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 Derrière son sourire d'ange, se cache le diable - Aria Laskin

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MessageSujet: Derrière son sourire d'ange, se cache le diable - Aria Laskin   Ven 6 Mar - 22:21



Aria Kely Laskin


Age : 25 ans.
Date de naissance : 20 février 1990.
Lieu de naissance : Los Angeles.
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C’est l’heure d’en finir avec le look de tolarde.


« C’est l’heure d’y aller Laskin. »

Cette voix, une voix d’homme, tire la concernée de ses rêveries. Recroquevillée sur le vieux matelas, dans le coin de sa cellule, elle ne réagit pas tout de suite. Ses longs cheveux lui cachent le visage, et ses petites mains fines et tremblantes entourent ses deux longues jambes.

Le gardien se fait entendre à nouveau, parlant plus fort cette fois-ci. Sa voix fait écho dans tout le couloir, et les détenus commencent à s’agiter. La jeune femme relève alors la tête, mettant en arrière sa longue chevelure et se dresse sur ses deux pieds. Son séjour ici ne l’aura pas aidé à prendre quelques kilos, gardant ainsi une longue silhouette longiligne. Des jambes fines, une taille de guêpe, une petite poitrine, et de longs bras à peine musclés. Elle n’est pas très charnue, il est vrai, mais elle aura été l’objet des désirs de nombreux de ses codétenus.

La jeune femme s’avance, la porte s’ouvre. Celle de sa liberté. Elle jette un regard noir au gardien, et se positionne dos à lui. L’homme, armé, lui attrape le poignet, tout aussi fin que le reste, et y attache une menotte, puis une deuxième à son propre bras.

« Ce serait con de faire une connerie maintenant, Laskin. »
« Aria, je m’appelle Aria. »


Elle avait horreur de ça, qu’on l’appelle par son nom de famille, considérant ça comme une marque d’irrespect. Elle préférait de loin son prénom, qui pourtant avait été cousu sur la partie gauche de sa combinaison orange. Un orange qu’elle avait en horreur. Un orange que chaque habitant de cette prison portait. Une combinaison qu’elle allait bientôt pouvoir prendre plaisir à brûler.

Ses pas sont lents, mais suivent le rythme qu’impose le gardien. Il veut en finir et vite, et surtout ne plus avoir à faire à toutes ces paires d’yeux qui les regardent. Le couloir semble ne jamais en finir, et Aria affiche une mine victorieuse en voyant tous les trous du cul qu’elle n’aura plus à revoir. Son sourire est provocateur et lance de temps à autres des regards suggestifs aux prisonniers. De véritables yeux de biches. Il était impossible de résister à Aria quand elle vous fixait, droit dans les yeux. Son iris était un mélange subtil entre un vert turquoise et un bleu océan, avec quelques pigments de jaune en son centre. Des yeux qui s’illuminaient au soleil, surtout.

Quand ils atteignent enfin la dernière porte, celle qui sépare Aria à jamais des cellules, ses deux lèvres pulpeuses se fendent en un sourire. Celui de la victoire. Jamais elle n’a été si proche du but, et elle ne le doit qu’à une personne.

On leur ouvre la porte, la voiture étant déjà prête pour les emmener au tribunal. Les journalistes sont déjà là, comme prévu, armés de caméras et de micros et tentent d’arracher désespérément un mot de la part de la détenue. Celle-ci ne leur adresse que des regards effarouchés, et se laisse pousser sur la banquette arrière du véhicule. Sa tête se tourne, elle regarde tous ces gens pathétiques, désespérés au point de chercher l’info du siècle qui leur fera remporter le pactole. Mais ils ne trouveront rien, pas avec elle, pas avec Aria. Elle les regarde, alors qu’ils s’éloignent de la prison de Los Angeles, en direction du Tribunal, deux quartiers plus loin. Le paysage défile sous ses yeux, ça fait longtemps qu’elle n’a pas vu Los Angeles et ses environs. Comme si pendant ces deux ans, elle avait perdu la notion de vivre, comme si pendant ces deux ans à ne voir que du gris en permanence, elle avait perdu le goût de toute cette effervescence. Mais ça lui revient vite, et elle se surprend à redécouvrir les rues qu’elle connaît pourtant par cœur. Ca lui fait du bien.

