enfin je note les devoirs à rendre pour la semaine d'après. Qu'est ce que fais pendant les cours du coup ? Et bien je dessine, et ça passe inaperçu en fac d'arts un mec qui suit pas et qui dessine, c'est un plan machiavélique digne des plus grands stratèges. Mais pour l'instant je n'en suis pas encore à décider ce que j'allais pouvoir griffonner sur mes copies pendant les cours. Pour l'instant c'est le calcul de la dose de café qui allait suffire pour me maintenir dans un état à peu près éveillé. Regardant le soleil d'un œil mauvais le soleil radieux de ce début de matinée qui m'aveugle allègrement je me verse une pleine tasse de cette boisson salvatrice en faisant gaffe de ne pas tout renverser sur ce qui traîne sur ma table, en l’occurrence les devoirs de mes élèves. Je ne suis pas sûr qu'ils le prendraient super bien que je renverse une bonne dose de café sur leurs créations. Comme à mon habitude, n'arrivant pas à gérer mon temps ou plutôt parce que j'avais d'autre choses à faire j'avais passé une bonne partie de la nuit à la faible lumière de ma lampe de bureau, l'idéal pour me mettre dans de bonnes conditions le lendemain.

Ce matin forcément, j'ai les yeux complètement explosés, je suis dans une sale humeur et le café est cramé. Dépité je vide la tasse dans le lavabo et je file me préparer : un simple t-shirt uni, un jean et mes chaussures habituelles font l'affaire. Etape salle de bain qui consiste en outre à me brosser les dents et à mettre le bazar dans mes cheveux, tout le monde me connaissant sait que j'ai une coiffure pour le moins singulière. Je chausse enfin mes lunettes et me voilà fin prêt, façon de parler, je suis toujours d'humeur massacrante et je dois aller en cours, le rêve. Je passe chez Starbucks au passage et je me dirige vers le premier amphithéâtre. Papillons ? Paysage ? Je suis en train de décider ce que j'allais mettre sur ma feuille pendant que le professeur nous fait un long discours sur les façon de dessiner, si il savait que je faisais le même sujet à mes lycéens. J'opte pour les papillons et souris en repensant aux souvenirs liés à ces animaux. Elle avait du me prendre pour un fou à gueuler comme çà. Quelques minutes plus tard, les lépidoptères couvrent ma page, alors que le bourdonnement incessant de la voix du professeur fait toujours une sorte d'écho dans mes oreilles.

Passent les heures, et me voilà devant les lycéens qui attendent leur copies, leurs notes. Et c'est en ouvrant mon sac que je me rend compte que leurs devoirs sont toujours sagement empilé sur la table de la chambre à l'internat, manquait plus que ça. Tant pis ils attendront bien deux jours pour que je leur rende. Matinée pourrie en somme, il allait en falloir beaucoup pour me rendre ma bonne humeur, pour le moment ça semble mal parti, surtout que j'allais devoir supporter la bouffe infâme de la cafétéria. Mais un message vient apporter un peu de lumière à ma journée. Un message de Logan qui me propose de manger avec lui. Surpris parce qu'à l'ordinaire le mardi on ne mange pas ensemble, j'accepte directement et me dirige vers la cafétéria, le pas léger et un sourire soudain au visage.

Le lieu est forcément bondé, je me fais servir des spaghettis bolognaise sans plus d'enthousiasme que ça. Je m'installe et fixe un peu le vide en attendant Logan. Quand celui ci arrive, mon visage s'illumine et lui sors un sourire franc et sincère. « Hey salut ! Et baah écoute ça peut aller, la matinée a été bien longue mais on fait avec. » Je souris à sa remarque, comme moi il n'est pas le plus assidu en cours, ça ne nous empêchait d'avoir des notes pas trop mauvaises, juste passer notre temps vissé sur un banc d'amphithéâtre ce n'était pas vraiment notre truc. « Nope j'attends personne » dis-je en souriant alors que nous commencions à manger. Des gloussements énervant nous viennent de derrière moi, des filles qui visiblement cherchent à assourdir toute la cafétéria. J'allais réagir mais Logan a été plus rapide, lançant sur lesdites filles des boulettes de pain et leur indiquant que le zoo n'était pas ici. J'explose de rire comme toujours quand Logan sort une de ses magnifiques réparties, seulement mon rire ne dure pas longtemps, il se stoppe même net quand quelque chose heurte ma tête. Je baisse la tête pour voir un morceau de pain au sol. Lentement je pose ma fourchette et regarde Logan. « on est d'accord là... ça cherche clairement la merde ? » Un sourire joueur passe sur mon visage alors que je choppe un morceau de pain. Je fais volte face et le balance sur les filles. Enfin c'était le but initial. Geste un peu trop ample, le morceau de pain vole largement au dessus de la tête d'une des filles et atterrit sur un mec que je ne connaissais pas. Vu le regard assassin qu'il me lance il ne compte pas en rester là. Je me tourne vers Logan. « J'aurai pas fais genre une connerie moi ? » Question qui se confirme quand une bonne portion de spaghettis atterrit à quelques centimètres de mes pompes. « On fait quoi ? On réplique ? » Bien sûr qu'on réplique me dis-je en souriant, empoignant le pichet d'eau prêt à riposter. Déjà tout le monde dans la cafétéria se mettait en position de bataille rangée. « Bon on va encore se faire engueuler.. » je me retournais et décrivait un large arc de cercle avec le pichet déversant son contenu un peu au hasard. « GERONIMO » La guerre était déclarée.

