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 " Ah ! ben ça… i'faut se méfier, avec les mecs à cran !…" [Cameron]

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MessageSujet: " Ah ! ben ça… i'faut se méfier, avec les mecs à cran !…" [Cameron]   Mar 24 Fév - 15:08


"T'es tombé sur la tête, Eden."

ça s'échappe de mes lèvres en un filet. Je suis tout pâle, face au bureau de la direction, en train de me demander si c'est du lard ou du cochon cette histoire. Parce que Môssieur Cobb, il a le sourire, j'ai presque l'impression qu'il se fout de ma gueule. Quand il m'a convoqué j'ai bien senti qu'il y avait quelque chose dans le genre... Une couille dans le potage. Au début j'avoue que j'ai eu un peu peur, parce que je ne suis jamais appelé et j'ai un secret suffisamment gros pour que ma tête saute et celle de quelqu'un d'autre en prime. Quelqu'un qui ne se souvient pas de moi. C'est paradoxal non ? Et diablement con aussi. Mais bon. On ne va pas en parler, de ça. Je préfère ne pas trop y penser, surtout alors que je suis au lycée et que j'évite soigneusement de le croiser. J'ai des poches sous les yeux, à ce stade ça s'appelle plus des cernes. Et j'écoute Eden qui m'explique... Ahahah non. NON.

"Trouve quelqu'un d'autre.

- Il y a une augmentation à la clé, réfléchis-y.

- Aaaah tentative de corruption, bravo monsieur le directeur. J'AI DIT NON."


Merde à la fin. MERDE MERDE MERDE. Il est HORS DE QUESTION que je me foute dans un pétrin pareil, vu ? Là ça va, des galères j'en ai assez comme ça, j'ai pas vraiment envie de me remettre dans ce genre de choses et pas pour tes beaux yeux, Cobb. T'as beau être beau mec, je les préfère plus jeune, tu vois le DELIRE ? Je crois que je suis hors de moi en fait. Parce que rien que l'idée de...

"Un tutorat, mais tu m'as bien regardé ? Tu crois vraiment que j'ai la patience et le temps de faire ça ? Déjà que j'enchaine deux boulots...

- C'est pour la bonne cause, Kyle, imagine si ton fils avait besoin d'un tuteur plus tard.
- Mon f... eh mais. MAIS."


Un petit sourire se dessine sur le visage d'Eden, et je sens bien que je perds la partie parce que je bafouille de colère. Ollie, un tutorat ? Eh. EH. MON FILS NE SERA JAMAIS UN PETIT VOYOU OK. Mais je ne dis rien, je réfléchis. Parce que bon là il y a matière à réflexion. Et moi je pousse un soupir.

"Un gamin comme Cameron, j'arriverais jamais à le gérer.

- J'ai cru comprendre oui. J'ai relu ton appréciation sur son bulletin, très imagée hein. "Au lieu de disséquer une souris il aurait mieux valu disséquer Cameron, il aurait au moins eu une utilité durant le cours". Magnifique.
- ......Il fout le bordel. Quand il est là.
- Justement, pourquoi ne pas le prendre en main ? C'est gratifiant en plus, tu pourrais l'aider à remonter la pente."

Ouais, ouais, ouais. SAUF QUE J'AI PAS ENVIE MOI MERDE. Je me pince l'arrête du nez en fronçant les sourcils, les yeux fermés, debout à faire les cent pas devant le bureau du jeune proviseur. Du jeune proviseur qui a dû fumer un bédo gros comme l'Empire State Building pour avoir eu dans l'idée de me prendre comme tuteur pour un gosse comme Cameron Davis.

"Ecoute Eden, j'aurais peut-être dit oui en temps normal mais je te rappelle que j'ai déjà un gamin sous ma responsabilité. Et Azraël, tu sais très bien que c'est pas le plus facile à vivre."


Il tasse ses papiers. Silencieux. IL M'ENERVE.