Le trajet prend pourtant fin, et c’est le même refrain, ils doivent courir pour éviter la moindre question, et se tenir hors de la portée de tous ces vautours des médias. Aria suit, sans flancher, se laissant tout simplement faire, comme une parfaite victime, le regard vide, la mine fatiguée, présentant des signes de faiblesse apparent. Et puis, enchainée de la sorte, elle ne pouvait fuir, et était bien trop faible pour tenter quoique ce soit.

Ils pénètrent dans le hall d’entrée. Marbre reluisant au sol, plafond à plus de trois mètres de haut. Le monde semble bien différent ici. Titanesque, Aria se sent toute petite dans cet espace si grand, et pourtant elle ne l’était pas tant que ça. Un mètre soixante-treize, elle rentrait dans la moyenne, et pourtant ici, même une grande tige trouverait ça colossal. Son avocate, petite femme dodue en talons aiguilles, se précipite vers elle, sachet en main. Elle somme l’agent de la détacher, et la tire avec elle, slalomant dans la foule de tout ces jurés et spectateurs venus assister au procès. Pas besoin de beaucoup d’efforts, la jeune fille passe presqu’inaperçue.

« Tiens, va enfiler ça, et coiffe toi un peu, que t’aies l’air de quelque chose. On vient ici pour ta libération, pas ton incarcération. Et fais-moi le plaisir de sourire un peu, on dirait que t’as pas envie d’être là. »

Ton ferme, sec, son avocate lui tend le sachet, et Aria prend place dans les toilettes. Luxueux. Eviers en porcelaine d’un blanc ivoire, grands miroirs, et portes avec poignées dorées. Elle se dirige vers ces derniers, et pose le sachet sur le long comptoir de granit. Face à elle une femme, qu’elle ne reconnaît pas. Une femme à la mine déconfite, aux cernes et au visage bouffi, une femme à qui la prison n’a pas fait de cadeau. Une femme qui n’avait presque plus d’espoir, et se laissait mourir à petit feu. Et pourtant, ce n’était pas elle.

Aria ouvre le grand sachet, et en sort une jupe. Noire, taillée, un peu au-dessus des genoux. Puis un chemisier, blanc, sobre. Et enfin des talons, noirs, brillants, dix centimètres. Le total opposé de ce qu’elle avait du porter durant ces deux années. Des tennis blanches délavées et une vieille combinaison orange avec son numéro de matricule et son identité. Elle prend plaisir à le déboutonner, un à un, dévoilant une peau d’un teint de pêche. Une peau douce et parfaite, légèrement hâlée. La combinaison en boule par terre, la jeune fille enfile le chemisier, puis la jupe, et se dresse sur ses talons. Elle paie déjà meilleure mine.

Aria sort ensuite une brosse, et peigne délicatement ses longs cheveux, aux reflets chocolatés. Elle les place soigneusement derrière ses épaules, et attrape la trousse à maquillage. Avec le fond de teint, elle cache sa pâleur, et souligne son regard d’un trait de crayon et d’une touche de mascara. On dirait une autre personne, une femme qui aime séduire, et qui n’hésite pas à user de son charme naturel pour le faire. Une jeune femme, qui ne laisse pas indifférente, et ce même si elle a une petite poitrine, et des fesses pas très rebondies. Une femme qui sait se tenir, et qui adopte toujours des tenues au top du top. Une femme, qui veut être parfaite. Et cette femme, elle va tout donner à son procès, pour redevenir elle-même.

Mais pas prête d’en finir, avec ma façon d’être.


« C’est l’heure. »

Après être sortie des toilettes, les deux femmes prennent la direction de la salle d’audience, elles sont une des premières à pénétrer dans la pièce et prennent place au premier rang, attablées face au grand pupitre où allait plus tard s’asseoir le Haut Juge. Peu à peu la salle se remplit, les spectateurs, le procureur et enfin le Haut Juge et ses assistants, un gros bouquin de code en main. Tous debout, il attend que le silence règne avant de les inviter à prendre place. Ca allait enfin commencer.

