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 (Mission) La maison du diable - PV Duncan <3

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Waiting for Superman


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MessageSujet: (Mission) La maison du diable - PV Duncan <3   Ven 6 Mar - 14:56





Duncan & Adan
quand une mission vous contraint à défier le diable en personne

Tenue d'Adan
Miami, c’était des surprises à la pelle, tous les jours, quand on s’y attend le moins.

Réellement.

Bien sur, je savais que Miami était une ville qui ne stagnait jamais. Bien sur que je me doutais, qu’il arriverait des choses, constamment. Mais de cet ordre là, jamais. Ca a beau être une ville vivante, qui ne connaît jamais de pause, et ce même au beau milieu de la nuit, j’étais surpris de voir à quel point ça allait au-delà de tout ce que j’avais pu imaginer. Et ça devait faire un mois même pas, que j’étais là. Même pas le temps de souffler.

Déjà, il y avait eu la Saint-Valentin, chaotique. Nous n’avions pas pu assister au feu d’artifice, mais à un échange de coups de feu. Et à la mort du maire, accessoirement. La pire chose qui puisse m’arriver. Voir quelqu’un mourir. Ca m’a fait tout drôle, vraiment, comme si je vivais un cauchemar éveillé. Et ça m’avait fait regretté le déplacement, et surtout j’avais commencé à me demander ce qu’en penseraient mes parents s’ils savaient que leur fils était potentiellement en danger dans un autre pays loin du leur. J’avais eu une pensée pour ma petite sœur aussi, mais je crois que la première chose à laquelle j’ai pensé à ce moment précis, où le sang commençait à maculer la chemise blanche du maire c’est « putain de merde ». De bonnes grosses insultes, et une envie irrémédiable de prendre mes jambes à mon cou. Je n’étais pas vraiment un gros trouillard, je savais faire preuve de courage, mais là non. Juste non. Tu te retrouves encerclé, menacé par tout un armada de gars armés, je te jure que tu fais pas le fier. Et complètement tétanisé je ne l’avais même pas écouté nous parler. Trop sur la lune, trop à penser à un monde meilleur où je rêvais d’être à la place. Bref, un véritable carnage qui m’aura été perçu comme une carte de bienvenue. « Regarde, tu viens d’entrer en enfer, ceci est tout à fait normal. Prépares-toi à mourir. » Très accueillant. Très rassurant.

Et ce matin, alors que j’avais fini par presqu’oublier cet incident, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant un paquet mystérieux dans ma boite aux lettres. Au début, je n’osais même pas le toucher, de peur qu’il m’explose à la gueule, puis au final, à force de rester debout comme un con dans le hall de la résidence, j’ai fini par le prendre dans mes mains et à le secouer comme un cocotier. Mais rien visiblement de dangereux à l’intérieur. C’était donc serein que j’étais allé me poser dans mon nouvel appartement, pour le lire, sagement installé dans mon sofa. Café à la main, je buvais une gorgée, jusqu’à tout me recracher dessus. Jusqu’à l’intitulé de la lettre tout allait bien, mais en arrivant au contenu j’étais littéralement sur le cul.

« Si vous ne voulez pas qu’il vous arrive malheur, vous devrez passer la nuit dans la maison hantée de Southampton Road à Little Haiti. Vous ne serez pas seul. »

Etait-ce un canular ? Une blague de mauvais goût ? Sur le coup j’avais envie de demander à Ilyès si c’était normal, et s’il avait pas eu la même chose, mais si jamais la lettre était réelle, en tenir informé un proche pourrait peut-être être fatal. Pris au piège, le pull imbibé de café, je relisais encore et encore ces quelques lettres qui me faisaient froid dans le dos. Puis passer une nuit dans une maison hantée… Le gars avait clairement un boulon en moins.