"Tu as choisi d'être le tuteur légal d'Azraël mais ce n'est pas du ressort de l'école, ça. Personne ne peut le prendre en charge pour le moment, tu comprends ça ? Cameron, c'est un gamin au bord du gouffre, et si tu ne l'aides pas, il va sombrer.

- ...
- Se retrouver à la rue.

- ...
- Peut-être se droguer, je sais pas.

- ...
- C'est la jungle dehors, imagine que parce que tu n'as pas voulu l'aider, on le retrouve mort dans une poubelle...

- ...................
- Tout ça parce qu'un professeur de biologie n'a pas voulu lui donner sa chance.

- BON BON CA VA."

Ils se sont donnés le mot ou quoi ? Ils savent donc tous qu'il faut me faire culpabiliser pour que j'accepte d'aider les gamins dans le besoin. Sauf que dans le cas de Cameron Davis, je ne sais pas si je vais vraiment avoir le sang froid nécessaire. Je suis quelqu'un de calme au demeurant, mais faut pas déconner. La situation est compliquée, déjà à la maison ; alors si en plus je dois me farcir au lycée un môme aussi chiant voire pire que celui qui partage... partageait mon lit, ben là on va pas s'en sortir. Mais bon. Parait-il que je viens de dire oui. Le sourire triomphant d'Eden peut en témoigner, en fait. Il me tend une feuille de papier à signer, une confirmation pour son tutorat débile. Et merde tiens. Je signe, vite fait, et je sors. Non sans grommeler un "tu me le paieras, ça." et claquer un peu la porte. Je l'aime beaucoup Eden, et je pense qu'il me le rend bien, parce que depuis le temps il sait que je suis un emmerdeur de premier ordre. Mais quand même. QUAND MEME. DAVIS QUOI.

Je choisis de lui donner rendez vous deux jours plus tard. Histoire de digérer la nouvelle. Histoire aussi de tenter d'arranger la situation à la maison parce que l'appartement est en permanence dominé par les cris. Je dors presque pas, et déjà ça, c'est un peu compliqué pour moi. Sans compter les crises cardiaques à répétition provoquées par Azraël. Enfin indirectement. PAR SA BESTIOLE IGNOBLE. Oui, parce que vous ne savez pas la nouveauté de MONSIEUR L'AMNESIQUE ? Il s'est fait offrir un lézard. Oui, un gros lézard de 40cm, dégueulasse. Il appelle ça un "dragon barbu" et moi j'appelle ça un "futur bracelet de montre." mais peu importe. Je ferais disparaître cette saloperie, mais en attendant, je prends le temps de rédiger son mot, à l'autre zouave là. Parce qu'il va bien falloir que je le rencontre. L'infirmerie est un terrain neutre. Et puis ça devrait l'attirer, non ?

Dans son casier, la veille, je dépose un mot, signé de ma main. Oh, le genre de truc officiel hein. On va pas s'emmerder. Une visite médicale, ça fera parfaitement l'affaire.

"Monsieur Davis

Dans le cadre de votre parcours scolaire, notamment dans le domaine du sport, nous avons constaté une lacune à propos de vos visites médicales. Pour être certain que vous n'ayez pas de problème de santé notable vous empêchant de pratiquer tout type d'activité sportive, il est nécessaire que vous vous présentiez à l'infirmerie, le 25 Février à 17heures. Vous passerez une visite standard et votre dossier sera complété.

La ponctualité est de mise.

Mr Porter,
Médecin scolaire."


Voilà. Je dépose le papier dans son casier, et lorsque le lendemain arrive, à 17h, j'ai déjà tout rangé. J'ai prévenu mon fils que je rentrerais plus tard. Pas Aza. Aza, il s'en fout de toute manière que je traine à l'infirmerie. Je dis au revoir à ma collègue, et je m'installe à mon bureau. Et j'attends.

...

J'attends.

...

Cinq minutes.

...

Dix. Il se fout de ma gueule.

...

Quinze.

...

Vingt. Eden t'es un homme mort, sur ma vie je vais te TUER.