Aria était assise là, droite comme un i à attendre que ça se passe. Elle n’était pas le moins du monde stressée. D’ailleurs elle ne l’était jamais, elle possédait une grande confiance en soi, et pour cause elle refusait de montrer un signe de faiblesse. Etant une femme, souvent mal considérée, elle se voulait implacable et imperturbable. Le regard dur, son expression était des plus neutres quand on prononça son nom. Il y avait un silence de mort dans l’assemblée, juste les talons d’Aria qui résonnaient et claquaient contre le plancher. Posture rigide, démarche assurée, elle s’avançait et prit place à la barre, il était l’heure pour elle de parler. D’avouer, et de prouver. C’était sa libération qui était en jeu. Mais ça elle le savait, et Aria était loin d’être stupide. Elle était surtout vicieuse et manipulatrice. Elle savait comment faire pour atteindre son but, et actuellement elle savait exactement quoi dire, comme un scénario pré-écrit qu’elle avait à réciter par cœur. Et elle ne flancha pas une seule fois.

Durant son interrogatoire, elle lançait de temps à autre des regards à son avocate, qui acquiesçait. Elle remplissait pour le moment sa mission avec brio. Et c’était effrayant de voir le sang-froid dont elle faisait preuve. Elle ne souriait pas, et pourtant malgré tout elle inspirait confiance, parce qu’elle n’avait pas la tête de la délinquante, ni de la détraquée. Elle semblait totalement innocente et inoffensive. Yeux de biche et sourire éclatant, on lui faisait confiance facilement, trop facilement et son physique était sa plus grande arme. Elle en avait conscience, et s’en servait pour arriver à ses fins. Séductrice, aguicheuse, mais seulement en apparence. Ou quand il le fallait. Sinon quoi elle était aussi froide que de la glace, et son cœur était aussi dur que de la pierre. Elle n’éprouvait jamais rien, et pour personne. La seule personne au monde qui avait le droit à toute son attention c’était Cazey, son frère jumeau. Elle lui était loyale, et il était son tout, sa moitié, ce pourquoi elle était capable de tout. Même du pire. Elle n’avait peur de rien, et ne reculait devant rien, et surtout Aria était rancunière. Alors qu’elle était en train de jurer devant toute la cour que plus jamais elle n’enfreindrait la loi, elle songeait déjà à sa vengeance. Contre ceux qui l’avaient arrêtés, ceux qui l’avaient incarcérés. Et quand Aria en voulait à quelqu’un, ça n’était pas à moitié. Elle ne savait pas pardonner, et ne faisait aucun effort pour. Et alors qu’elle faisait un grand sourire –faux- à l’assemblée, elle était en train de se demander comment elle allait procéder pour leur faire regretter, à tous.

On lui demanda de s’asseoir, et elle regagna sa place. Ce n’était plus de son ressort dès à présent, elle se devait juste d’écouter.

« C’était très bien. » Lui souffla son avocate à l’oreille. « Il n’y a plus aucune chance pour que ta libération ne soit pas prononcée. »

Mais ça Aria, on n’avait pas besoin de lui dire, elle était sure que ça marcherait. Et c’est d’ailleurs ce que le procureur commença à expliquer à la foule, pendue à ses lèvres. Cela faisait deux ans qu’Aria purgeait sa peine, et en vue de son attitude exemplaire, elle avait fait appel, on l’avait entendue, et on lui donnait sa chance de reprendre sa vie là où elle l’avait arrêtée. Et le Juge prononça ces quelques mots.

« Libération conditionnelle accordée, à condition que l’accusée quitte l’Etat, et fasse le nécessaire pour se réinsérer dans l’Etat qui l’accueillera dans le futur. L’audience est levée. »

A l’aide de son petit marteau, il frappa son petit socle en bois, et tout le monde put partir. Aria était tout à la fin, souriante. Elle avait gagné, encore, et tardait de revoir son frère, avec qui elle avait de multiples projets. Car oui, elle n’était pas prête d’arrêter, et ce malgré la montagne de promesses qu’elle avait prononcé. Elle n’en tiendrait aucune, jamais, la seule qu’elle tenait encore, et qu’elle tiendrait le restant de ses jours : toujours être là pour son frère. Et ça, elle le faisait, tout comme elle avait avoué à sa place, tout comme elle avait pris des mois de peine en plus pour lui. Et maintenant, ils allaient être à nouveau réunis. Invincibles et inséparables.