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MessageSujet: Re: Food fight [Tout le monde]   Lun 9 Mar - 22:48


HRP : J'ai précisé qu'il y avait des lentilles et du poisson au menu, mais bon comme d'autres trucs sont proposés, enrichissez le menu <3 La bataille de bouffe, c'est à partir des étoiles =)

Personnages concernés dans le Post: Kris (qui est au courant de tout, et que je pnjise ici) Porter, et Logan


Caféteria. J'ai décidé. Que. J'allais y aller. Pas comme hier. Ca fait deux jours que j'ai rencontré le béton. L'oeuf sur mon crâne est en train de se resorber. Hier j'ai fuit la cantine pour ne pas le croiser. Mais pas aujourd'hui, noooon. Pas aujourd'hui. Parce que, aujourd'hui, sa journée DOIT être un enfer. Bon ok. Je suis pas dans la bonne cantine. En fait, j'espère bien que je le verrais pas, je suis venu illégalement pour bouffer sans voir sa sale gueule. Ce PSYCHOPATHE m'a enfermé. ENFERME. TOUTE LA NUIT. Alors la moustache d'Hitler dessinée au feutre indélibile et le mot "DICTATEUR" en lettres grasses et majuscules sur son front, le sachet de café mélangé au sel, ses cartouches d'encre percées, la moitié de ses bouquins transformés en origamis vivants, les dessins degueus et débiles sur les copies qu'il va devoir rendre à ses élèves, c'était PAS suffisant. Parce que j'ai eu du temps, une fois ce taré endormi avec la clé autour du cou. La récupérer ? Peine perdue, et pourtant c'est pas faute d'avoir tenté. Non non, je vais simplement aller si loin qu'il VA ABANDONNER. OUI, PARFAITEMENT. Il va m'ouvrir la porte de lui même et me dire de me tirer. Parce que hier, pour me faire monter dans sa voiture, il a utilisé l'affectif. Et NON je suis pas attiré par ce grand père, mais je suis pas un être insensible, et j'ai cédé. Sauf que ce gars est fourbe. Ce gars qui est professeur, infirmier, et mon tuteur de surcoit. ET IL DOIT PAYER. Je rumine, le nez dans mon assiette, sans lever les yeux ni à droite, ni à gauche. J'ai truffé son sac de cours de surprises que j'espère pas très a son gout, j'ai sabotté TOUTES ses clopes en faisant des trous dans le papier, suffisamment petits pour être discret, mais suffisamment gros pour les rendre infumables. Ca devait être très intéressant visuellement, j'en doute pas une seule seconde. Vu que ce type est une pompe à cigarette, ca a du lui faire les pieds. Surtout que j'ai trouvé ce que je suppose être son paquet de réserve. Et comme il a subit le même sort... Ca me fait avoir un sourire mauvais, que seules mes lentilles sont capables de voir. Mon poisson en sauce est mort et bien mort. De "l'animal vivant". C'est comme ca qu'il a dit hier quand il m'a dit que puisque j'étais contre lui et que JE ne voulais rien entendre (si c'est pas la MEILLEURE, ca), il n'allait faire aucun effort, et qu'a partir de maintenant, c'était légumes. Donc. Ce type. Me séquestre. M'oblige à aller en cours. ET IL VEUT M'AFFAMER EN PRIME.

***

J'en suis là de mon auto-lamentation. Kris babille à côté de moi mais je suis incapable de me concentrer sur ce qu'elle me raconte. Ce que je fais ici ? Bonne question. Elle m'a trainé là parce qu'on a pas le droit d'y être. Cette fille aime autant les reglements que moi. Et elle veut me rapeller pourquoi je suis sensé etre proche d'elle. Au point que l'Autre lui ai raconté toute sa vie. Vie qui me fait froid dans le dos, en passant. En attendant, elle, elle essaie de me changer les idées. Elle m'a demandé de lui donner une journée, parce que quand je suis arrivé ce matin, je lui ai parlé de me tailler a New York pour ne plus revenir. Elle m'a dit qu'il y avait des gens ici qui tenaient à moi. Et que j'étais con. Qu'elle pouvait me montrer que nous deux, ca colle, qu'on est potes, et que ca va le faire. Elle compatit, en fait. LE CONNARD QUI ME SERT DE TUTEUR, lui. Il se comporte juste. En connard. Mais j'essaie de pas y penser, là, maintenant, je fixe mon assiette comme si je voulais la réduire en miette, et je me dis que je dois savourer ce moment, puisque nous sommes en territoire interdit et inconnu. C'est pour ca que j'ai dit oui, que je suis venu. Je suis sûr de ne pas le croiser ici, je vais ENFIN pouvoir passer un bon moment. On pourrait carrément rencontrer des gens cools, se faire des potes, qui sait, et aller sur les toits de l'Université. Après tout, on est en commando ultra secret. Je suis en train d'essayer de relativiser.