C'est après vingt cinq minutes d'attente que je finis par m'étaler sur le siège dont je me sers pour ausculter les mômes, allongé sur le papier, et que je tire une clope que j'allume après avoir ouvert la fenêtre. Voilà, t'façon il ne viendra pas. Et moi demain je démissionne, voilà. Non mais oh. Je tire compulsivement dessus, parce que là en ce moment, les cigarettes sont mes meilleures amies, m'voyez ? Et moi j'en ai plein le dos, sérieusement, vraiment plein le dos de devoir faire la nounou d'une pelletée de petits consanguins ramollis du...

La porte s'ouvre et je sursaute. Enfin, à peine. Parce que ça n'a pas toqué, mais le gamin que je vois entrer, là, c'est celui que j'attends depuis une demi heure. Et moi, pas gêné, je bouge pas. Je reste allongé, avec le cendrier sur le ventre, en col roulé pour ne pas changé, les cheveux défait à force de trop les tripoter dans la journée. Je lève juste un sourcil quand il s'avance à ma hauteur, je fais le faux surpris. Oui oui. Et j'écrase ma clope aussi parce que si je le vois s'en allumer une, je le jure. Je me le fais.

"Tiens ! Je ne l'attendais plus, Sa Majesté."


Je me redresse, et je me cale sur le siège, en position assise. Parce que bon, trente minutes de retard, je devrais le coller non ? Ah non. Je suis son tuteur. Je lui fais signe de s'assoir à mon bureau, alors que je ferme la fenêtre. Bon. Je ne sais même pas par où commencer en fait.

"On est amenés à se revoir dans les jours qui vont suivre. Parce que c'est pas vraiment une visite médicale. Et la prochaine fois je te conseille d'arriver à l'heure."


J'ai un sourire en coin. Eh. Les petits cons j'ai l'habitude. J'en fréquente un tous les jours, et je me le suis tapé pendant huit mois. Donc bon. Je fronce un peu les sourcils alors que je ne le vois pas bouger. ça commence bien. Y'a du lourd là.

"Tu poses tes fesses ou t'as besoin que je te montre comment on fait ?"

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MessageSujet: Re: " Ah ! ben ça… i'faut se méfier, avec les mecs à cran !…" [Cameron]   Sam 28 Fév - 11:51

« Monsieur Davis

Dans le cadre de votre parcours scolaire, notamment dans le domaine du sport, nous avons constaté une lacune à propos de vos visites médicales. Pour être certain que vous n'ayez pas de problème de santé notable vous empêchant de pratiquer tout type d'activité sportive, il est nécessaire que vous vous présentiez à l'infirmerie, le 25 Février à 17heures. Vous passerez une visite standard et votre dossier sera complété.

La ponctualité est de mise.

Mr Porter,
Médecin scolaire. »


Cameron fixait ce mot glissé dans son casier quelques jours auparavant. Il avait une sainte horreur des visites médicales, parce que ça voulait dire se foutre à poil devant un type. De plus, quel souci pouvait-il avoir, hein ? C'était impossible, il serait au courant et lorsqu'il commence son tintamarre à Isobel, cette dernière ne cessa de lui rappeler qu'il n'était pas médecin, lui. A New-York, ils n'avaient même pas ces histoires de visite à la con, mais à Miami, se foutre à poil était presque une tradition. Il n'y avait qu'à se rendre en ville pour le voir.

- « Je suis vraiment obligé ? ‘Fin j’sais pas, on pourrait l’appeler, lui dire que je suis souffrant et que je ne peux pas bouger »
- « Et lorsqu’on est souffrant on va voir qui ? Un médecin ! Merveilleux, Porter est médecin. Tu y vas, Cameron, et ne lui sors surtout pas que t’es souffrant. Je tiens au peu de réputation qu’il me reste. J’ai eu assez avec Nathan, ça ne va pas commencer avec toi, je te préviens. »

Cameron la regardait ranger les courses qu’elle venait d’aller chercher et non, ça ne lui venait même à l’idée d’aider. Il préférait soupirer en espérant qu’elle flanche sauf que c’était terminé, elle n’y faisait déjà plus attention. Nathan, lui, elle ne l’aurait même pas obligé.