Je faisais les cent pas dans l’appartement, sans même avoir pris la peine de me changer, trop préoccupé. Je tournais en rond, papier en main. Après tout, je pouvais juste aller voir, si jamais je ne trouvais personne c’était un canular et je pourrais rentrer chez moi. Mais si j’y allais et qu’on m’avait tendu un piège ? Kidnappé parce que quelqu’un était au courant de mon identité, et en voulait pour mon statut. Non pas possible, qui se soucierait d’un prince d’un pays dont le nom n’est presque jamais écrit sur les cartes du monde. Je me trouais la tête pour trouver une solution, et pourtant elle était des plus simples, prendre mon courage à deux mains et aller voir de mes propres yeux. Attendre cinq minutes, constater que ce n’est qu’une farce et me tirer. Mais bon, pour un nouvel arrivant, ils savaient bien vite comment leur donner envie de repartir direct.

L’après-midi passa vite, trop vite, et je restais silencieux pendant le repas du soir. Voyant au loin le soleil qui se couchait peu à peu, je sentais qu’il était l’heure pour moi d’aller affronter cet inconnu, et accomplir ce qui semblait être une mission. Pour quoi ? Avec quoi comme récompense ? Si ce n’était celle de ne pas se faire guillotiner la nuit… Je prenais tout de même une bonne douche bien chaude, et m’habillais, de façon plus convenable, et retournais à ma chambre balançant un sac vide sur mon lit. Qu’est-ce qu’on prend quand on doit faire un séjour dans une maison hantée ? Un crucifix ? Un collier d’ail ? Des bibles ? De l’eau bénite ? Des couverts en argent ? Non, ça ce n’était que dans les films… Je commençais à paniquer. Du coup, à la va-vite je bazardais dans mon sac une lampe torche aussi grosse que ma tête pour être sur de toujours bien tout voir quand la nuit sera définitivement tombé, histoire de ne pas tomber nez à nez avec un Poltergeist sans savoir d’où il sort. J’y fourrais un sac de couchage, quelques vêtements de change, de la bouffe, parce que la peur ça donne faim et quelques autres bricoles de survie, type couteau, allumettes, corde… Le kit du parfait aventurier… Ou du sombre crétin. Parce que oui à Miami, c’était quasi inutile, mais rien qu’à l’évocation du mot hanté mon sang faisait un tour dans mes veines, et je me sentais affreusement mal. Je n’étais toujours pas décidé à affirmer si je croyais ou non aux esprits et autres trucs dans le genre, et ça me faisait affreusement douter. La tout de suite, je craignais de vivre ma dernière nuit.

Une fois le sac prêt, je trouvais une excuse bidon auprès d’Ilyès, simulant un rendez-vous avec Cameron pour faire la fête et m’éclipsais. Pourquoi lui mentir ? Que penserait-il en sachant que son colocataire va passer la nuit dans une vieille maison abandonnée ? Que je suis fou ? Et bien il aurait raison. Je ne pouvais pas lui dire, même si j’en mourrais d’envie. Si un problème me tombait sur le coin de la gueule, il y aurait au moins une personne au courant pour venir en cas de pépin. Mais là à part moi et ma conscience –et ce petit farceur- personne ne pourrait venir à mon secours. La lettre stipulait que je ne serais pas seul, mais très honnêtement c’était bien trop vague. Une nuit avec lui ? Une nuit, pas seul, parce qu’elle était occupée par des revenants ? A mesure que je marchais et m’approchais de la dite rue mes pas se faisaient de plus en plus lents. Je voulais rebrousser chemin. Je voulais partir, là maintenant, TOUT DE SUITE. Mais non, je continuais malgré moi, et finis par apercevoir la maison au loin, et une longue silhouette filiforme qui visiblement attendait. Quelque chose. Ou quelqu’un. Pris de panique, je devenais aussi raide qu’un piquet et m’avançais vers la personne. Deux mètres. Un mètre. Et me voilà face à un jeune adolescent, visiblement asiatique comme moi, qui attendait, une expression tout aussi rassurée que la mienne.

Je le fixais quelques secondes, avant de prendre mon souffle, et de me présenter à lui.