Et prête à oublier mon passé.


Les paparazzis n’avaient pas bougés d’un millimètre, et ce même durant les deux longues heures qu’aura duré le procès. Rien ne les arrêtait, et surtout pas quand un scoop pour écrire l’article parfait pouvait les intéresser. Et donc quand Aria mit un pied dehors, ils lui sautèrent dessus comme les mouches tournaient autour de la merde. Mais Aria n’en avait rien à foutre d’eux, rien du tout, elle cherchait quelque chose. Ou plutôt, quelqu’un. Cazey. Elle savait qu’il viendrait la récupérer, après tout, elle n’avait pas le choix elle devait quitter l’Etat, exilée par la loi. Et elle savait qu’il ne la laisserait pas tomber.

Descendant les marches une à une, se faufilant à travers les journalistes à qui elle ne lançait même pas un regard, elle s’approcha du trottoir, et vit au loin, debout, Cazey. Un large sourire éclaira son visage, et elle s’approcha de lui heureuse. Heureuse de le retrouver enfin. Heureuse de pouvoir être libre. Elle prit place sur la banquette arrière de la voiture qui les attendait, et resta songeuse sur le trajet qui les menait à l’aéroport. Elle repensait à ce procès, à ce fameux procès durant lequel le juge lui avait posé une question difficile. Une question à laquelle elle a du répondre, tout en éludant le pire. La moindre gaffe ne serait permise, et serait sans doute une raison excellente de lui refuser sa libération.

« Racontez-nous votre histoire, mademoiselle Laskin. »

Aria déglutit. C’était la question la plus dure pour elle, cela faisait remonter tous les mauvais souvenirs. Mais tous les yeux étaient rivés sur elle, ils étaient tous pendus à ses lèvres dans l’attente d’une réponse. Et c’est ainsi qu’elle se lança.

« Je suis née le 20 février 1990 ici-même, à Los Angeles, et j’ai un frère jumeau : Cazey. On est tous les deux nés dans un milieu défavorisé, dans un quartier pauvre de Los Angeles, à quelques pas seulement des très célèbres studios Hollywoodiens. Tous les jours, nous avions le droit à un véritable défilé de Ferrari, Porshe en tout genre, alors que nous n’avions pas les moyens de se payer une pauvre Peugeot. Nos parents étaient ouvriers, de simples employés qui travaillaient régulièrement sur des chantiers et avaient donc un revenu qui ne suffisait presque jamais à boucler les fins de mois. Et deux bouches à nourrir en plus ça n’aidait en rien. Deux petites bouilles qui pleurent à longueur de journée, et qui demandent de l’attention ça n’a jamais été facile pour eux. Et en grandissant on a vite compris que ça n’allait pas être bien simple pour nous non plus. Exposés à toute cette richesse, toute cette célébrité au quotidien, on était souvent traités comme des moins que rien. Admis à l’école publique la plus proche, les railleries étaient de rigueur, et très vite nous étions seuls au monde. Seuls contre le reste du monde. Les petits entre eux sont cruels, plus qu’on ne puisse l’imaginer. Et du coup on a toujours été très renfermés, restant toujours rien que tous les deux.
Mais le pire était à venir. Quand nous avons atteint l’âge de dix ans, une horrible nouvelle nous est parvenu, un jour alors que nous étions à l’école. Alors en plein cours, la directrice était venue avec une mine affreuse et nous avait appelés, tous les deux. C’étaient nos parents, ils étaient décédés. En plein chantier, à cause d’un matériel en mauvais état. Vous savez les grandes grues jaunes, destinées à porter des poutres en métal à des hauteurs vertigineuses ? Et bien il a suffit qu’un câble lâche pour créer un véritable carnage. Au moins dix morts et six blessés. C’était sans précédent. Et nous voilà orphelins, sans famille proche pour vouloir s’occuper de nous, et nous finissions donc en famille d’accueil. Et c’est à partir de ce moment-là que les problèmes ont commencé.
Ce n’était pas une famille d’accueil très chaleureuse et très accueillante. Ils ne voyaient que la récompense au bout, en s’occupant de nous. On avait à manger, un lieu pour dormir, mais hormis ça on n’avait pas grand chose, et que pouvions-nous dire à cet âge là ?  Du coup, on ne disait rien, on se taisait, on prenait sur nous-même… »