Pas vraiment inquiet par l'heure, Cameron se rend au terrain de foot juste à côté des bâtiments de l'école. Ses nouveaux potes l'y attendaient, lui reprochant même d'être en retard. Oui, en retard, mais la ponctualité c'est pas son truc, encore moins pour du foot. Il leur explique qu'il a un rendez-vous avec le médecin scolaire dont il avait déjà oublié le nom. « Dr Potier ou Pot de fleurs, j'sais plus. J'sais même plus quel cours j'ai avec » L'idée que le médecin scolaire donne cours de bio ne lui vient même pas à l'esprit et pourtant, ça va un peu de soi, non ? C'est l'heure H et Cameron décide d'abandonner ses potes pour le Burger King. 5 minutes de retard ? Ce n'est pas grave, de toute façon un médecin scolaire n'a que ça à foutre, non ? Attendre ses élèves et ce même s'il est sur le point de terminer sa journée. Peut-être qu'il a une femme à retrouver, peut-être qu'il a des gosses, mais en même temps Cameron ne lui a rien demandé. CQFD : il n'a que ça à foutre, attendre, et c'est ce qu'il fera, il attendra. En voyant la file, il hésite à laisser tomber et se rendre à son rendez-vous, ou prôner la patience et attendre, mais en voyant la gueule du hamburger qu'il allait s'enfiler et en se remémorant la tronche de Pot de fleurs, il préfère attendre l'hamburger et c'est ce qu'il fait. Dix minutes plus tard, il prend le chemin de l'école, mais encore faut-il trouver la salle où il doit se rendre. Il est marrant Potier, il donne rendez-vous, mais aucune adresse. Il aurait pu écrire « Deuxième couloir sur votre gauche, 4e porte » ou « Premier étage entre le local à poubelle et les toilettes pour filles ». Et pendant ce temps-là, le temps file et il est en retard, beaucoup trop même. Enfin, il se retrouve face à la porte où il est inscrit « médecin scolaire, Porter » Ah oui, Porter voilà. Content de terminer sa visite guidée de l'école, il entre et retrouve le docteur affalé sur sa table en train de fumer. Chic, on peut fumer, mais d'abord, il préfère terminer son hamburger qu'il tient bien précieusement des deux mains. En tout cas, il a toujours la même tronche et Cameron a beau le regarder, il a du mal à comprendre le concept de la coiffure.

- « Tiens ! Je ne l'attendais plus, Sa Majesté. »
- « Ouais, bah mettez une adresse la prochaine fois. Et un plan, ça serait pas du luxe. Il y a 350 portes dans ce lycée »

Cameron pose son hamburger sur le bureau du médecin et une espèce de cornichon plein de sauce en profite pour se faire la male sur le bureau bien propre et rangé de Potier. Euh. Porter. Il commence à sortir son portable et son paquet de clope de sa veste qu’il dépose juste à côté et en profite pour virer sa veste et son T-shirt quand son interlocuteur continue de plus belle :

- « On est amenés à se revoir dans les jours qui vont suivre. Parce que c'est pas vraiment une visite médicale. Et la prochaine fois je te conseille d'arriver à l'heure. »

Et là, il se sent con d’avoir retiré son t-shirt. Debout face au bureau, il se retourne vers le médecin.

- « Dites, Potier… Mr. PORTER ! Pardon. Faudrait peut-être savoir ce que vous voulez. Si c’est pas une visite, qu’est-ce que je fous là ? J’ai un peu autre chose à foutre »

Et il attend non sans mordre une fois de plus dans son hamburger dégoulinant.