Quand un truc FROID ET MOUILLE me fait bondir sur mon siège. Et elle, elle gueule "NON MAIS CA VA PAS ? OU EST LE CON QUI A FAIT CA" ; mon plateau s'envole. Le poisson claque dans le plat et la sauce gicle, ca atterit dans les cheveux du type assis à la table d'a coté, dos à moi, présentement. Mais l'attaque vient de derrière. Je prends pas le temps de m'excuser, de toute façon JE SUIS FURAX alors si je peux m'en prendre à quelqu'un... Je cherche le type à la carafe d'eau, et il a l'air tellement victorieux à brandir comme ca son pichet, qu'il ne voit pas le nôtre lui arriver dans la face. Mais déjà, je crois que les gens commencent plus ou moins a récuperer de la bouffe, et ca vole. Moi je le cherche des yeux, tres vite. Et je le repère. Bon ok, Kris m'a aidé vu que "Oups. Je crois que j'ai eu ton pire cauchemard" parce qu'elle se marre déjà, la belle, elle a commencé a rire en voyant la tronche de poisson mouillé du grand type qui nous a arrosés, et elle attaque a la grosse cuillère en balancant le contenu de son assiette à tout va. Et moi... Moi ca me redonne le sourire. Clairement. Parce que cette fille est GENIALE. Et je vais peut être bien lui demander de m'épouser, tiens. Parce qu'elle me permet quand même d'envoyer mon "animal mort" dans la face d'HITLER. Et ca, c'est pas rien. Bon, quand il se retourne, avec la lenteur de Robocop (et la même gestuelle à peu de choses près) je sais que la réponse va pas se faire attendre. Ca a dégouliné dans ses cheveux. Et mon rire est stoppé par une assiette qui m'atterit en plein dans la face. Je peux dire qu'il n'y a que des légumes là dedans. En sauce. Ma main rampe autour de moi pour recuperer le prochain projectile, alors que je m'essuie le visage avec la manche en cradant ma veste. C'est pas grave, ce vêtement je le connais pas, il puait le neuf, mais à défaut de retrouver ma veste fêtiche, j'ai mis ca. Surement que c'est lui qui me l'a offert. Rien que l'idée, j'ai envie d'aller passer les manches de ce truc autour de sa gorge et de l'ETRANGLER.

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MessageSujet: Re: Food fight [Tout le monde]   Lun 9 Mar - 23:38

Je suis un grand fan de la mythologie.

Non mais en vrai je ne commence pas mon petit récit comme ça pour rien hein. Parce que c'est vrai, la mythologie, c'est absolument fascinant, faut dire. Les histoires de dieux, de démons, d'esprits, d'aventures, tout ça. Et parmi toutes ces histoires il y en a certaines qui me plaisent bien plus que d'autres. Je veux bien entendu parler de "la vie après la mort".

Dans la mythologie grecque l'Enfer c'était plusieurs lieux à la fois. Y'avait le coin sympa ou les gens faisaient ce qu'ils voulaient, et puis il y avait le coin moins sympa où on infligeait des tortures aux méchants. Sisyphe, par exemple, il devait porter un rocher jusqu'en haut d'une colline, et une fois que le rocher était en haut, il retombait, et le type devait recommencer. Tantale, il avait une pomme qu'il ne pouvait pas atteindre et de l'eau qui s'asséchait dès qu'il essayait de boire, et il crevait de faim et de soif. Ben vous savez quoi ? Tout ça. C'EST RIEN A COTE DE CE QUE JE VIS EN CE MOMENT.

Je résume la situation. Cette nuit j'ai tout verrouillé en réponse au crachat de la veille. OUI PARFAITEMENT. J'ai choisi de ne lui faire absolument aucun cadeau. Je ne peux pas être gentil avec lui en ce moment, c'est pas possible. Je sais que je le prends à rebrousse poil et que c'est pas comme ça qu'il me reviendra. Ce matin quand je me suis levé, j'ai eu des regrets, si, c'est vrai, j'ai eu des regrets. Je me suis dit que je le laisserais sortir ce soir, faire ce qu'il veut. J'ai pensé que je pourrais faire de la viande à manger, voire même lui montrer des photographies qu'il avait ajouté aux miennes. Je me suis dit que je ferais l'effort, oui, parfaitement. Mais ça c'était avant que je me LEVE. Oui, juste que je me lève.