Aria fit une pause, dans ce long monologue, en repensant à cette période de sa vie, où déjà jeune elle était confrontée à une situation bien tendue. Mais ce qu’elle préféra taire était qu’elle et son frère avaient commencés par se rebiffer. A l’école, dans la rue, quiconque se moquait d’eux avait le droit à un retour de leur part. Il n’était plus décidé d’être ces pauvres petits qui se faisaient maltraiter, et commençaient à faire les quatre-cent coups. Et ce, toujours ensemble. Ca dura plusieurs années, et plus les années passaient, plus ils allaient loin.

Ce n’est qu’à l’âge de quinze ans qu’ils commencèrent à avoir envie de toujours plus, de tenter, de s’aventurer au-delà, et de se rebiffer contre la famille d’accueil. Et c’est à une soirée, décisive, que tout s’embraya. Voulant faire comme les grands, et ayant eu vent d’une grande soirée organisée non loin de chez eux, ils ont voulu y participer. Dix-sept ans, c’était bien trop jeune. Et ce sera grâce à une rencontre inattendue qu’ils réussirent à y mettre les pieds. Rencontre d’une bande assez peu fréquentable, mais qui avaient l’autorité suffisante pour se faire respecter. Des jeunes qui avaient vu en Aria et Cazey un potentiel intéressant. Et c’est à partir de ce jour que les jumeaux sombrèrent, se rendant compte qu’ils aimaient ça. Se servir des autres, ne pouvant compter que sur eux-mêmes. Plusieurs petits séjours en garde vue, ou en maisons de correction, rien de bien sérieux, et cela forgea davantage leur caractère au gré du temps. Et plus ils grandissaient, moins ils oubliaient, et l’industrie responsable de la mort de leurs parents était leur cible principale : leur seul et unique objectif –si on oublie les nombreuses personnes dont ils cherchaient à se venger.

« Et ensuite ? »

Le juge la relança, étant silencieuse depuis bien trop longtemps.

« Et bien, nous avons eu une enfance et adolescence assez houleuse. La crise d’adolescence tout ça, vous savez le lot quotidien des jeunes. Tout le monde est passé par là. Même vous. Puis bah y a eu ce fameux jour, ce pourquoi j’ai séjourné deux ans en prison. Le jour de mon braquage. »

Sombre souvenir, qu’elle devait pourtant affronter, quitte à enjoliver et dramatiser le tout. C’était pas un acte anodin à même titre qu’un bonjour ou qu’un sourire, non, c’était prémédité, et surtout franchement pas malin, mais ça Aria c’est pas comme si elle en avait quelque chose à faire.

« J’ai pas vraiment d’excuses pour justifier mon acte, et d’ailleurs m’en chercher ne serait que m’enfoncer davantage, d’autant plus que deux ans auparavant vous m’avez jugé pour ce délit. Mais vous savez, quand vous vivez dans un milieu comme le mien où vous n’avez toujours connu que rejet, violence, moqueries et pauvreté, parfois il arrive d’en arriver là, oui. Pour survivre simplement, parce qu’y a un moment on est tellement désespéré qu’on se dit qu’il n’y a plus que ça, on ne réfléchit plus et on agit. Alors j’ai pris une arme et j’ai tenté ma chance, et je me suis ratée. Et je suis là, à demander de revoir ma peine parce que j’ai appris de mes erreurs, et j’ai compris que s’en sortir dans la vie de cette manière là n’était pas la bonne. J’ai fais tout ce qu’on m’a demandé durant ces deux ans, je n’ai cherché de noises à personne, et je tenais à jurer ici, devant vous, que ça ne se reproduira plus. »

Foutaises. Salades. Mensonges. Le sourire d’Aria se veut compatissant, innocent, insouciant. Et pourtant derrière, elle se trouve à vomir à faire des promesses débiles de Bisounours qu’elle ne tiendra pas, parce que ça elle comptait bien recommencer. Elle avait des choses à faire, elle n’en avait pas fini avec certaines personnes.