« Tu poses tes fesses ou t'as besoin que je te montre comment on fait ? »

- « J’peux remettre mon t-shirt ou vous voulez continuez à admirer ma musculature ? »

Suite à sa connerie, il rigole parce qu’il trouve ça drôle de s’imaginer Porter en train de se pavaner devant son corps d’adolescent, certes légèrement musclé grâce à la boxe, mais pas au point de faire baver une femme de 40 ans… Alors un homme… Et finalement il s’assied.

- « Bon, vous me voulez quoi ? M’expliquer comment on dissèque une souris ? Je vous le dis tout de suite, ça ne m’intéresse pas, en plus j’ai encore faim. ».

Une fois de plus, il attrape son hamburger et le porte à sa bouche.

- « J’peux aller me chercher un coca ? Ah ! Et vous auriez une serviette s’il vous plait ? » Parce que oui, parfois, il est poli.

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Cameron C. Davis


Cameron débite ses conneries en #666699
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MessageSujet: Re: " Ah ! ben ça… i'faut se méfier, avec les mecs à cran !…" [Cameron]   Sam 28 Fév - 15:11


Je crois bien que le premier truc sur lequel je bugue, c'est ce qu'il a entre les mains, le gosse, là, présentement.

Je dis bien le premier, parce qu'en fait il y a pas mal de choses qui risquent de me rendre fou dans les minutes qui vont suivre. Mais ça, là, cette malbouffe, ce truc infâme, avec de l'animal mort dedans, ben clairement ça serait bien foutu de me donner la nausée. Un peu comme le regard insolent du jeune homme qui s'avance, l'air blasé, défiant, roulant des mécaniques alors qu'il avance vers moi et que je pose le cendrier près de la fenêtre, en me redressant. Et en le jaugeant aussi, parce que bon. J'ai l'impression d'être dans une arène, un genre de combat de tigres à l'indienne, où les deux animaux s'étudient avant de passer à l'attaque. Je l'ai déjà vu, lui, mais pas suffisamment souvent pour en garder un souvenir impérissable au vu de son assiduité en cours. Et puis bon. Déjà, il arrive à la bourre. Je ne supporte pas les gens en retard, c'est physique. Ca me CRISPE. OUI PARFAITEMENT. Je pousse un grand soupir quand il finit par ouvrir la bouche, et ce qui en sort, ça me plait moyennement.

- « Ouais, bah mettez une adresse la prochaine fois. Et un plan, ça serait pas du luxe. Il y a 350 portes dans ce lycée.
- C'est vrai que suivre une flèche avec marqué "Infirmerie" dessus, c'est d'une complexité rare. »


Il s'avance, en haussant les épaules. C'est un gamin pas excessivement grand, robuste. Je vois immédiatement qu'il n'a pas de problème de santé notable, à l'exception d'un cancer qu'il entretient avec une attention constante en fumant (parce que bien sûr, il s'imagine qu'il va pouvoir allumer une clope ici, hein) et en mangeant n'importe quoi (à l'évidence, c'est ce que je vois au moment où ma maniaquerie légendaire prend un high kick derrière les oreilles quand il pose son machin IGNOBLE sur mon bureau.) En fait il ne marque pas de points, là, tout de suite, il aurait même tendance à en perdre. Va falloir qu'on me rappelle pourquoi j'ai dit oui. Je crois que j'ai eu pitié. Ben là ma pitié elle vient de s'envoler, et j'esquisse un sourire amusé quand le môme commence à se déshabiller. Bien sûr que j'attends qu'il ait tombé le t shirt. Non pas pour mater hein. J'ai ce qu'il faut à la maison. Mais juste... Juste pour qu'il se sente con, en fait. Hé, le petiot, tu en as pour un moment avant de me rendre fou. Dans cette infirmerie il y a un adolescent qui a dessiné sur le mur blanc avec SON SANG. OUI PARFAITEMENT.