Mon rituel matinal est réglé comme du papier à musique. Je me lève, du canapé parce que je ne peux plus dormir dans la chambre. En pyjama, je traverse le salon à l'aveuglette, direction la cuisine, avant toute chose. Je me fais un café ultra serré en allumant une clope, et puis ensuite je pars à la douche. Et j'y reste environ 45 minutes juste parce que je mets un temps fou à me coiffer. Mais BASTE. ON PARLERA DE CA PLUS TARD.
Parce que je me suis levé, j'ai tâtonné. Jusqu'à la machine à la café. J'ai allumé une première clope... Que j'ai pas réussi à fumer. Et ça faisait de la fumée de partout. OUI DE PARTOUT. Ce salaud a troué mes clopes. J'ai regardé partout sur mon paquet, elles étaient toutes dans cet état. Il a fini à la poubelle. Moue dégoutée. J'ai trempé mes lèvres dans le café... Et j'ai tout recraché en jurant comme un fou furieux, dans l'évier. Lui il est déjà parti je le sais, Ollie est allé lui ouvrir peu avant que je me lève. Et si c'était que les seules surprises. Mon second paquet a subi le même sort. TOUT LE CAFE EST BON A JETER. J'ai dû me tourner vers du thé. Oui du thé. Le matin. J'ai une vague envie de mourir là en vrai.

Je suis entré dans la salle de bains pour me doucher. En allumant la lumière du miroir, dans la pièce... "AAAAAAAAAAAAAAAH !!! LE SALAUD DE PETIT CON DE PUTAIN DE MERDE JE VAIS LE TUER LE TUER" oui OUI parce que même Cameron, le gamin dont je suis le tuteur au lycée, il est pas aussi DERANGE du cerveau, sérieux. J'ai une moustache bien droite et un "DICTATEUR" tracé au feutre sur la figure. J'ai mis vingt minutes. VINGT MINUTES à en frotter ma peau toute rouge pour en enlever les traces. Alors autant dire que quand je suis parti du bahut, avec ma figure toute rouge, pas caféiné et sans la moindre clope, j'étais un peu tendu. C'est ma petite collègue qui m'a sauvé la vie en me donnant un café et une cigarette quand je suis arrivé à l'infirmerie, ressemblant encore plus a un MORT VIVANT que d'habitude. ça m'a un peu sauvé pour la suite je crois. Parce que j'ai bien cru que Siegfried allait mourir de rire sur sa chaise quand je lui ai rendu sa copie de bio. Héra aussi. Et tous les autres. Cet enfoiré a dessiné. OUI DESSINE dessus. Et je ne m'en suis rendu compte que lorsque je les ais rendues d'un air distrait.

Il faut. Que je. Me tire. En vrai. Oui parce que je ne vais sûrement pas aller bouffer à la cafèt ce midi. Je ne sais pas s'il la déserte, moi même je n'y vais plus depuis que je l'ai croisé le premier jour. J'ai pas faim, mais ma collègue elle, si, et elle dit que je dois absolument manger. J'ai l'impression d'avoir une maman à côté de moi. Une maman qui fait un 95E. Mais passons. J'ai été clair. Si on mange c'est pas à la cafet. Et elle m'a proposé la fac. Je l'aurais volontiers embrassée sur la bouche si j'avais pas d'autres priorités, comme celle de te VIOLER avant de te TUER. OUI.

Je m'installe à table en face de ma collègue, qui soupire et sourit gentiment en me voyant prendre des légumes que je ne mangerais pas; J'ai l'estomac noué. Depuis des jours. Je suis incapable de bouffer quoi que ce soit, en fait. Sauf que... Sauf que. Sauf que de toute façon même si je n'imagine pas ce que je vais faire de mes légumes, le brouhaha ambiant me fait dire qu'il se passe quelque chose. ça gueule, dans mon dos. "GERONIMO" "NON MAIS CA VA PAS ? OU EST LE CON QUI A FAIT CA" je sens bien que ça sent la bataille de bouffe, seulement moi j'ai pas envie de faire le flic. De toute manière je suis prof au lycée. Pas a la fac. JE M'EN LAVE LES MAINS. Seulement, quand je me retourne, un tout petit peu... Il y a une bataille de bouffe. ça commence par du pain, puis par des pichets d'eau qui volent. Les deux protagonistes se prennent un pichet rempli dans la figure. Lancé par... Stone ? Qu'est-ce qu'elle FOUT LA CELLE LA.