La foule retenait son souffle, limite admirative de voir le discours d’Aria. Au fond, ils ne pouvaient lui en vouloir et n’arrivaient pas. Quelle pauvre gamine ! Quel horrible passé, après tout elle n’avait jamais tué personne, elle n’avait jamais blessé quelqu’un, pourquoi mériterait-elle plus que des assassins, violeurs et compagnie ? La foule se voulait compatissante, et ça Aria le ressentait, et en était fière.

« Mais votre frère, il était avec vous à chaque fois non ? »

Aïe, point sensible. Cazey, seule et unique faiblesse d’Aria.

« Comme je l’avais déjà dis à mon ancien procès, et je le répète aujourd’hui, mon frère n’a absolument rien à voir avec tout ça, je suis la seule et unique coupable dans cette affaire. »

Clair, net, et concis, on ne lui posa pas plus de questions à ce sujet.


Dans la voiture, Aria regardait son frère du coin de l’œil. Bien sur qu’il avait été avec à chaque fois, mais ça personne ne devait jamais le savoir, elle avait plaidé coupable à sa place pour lui éviter la taule et ne regrettait absolument pas ce geste, et si c’était à refaire, elle le referait. En attendant, là ils devaient surtout songer à leur emménagement futur à Miami. En Floride. Et ça n’était pas par hasard, certainement pas. Leur objectif était là-haut, et plus on était proches de ses ennemis, mieux c’était. Après avoir fait de nombreuses recherches, il s'est avéré que le siège de l'entreprise qui aura tué leurs parents, se situait à Miami. Parfaite destination, pour commencer.

« Miami, tiens-toi prête, les Laskin arrivent… »

What about you ?


Souhaites-tu un parrain/marraine ? hm, non je crois que ça ira.
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Dernière édition par Aria K. Laskin le Ven 6 Mar - 23:35, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Derrière son sourire d'ange, se cache le diable - Aria Laskin   Ven 6 Mar - 22:30

HMMMMMMMMMMMMM Aria, qui es-tu... je pencherais pour une jumelle, mais LAQUELLE ?!!
En tout cas, rebienvenue parmi nous

& si tu veux une soeur, j'ai le fucking avatar qui conviendrait à la PERFECTION pour ça !
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MessageSujet: Re: Derrière son sourire d'ange, se cache le diable - Aria Laskin   Ven 6 Mar - 22:32

ARIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!! *saute partout* REBIENVENUE *__* ♥️♥️♥️ Le fréro débarque rapidement promis

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MessageSujet: Re: Derrière son sourire d'ange, se cache le diable - Aria Laskin   Ven 6 Mar - 22:34

RATÉÉÉÉÉÉÉ, et moi je sais
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MessageSujet: Re: Derrière son sourire d'ange, se cache le diable - Aria Laskin   Ven 6 Mar - 22:50

Gnagnagnaaa, maintenant je sais aussi d'abord-euh !
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MessageSujet: Re: Derrière son sourire d'ange, se cache le diable - Aria Laskin   Ven 6 Mar - 22:56

REBIENVENUE SASHETTE D'AMOUR <3


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MessageSujet: Re: Derrière son sourire d'ange, se cache le diable - Aria Laskin   Sam 7 Mar - 0:57


Félicitations !

TU ES VALIDE(e)SASHOUUUU *__* J'aurai voulu te valider avec un autre personnage mais il paraît qu'il doit débarquer dans quelques temps :D Que dire à part que j'adore énormément ce personnage que je suis content et que j'ai hâte de rp avec *_* Je n'ai rien à redire sur ta fiche qui est parfaite et donc je te souhaite tout plein de très bons rps et de très bons moments avec cette charmante demoiselle :D
PS: Cazey Arrive bientôt :D ♥


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Derrière son sourire d'ange, se cache le diable - Aria Laskin

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