« Euh… Bonsoir. Je m’appelle Adan. »

Bien, très constructif mon gars, ça va bien t’aider tout ça.

« J’ai reçu cette lettre ce matin. »

Dorénavant je la lui secouais presque sous le nez, pour qu’il ne me prenne pas pour un demeuré, et lui montrais clairement le paragraphe qui stipulait ma présence ici.

« Je sais pas si c’est toi l’auteur de cette lettre, ou si tu es là parce que t’es un mordu de paranormal… Mais… »

Mais ? Mais ? Je ne savais plus quoi dire pour finir ma phrase. S’il m’avait écrit cette lettre, j’étais mort. Simplement.

« Ou peut-être que tu as reçu la même ? »

Ce qu’au fond j’espérais, bien que la coïncidence soit trop grande. Quoique… C’est rare deux glandus à la même heure devant une vieille maison inhabitée. Trop rare même. Etait-ce mon compagnon pour la mission ? Si oui, je sentais déjà mon pouls se calmer. Etre seul dans cette situation m’aurait sans doute rendu dingue. Je serais peut-être même mort de trouille tout seul. Et oui, dans cette situation des plus anormales je n’avais plus de couilles. Et le moindre bruit serait sans doute capable de m’arracher un cri. Il allait falloir que je fasse bonne figure malgré tout. Ou du moins essayer. Parce que si ça se trouvait, tout ça n’était qu’un gros gag, et j’étais filmé par je ne sais qui. Et ça, mon vieux, me retrouver sur Youtube pour m’être pissé dessus. JAMAIS.
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Adan Wangchuck
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MessageSujet: Re: (Mission) La maison du diable - PV Duncan <3   Ven 13 Mar - 13:01

La maison du diable


Adan

C’était la première fois que j’avais du courrier, ici. J’étais content et intrigué. Qui était-ce ? Je recevais mes papiers chez mes parents, je n’avais pas fait changer mon adresse alors que je pouvais faire un détour pour récupérer ce qui m’était adressé. Donc voilà, j’avais quelque chose, pour une fois. Et je ne savais absolument pas ce que ça pouvait être. Ce n’était pas de la pub, mais une lettre. Une lettre adressée à mon nom, une vraie lettre.
Je l’avais alors ouverte sans me méfier. Je ne pensais pas du tout que ça pouvait être quelque chose de potentiellement dangereux. J’y avais découvert quelque chose de bien étrange. Quelques mots m’ordonnaient de passer une nuit dans la maison hantée pas loin de chez moi, sans quoi j’aurais des soucis. Il y avait également de précisé que je ne serais pas seul. Mais alors, avec qui ? Et c’était quoi, cette idée ? Pourquoi me faire passer la nuit là-bas ? Pourquoi moi, pourquoi la maison hantée, pourquoi ça ? En quel nom quelqu’un m’octroyait cette tâche.
J’aurais pu prendre ça à la rigolade et jeter cette stupide lettre. Sauf que voilà, je ne l’avais pas pris à la rigolade. Je savais que quelques jours avant réception, l’adjoint au maire avait été abattu devant la foule, le soir de la Saint-Valentin. Les habitants avaient été mis en garde. Il fallait se méfier de quelqu’un, de quelque chose dans cette ville. Pour y être né, je savais que c’était sérieux. Il y avait ici quelqu’un qui commandait tout. Et il ne fallait pas le fâcher. Sous peine d’être puni.

Je vérifiai que j’avais tout ce qu’il me fallait dans mon sac. J’avais pris quatre lampes torche, mon portable était chargé à fond, j’avais deux couvertures, trois paquets de gâteaux et deux bouteilles. Ce n’était qu’une nuit, mais peut-être que je n’allais pas pouvoir sortir de là au petit jour … Et puis cette maison était bizarre, il y avait toujours des bruits étranges, tout le monde disait qu’elle était hantée. A commencer par celui qui m’avait déposé cette lettre.
Spoiler:
 