J'ai pas le temps de me poser plus de question. C'est visqueux, chaud, ça me coule dans les cheveux, sur la figure. Et ça retombe mollement par terre quand je me retourne. Oh, je suis pas con. Là où elle est, cette fille, t'es jamais bien loin pas vrai ? Je fronce les sourcils. Je suis furieux. Pas tant pour la bouffe mais parce que je suis tellement jaloux que ça prend le pas sur le reste. Alors ma main attrape l'assiette. J'ai juste le temps d'entendre un "Non... NONONNONONONON KYLE" mais si. Trop tard. Elle peut dire ce qu'elle veut, Sidney, j'men FOUS ouais parfaitement. J'ai la satisfaction de voir tes fringues dégueulasses et ta mine furieuse, ça me suffit. Même si elle te va bien cette putain de veste.. NON. Non c'est pas le moment. Parce qu'il a déjà bougé.

Une pleine poignée de spaghettis dans le col, voilà ce que je ramasse, et du fromage sur le front aussi, alors que j'essaye d'esquiver parce qu'il lance tout ce qui lui passe sous la main, rendu complètement fou. Moi... Moi je ne sais pas qui je vise. J'ai envie de leur hurler d'arrêter ce bordel mais non j'y arrive pas, en vrai. Et si je m'écoutais je lui casserais la gueule tout de suite. J'ai pas de café, pas de clopes, j'ai été humilié en plein cours à cause de lui et qui sait ce qui m'attend encore à la maison hein ? Alors j'attrape tout ce qui passe, du pain, de la flotte que je jette dans sa direction comme un fou furieux en avançant, un pas après l'autre, prêt à lui poser la châtaigne de sa vie si jamais il s'avisait d'ouvrir la bouche. Mais je crois que le plus beau c'est quand j'attrape une bouteille de ketchup et que je la presse. Il en mange plein la figure. Rouge de colère hein ? Ben là t'es servi mon mignon. Et le souci c'est que l'adulte, au milieu des jeunes, il est rarement bien vu. ça je le sais quand t'es plus le seul à me viser. Je suis... Tellement... SALE. La fuite. FAUT QUE JE PRENNE LA FUITE.

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«Tes plus belles années c'est tant que tu respires Porter. Je te demandais pas tes plus belles années. Je les voulais toutes.» Aza -© Eöl
   
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I'll fight as long as I live


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MessageSujet: Re: Food fight [Tout le monde]   Mar 10 Mar - 9:15

Carnage. Voilà le mot qui résumerait à la perfection le déjeuner d’à midi. Un véritable carnage. Et le crime aura eu lieu à la cafétéria universitaire, menée à bien par mon propre frère.

Tout avait pourtant commencé comme une journée de cours normale. Je m’étais endormi en cours de philo, comme à mon habitude, parce que la philo au lieu d’ouvrir ma pensée, me la fermait totalement, donnant libre accès à mes rêves, et j’avais fais la misère au prof de maths durant les deux heures de cours que nous avions. Je voulais me barrer, et aussi dur qu’un roc, il avait tenu deux heures sans réussir à prononcer le mot « dehors » ce qui en soit était un exploit remarquable, mais à mon sens inutile. Ce n’était pas faute de lui avoir sorti toutes mes blagues vaseuses en rapport avec les logarithmes, ou d’avoir voulu jouer au malin en prouvant la gravité des craies en en balançant à tout va dans la classe. Rien ne semblait l’atteindre en ce jour, et tout ce qu’il trouvait à me dire « Très drôle, Cobb. Vous me ferez un exposé sur la gravité pour la semaine prochaine. » Tout ce que j’avais réussi, en mettant au point ma mission renvoi, était de me coller des devoirs à la con.

Mine dépitée, je m’étais donc rendu en sport, en survête à attendre les consignes du prof qui avait choisi de nous changer de sport, jugeant qu’il fallait mettre un peu plus les filles à l’honneur, parce que le foot c’était bien, mais les filles en avaient marre. Sauf que les meufs ça ne sait pas faire de sport, alors on repassera. Et c’est là qu’il nous proposa le sport plus-cliché-tu-meurs, le sport de gonzesse par excellence : le BADMINTON. LE truc de merde. Je soupirais, comme tous les mecs de ma classe, tandis que les filles se réjouissaient déjà de se faire des matchs à quatre. Bien, tu veux un gâteau ? C’est donc dans cette optique qu’on se retrouvait à s’échanger des volants comme des glandus sur les terrains de sport. Ennui total. Et pour la matière que je préférais le plus je n’étais pas bien gâté.

Bref, tout ça pour dire que ça avait été une matinée de merde, comme toutes les autres, quand j’avais à pointer mon cul au lycée. Et d’ailleurs, qui disait cours de la matinée finie, disait cantine. Et ce midi j’avais décidé de faire une surprise à mon frère en débarquant dans son resto u. Il ne le savait pas, et j’avais réussi à obtenir mon laisser-passer en justifiant ma présence comme un roi. Il avait suffit que je fasse de l’œil à la secrétaire qui louche pour passer, avec un ticket resto, et pouvoir me diriger vers les grandes portes battantes qui me séparaient de la salle. De loin, je pouvais entendre des cris, et curieux je m’approchais à grande vitesse. Il y avait de la tension dans l’air, et je préparais vite fait mon plateau. Œuf mimosa en entrée, lentilles-saucisses –dégueulasses- en plat de résistance et enfin le fameux flan gélatineux dégueulasse qui ressemblait à de la merde en boite, en dessert. Suite à quoi, je me dirigeais vers les tables où je repérais mon frère, Logan, et d’autres gugusses en train de s’envoyer de la nourriture. A la main. Il y avait de l’eau partout. Je venais d’arriver au beau milieu d’une bataille de bouffe. Et James ne m’avait pas appelé. PUTAIN. ATTENDEZ-MOIIII. Ni une, ni deux, je me ramenais à la place où se situaient Logan et James.

« Putain frangin, quand tu décides de plan comme ça, préviens-moi à l’avance. » Je me tournais vers Logan. « Salut Logan. »

Suite à quoi j’analysais la situation. Face à nous, trois personnes, le médecin scolaire qui avait du sans doute décider d’abandonner son statut de membre du personnel pour se joindre à nous, et deux étudiants pas bien enclins à se laisser bombarder de lentilles. Les pichets volent, et je ne suis pas bien le déroulement des évènements au début, juste que je dégage tout de mon plateau pour m’en faire un bouclier. ON N’ATTEINDRA PAS MES CHEVEUX. Jamais. Je me mets donc en quête de quelque chose de suffisant pour répliquer et trouve que mes lentilles seront parfaites pour débuter en douceur. A l’aide de mes mains, j’en prends une poignée, et la lance en direction des deux étudiants –dont la fille qui se marre-.

« BANZAAAAAAAAAAI. »

Et c’est une pluie de lentilles à la sauce à la viande qui s’abat sur eux. Coincés dans les cheveux, ou ayant trouvé un interstice dans le col des t-shirts, ils doivent s’en mordre les doigts, et je ris. Comme un con. Parce que je trouve ça drôle.

Puis je me décide à jouer plus vicieux. Je choppe une cuillère et colle deux lentilles dedans, avant de m’en servir comme lance-pierre. Le premier qui gueule il se retrouve avec deux lentilles dans le fond de la gorge, parole.

Je vois que le médecin scolaire n’en démord pas, et vu son air furax je décide de ne pas m’en prendre à lui tout de suite, plus concentré à viser la gueule bien ouverte du prochain con qui décidera de se faire remarquer. Je vous jure, les batailles de bouffe et moi, ça fait un. Tel un gamin, je m’éclatais. Et fuck si ça devait finir en heure de colle, ça avait illuminé ma journée. Et le premier qui tenterait de s’en prendre à ma crinière, qu’il se planque.

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MessageSujet: Re: Food fight [Tout le monde]   Dim 15 Mar - 23:00

Si je devais choisir une chose qui me manquait énormément d'Italie, je dirais la nourriture. C'était cliché, je le savais, mais bon dieu, j'aimais tellement m'empiffrer ! Je crois que dans les premières semaines où j'avais été là-bas, j'avais pris un peu de poids, avant de devoir me freiner et de perdre à nouveau les kilos qui s'étaient installés. Je n'y pensais pas lorsque j'étais là-bas, mais à chaque fois que je me retrouvais devant une assiette du restaurant universitaire, j'avais envie de me téléporter pour recommencer à faire mon gros porc.
Ce midi ne faisait pas exception à la règle en pensant à ce qu'on allait se servir. J'aurais pu aller manger ailleurs, je sais, mais c'était plus simple d'aller à la cantine plutôt que de courir après un sandwich, surtout que je n'étais pas tout seul. En effet, j'avais pour habitude de manger avec Duncan, un type que je connaissais depuis pas longtemps mais que j'appréciais déjà pas mal. Depuis que j'étais revenu et que je vivais à Little Haiti, nous prenions le métro ensemble pour aller dans la même école, alors un jour nous avions discuté et sympathisé. Nous ne suivions pas les mêmes parcours, alors nous ne nous voyions pas souvent, juste pour l'heure du repas.

Je passais rapidement prendre un plateau et attendis mon tour pour être servis. Rien n'avait l'air appétissant plus que ça, pas même les spaghettis. D'ordinaire, tous les jeunes aimaient quand on en avait, mais à côté de ceux d'Italie, ils faisaient pâle figure ici, en Amérique, et je boudais un peu ce plat. Je préférais encore les lentilles pas cuites, pour éviter la déception des pâtes pas bonnes. Une fois mon plateau rempli, je cherchai mon ami des yeux, qui devait bien être installé quelque part dans la salle. Finalement, je ne tardai pas trop à m'asseoir à côté de lui en soupirant.

- Fiou, c'est la jungle ici ! Des fois on a l'impression qu'on est encore avec les singes du lycée.