J’emportai mon sac ainsi que la lettre avec moi, au soir du rendez-vous. Il ne me fallut pas beaucoup de temps pour arriver à destination, ce n’était même pas à trois pâtés de maisons. Bon, première constatation : il n’y avait que moi. Je me postai pas très loin du vieux portail en bois, complètement rongé par le temps, et envahi par les mauvaises herbes. Des gens avaient dû rentrer dans cette maison ces dernières années, mais certainement pas pour l’entretenir. Je tournai la tête, observai scrupuleusement les environs. Il n’y avait personne. Pas un mouvement, pas un bruit, rien. Pourtant, j’étais sur le qui-vive, et j’étais sûr de détecter le moindre papillon qui passerait. Après d’interminables minutes, mon salue –ou le contraire- vint enfin. Je fixai mes yeux sur cette fine silhouette qui s’approchait pas à pas. Au fur et à mesure qu’elle réduisait la distance entre elle et moi, je pus remarquer que c’était un jeune homme, tout comme moi. Un asiatique, tout comme moi. Coïncidence ou fait exprès ? Démarche raciste ? Je n’étais pas paranoïaque sur le racisme, mais je devais avouer que là, je me posais la question.
Je fus tiré de mes pensées par le jeune homme qui se présenta à moi : Adan. Il m’indiqua alors qu’il avait reçu une lettre ce matin, la même que moi, à en juger par la feuille qu’il me tendait. Je lui souris maladroitement et cherchai moi aussi la lettre de mon sac.

- Je sais pas si c’est toi l’auteur de cette lettre, ou si tu es là parce que t’es un mordu de paranormal … Mais …

Je fus stoppé dans ma lancée. Moi, l’auteur de cette lettre ? Non non, pas du tout. Je ne connaissais même pas l’existence de ce garçon avant ce soir, je n’aurais pas pu lui envoyer ce papier ! Quant à être mordu de paranormal … Non merci, j’avais déjà de quoi faire pour avoir peur. Je secouai la tête alors qu’il se demanda à voix haute si je n’avais pas moi aussi reçu la lettre. Je me remis à la chercher et mis la main dessus. Je la sortis avec un air triomphant.

- J’ai reçu la même que toi. Constatai-je en lui tendant mon courrier. Et pour moi c’est Duncan. Je crois qu’on est dans la même galère toi et moi !

Je me voyais déjà entre ces murs, des bruits étranges provenant de partout. J’avais aussi pris de quoi écrire, je savais que ça allait m’occuper et me détourner l’esprit. Et puis j’avais tendance à avoir l’imagination assez fertile. Que ce soit pour écrire ou autre chose, d’ailleurs … La nuit promettait d’être longue. J’étais rassuré de ne pas être seul face à moi-même, mais en même temps, j’avais peur de ce qu’il penserait de mes réactions. Je savais que cette nuit, certaines de mes barrières allaient forcément tomber, ce que je ne voulais pas spécialement. C’était impossible de refuser cette nuit, n’est-ce pas ? Je déglutis.

- Bon … Je crois qu’on n’a pas le choix, va falloir qu’on y aille.

J’avais baissé la tête, je la relevai vers lui, fixant son visage. Il avait un léger accent, mais j’étais incapable de dire d’où il lui venait.

- Prêt ?

Lorsqu’il me répondit, je finis par me mettre en mouvement. Je m’approchai de ce vieux portail abimé par le temps. Tenter de le dégager ou passer dessus ? Il n’était pas très haut, et il me faudrait à peine grimper dessus pour y arriver. Mais pour ça, j’allais devoir me salir. Pas que ça me dérangeait, mais bon. J’avais l’impression que quelqu’un nous épiait, mais ça devait être mon imagination. Je finis par opter pour passer par-dessus, ne voulant pas découvrir ce qu’il pouvait bien y avoir dans les hautes herbes emmêlées au bas du portail. J’étais à califourchon sur la barrière quand un premier bruit étrange retentit, provenant de la maison. Chouette. Une longue nuit venait de commencer.


(c) Arwy

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