Je n'avais rien contre les lycéens, il n'y avait pas si longtemps que ça, j'en étais un, et nombre de mes camarades n'étaient pas encore partis du lycée. Seulement parfois, l'anonymat de l'université faisait du bien, et le calme que ça pouvait apporter. Sauf à l'heure du repas, où il fallait jouer des coudes si on voulait se frayer un chemin. Enfin, ce n'était pas non plus la mort, et j'étais contente de pouvoir m'asseoir près de mon ami.

- Tu vas bien toi sinon ? Pas trop dur la matinée ?

Je lui souris gentiment. Je savais qu'il n'était pas toujours intéressé par tous les cours qu'il avait à suivre, mais je connaissais un peu Duncan maintenant, et c'était une chose qui m'avait frappé en le rencontrant. Il avait toujours un carnet avec lui, pour pouvoir écrire, alors dès qu'il s'ennuyait, il le sortait. En cours, même s'il n'écoutait pas le prof, il avait toujours un truc à faire. Avec appétit, j'entamai mon assiette, un peu comme si j'avais déjà oublié que je détestais cette bouffe. Que voulez-vous, j'avais faim, et j'avais un truc pas trop empoisonné devant moi. Je n'eus le temps de ne prendre qu'une bouchée avant que quelque chose ne m'attaque. J'essuyai ma joue, me rendant compte que c'était des lentilles. Je levais la tête, et fus bien surpris. Autour de nous, le chaos était en train de prendre place. Je restai quelques secondes suspendu, ne sachant pas quoi faire, mais ces quelques secondes suffirent à ce que je n'ai plus le choix : je devais me lancer dans la bataille. Sans réfléchir, je pris une poignée dans mon assiette, directement avec la main, et me tournai vers Duncan, sourire carnassier sur le visage. Le sien de visage devint marron, quand les petits choses vinrent s'écraser et glisser tout le long de sa peau halée.

- Oups, ça m'a échappé…

J'étais innocent, m'sieur le juge, je le promettais. Est-ce qu'il allait se venger après ça ? C'était possible que oui, c'était possible que non. Duncan n'était pas un type à se lancer dans la bataille sans réfléchir, et c'était tout à son honneur. Et en parlant d'honneur, je n'en avais déjà plus pour ma part, et je cherchais une cible à pourrir. En scrutant la salle, je tombais sur quelqu'un que je connaissais très bien, même s'il ne devait pas se trouver là. Je souris tout en prenant de la bouffe dans mes mains. Cobb, tu ne vas pas t'en sortir. Je visai direct la tête, c'était plus marrant, surtout qu'elle était très reconnaissable avec sa coiffure. Visiblement, je ne savais pas viser, parce que ce fut un type à côté de lui qui prit tout en pleine poire. Je le connaissais en plus, au moins de vue. Je lui criai, désolé, à l'autre bout de la salle :

- Désolé mec, c'était ton frère que je visais !

J'eus à peine le temps de finir ma phrase que son pote m'envoyait déjà sa part de spaghettis sans que je ne puisse l'éviter. J'éclatai de rire, sans penser aux éventuels ennuis qu'on pouvait avoir à se battre ainsi avec la nourriture. Peut-être qu'elle était dégueulasse ici, mais c'était bien pour des moments comme ça que Miami était plus cher à mon cœur que tout autre endroit.
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MessageSujet: Re: Food fight [Tout le monde]   Lun 6 Avr - 22:11

Food fight


Ilyès & others + Antonio

Jour de cours, comme d’habitude. Je m’étais levé, je m’étais préparé avec entrain, et j’étais allé prendre les transports en commun. Je m’étais donc présenté à mes cours le sourire aux lèvres, comme je le faisais toujours. Oh, bien sûr, je n’avais pas toujours envie d’aller en cours, mais je faisais des efforts. Tout ce que je faisais ne m’intéressait pas, mais je savais que j’en avais besoin pour mon futur.
Cette nuit avait été plutôt difficile pour moi. J’avais été réveillé par des cauchemars, et chaque fois que je tentais de retomber dans le sommeil, ils revenaient. Ça arrivait de plus en plus souvent depuis que j’habitais seul, ce qui n’était pas normal à mes yeux. Normalement, ça aurait dû se tarir …

Ce midi, je mangeais avec Ilyès, comme d’habitude. Nous nous étions rencontrés sur le chemin de l’université et nous avions fini par sympathiser. Il était ce mec qui avait toujours le sourire, la banane. Même dans vos jours les plus noirs, il était capable de vous faire voir la vie du bon côté. Traîner avec lui quand ça n’allait pas était une vraie bouffée d’oxygène. Je m’étais installé avant lui avec mon assiette de pâtes, peu convaincu par son contenu. J’avais mangé pire que ce qu’on nous servait ici et je savais que des gens dans le monde auraient bien aimé avoir ce que nous avions. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de faire une grimace devant ces choses pleines de beurre et sans sel. Mon ami ne tarda pas à s’asseoir près de moi et je lui souris quand il me salua. Il compara les lycéens à des singes, ce qui me fit rire.

- Ouais, y’a des jours comme ça, ils sont déchaînés !

Il me demanda si la matinée n’avait pas été trop dure, je lui répondis que non, malgré ma fatigue. Ilyès savait à demi-mot que je faisais régulièrement des cauchemars, mais il ne savait pas pourquoi. En même temps, c’était un peu la honte de lui expliquer. Depuis le temps, il avait dû comprendre que je cachais quelque chose en rapport avec ça et mon comportement parfois, mais il ne posait pas de question. Chose que j’admirais, parce que je savais qu’il était indéniablement l’être le plus curieux que je connaissais. Nous ne pûmes entamer plus la conversation car de la nourriture atterrit sur son visage. Je ne pus m’empêcher de sursauter, surpris, mais aussi de rire, amusé. Je ris beaucoup moins quand il se vengea, m’envoyant une partie de ses lentilles. Là encore, je sursautai, incapable de contrôler cette réaction. Des images s’imposèrent dans ma tête suite à ce tir, et je me forçai à les éloigner le plus possible de moi. J’étais dans une cafétéria, en plein milieu d’une bataille de bouffe. Pas de quoi paniquer. Quelqu’un avait-il remarqué que je m’étais figé pour quelques lentilles et que je semblais sur le point de faire un arrêt cardiaque de peur ? Non, j’espérais que non.
Précipitamment, je me baissai pour éviter une autre tirade, Ilyès s’en donnant à cœur joie pour viser quelqu’un d’autre. C’est à ce moment qu’un jeune homme s’installa à côté de moi. Je le connaissais. Il était déjà venu manger deux ou trois fois avec Ilyès et moi. Si j’avais bien compris, il avait connu Ilyès au lycée et était resté en contact avec lui. Il était Italien et s’appelait Antonio. Je ne le connaissais pas plus que ça, je savais juste que c’était une vraie boule d’énergie lui aussi, et surtout de connerie. Ilyès et lui s’étaient bien trouvés … Il me sourit.

- Je vois que j’arrive au bon moment ! Lança-t-il en posant son plateau à côté de moi. Moi qui ne savais pas quoi faire de mon assiette, c’est tout trouvé.

Je jetai un œil à ses pâtes en souriant timidement. Pendant ce temps, Ilyès était en train de hurler quelque chose à quelqu’un, après avoir visiblement raté sa cible. Bon, Antonio était prévu au programme ? Je ne me souvenais pas qu’il venait ce midi, en tous cas. Boh. Toujours à moitié baissé, je pris des spaghettis en plein dans le dos, je ne savais même pas d’où ça venait. Je fis volte-face pour apercevoir un petit boutonneux lancer un rire coincé. Tu veux jouer à ça ? De toute façon, je suis pris au piège entre Ilyès et Antonio, ce dernier plongeant sa main dans son assiette. Je suis à demi couvert de bouffe. Je vais me venger, sale petit morveux. D’ailleurs, ça foutait quoi là, ça ? C’était bien trop jeune pour aller à la fac. Je souris cruellement, lancé. J’étais carrément en train de péter un câble. Mais ma nuit courte et les images d’il y a quelques minutes ne m’aidaient pas. J’avais besoin de ça pour me relâcher, j’étais vraiment tendu. Je lançai alors quelques pâtes en riant. Je me retournai alors vers mes camarades et me baissai entièrement pour me mettre à couvert.

- J’ai bien fait de venir sans prévenir dis-donc ! S’exclama l’Italien.

Il tenait une poignée de nourriture dans la main et la lança directement sur notre ami en commun. Quand il se retourna, ils se mirent à rire.

- Hey, viens dire bonjour, sale malpoli ! Comment tu vas ?* Et toi ? Demanda-t-il en se tournant vers moi.

Ilyès répondit et je souris plus franchement.

- A part que je pue la vieille lentille pas cuite, je crois que ça va ! Et toi ?

Qui avait lancé l’offensive, d’ailleurs ? Je ne savais même pas. Je savais juste que me concernant, c’était Ilyès qui avait commencé. Je sortis de ma cachette pour récupérer mon verre plein d’eau et le lancer au hasard sur ma droite. Je touchai visiblement une jeune fille encore intact, qui se mit à hurler, posant ses mains sur ses cheveux ravagés. Elle, elle avait dû se lisser les cheveux. Sa touffe était déjà en train de gonfler, ce qui me fit rire. Ce n’était pas dans mes habitudes de me moquer comme ça, mais il fallait dire que là, j’en avais besoin. Ce n’était pas de ma faute. C’était Ilyès qui avait commencé.


(HRP : *Ce qui est écrit en italique est dit dans la langue natale du personnage, ici en italien.)

(c) Arwy

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