ça marche parce que bien sûr quand je prends la parole, le gosse se retourne et me jette un regard mi-blasé, mi-outré. C'est fait exprès mon canard. Je ne sais pas si tu l'as remarqué mais je ne suis pas disposé du tout à faire le papa gâteau avec toi, le mec qui va prendre un ton condescendant et dire "oh pauvre jeune homme en détresse scolaire, il faut que je fasse quelque chose pour vous. Je vous ferais vos devoirs et je pourrais lécher à la fois vos pieds et vos fesses. En même temps. Oui oui." c'est pas trop mon truc, à moi, la gentillesse, ça n'a jamais été ce qui m'a caractérisé. Je suis aussi rigide en cours qu'à la maison, et les fois où j'ai esquissé un sourire je crois qu'on peut les compter sur le doigt de la main, en vrai. En fin si on ne compte pas les sourires plein de sarcasme que je lui jette alors qu'il attrape son t shirt pour le remettre... Et choper son hamburguer.

- « Dites, Potier… Mr. PORTER ! Pardon. Faudrait peut-être savoir ce que vous voulez. Si c’est pas une visite, qu’est-ce que je fous là ? J’ai un peu autre chose à foutre »


La prochaine fois que tu mords dedans, gamin, je te le fais passer par un endroit où le soleil ne brille jamais. En te faisant épeler mon nom de famille.

- « J’peux remettre mon t-shirt ou vous voulez continuez à admirer ma musculature ? »


Et il se met à ricaner, un peu comme un orang outan sous ecsta, alors que je lève les yeux au ciel. J'avance de quelques pas, alors qu'il reste toujours là, debout, avec son sourire goguenard et sa tronche tyique du gamin pour qui on payerait histoire d'y mettre deux trois claques. Et ça me démange. Aza dit souvent que j'ai de grandes mains. Je peux m'en servir pour pleiiiiin de choses. Y compris pour distribuer une torgnole derrière la tête. Mais bon, on va pas faire ça au premier rendez-vous, pas vrai ? Ca ne serait pas correct, c'est un peu comme baiser dès le premier soir.

Quoi que j'me suis pas gêné, dans le genre.

- « Bon, vous me voulez quoi ? M’expliquer comment on dissèque une souris ? Je vous le dis tout de suite, ça ne m’intéresse pas, en plus j’ai encore faim. ».


Je reste silencieux. Parce que là clairement il a son truc dans les mains et je ne vois QUE ça. Je ne peux pas me concentrer et lui parler du Tutorat s'il mange ce machin, et puis de toute façon, je suis parti du constat simple, clair, net et efficace : il m'énerve. Vraiment. Cinq minutes que je le fréquente, même pas, et il m'énerve. Comment dire, va vraiment falloir que je dise à Eden que c'est pas possible. Non non. Au pire je pourrais le fourguer à un autre prof, faudra juste filouter un peu.

- « J’peux aller me chercher un coca ? Ah ! Et vous auriez une serviette s’il vous plait ?
- Mais oui, bien sûr, et un petit café aussi pendant que tu y es ? »


J'ai déjà perdu mon sang froid, mais le tout est qu'il ne doit pas s'en rendre compte. J'vais certainement pas me laisser marcher dessus par un babouin qui croque une nouvelle fois dans son sandwich. Et qui le termine parce que je ne dis rien jusqu'à ce qu'il l'ait fait. Non parce que j'aime pas qu'on gâche la bouffe. Et même la très mauvaise bouffe. Mon ton était suffisamment sarcastique pour qu'il comprenne le message, je crois, mais les bras croisés, face à lui, je fronce les sourcils au cas où je n'aie pas été suffisamment clair.

"Alors, on va faire les comptes tout de suite tu en penses quoi ? Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'ai le plaisir de t'annoncer que tu as gagné en cinq minutes : une heure de colle pour le retard, deux pour la bouffe et deux supplémentaires pour l'insolence."


Il veut ouvrir la bouche ou bien ? Ah non mon coco, ça va pas fonctionner comme ça, en vrai. Pas du tout même.

"Oh je t'assure, tu devrais pas me donner une excuse pour t'en donner deux de plus, ça me ferait vraiment, vraiment trop plaisir. Ah et je te déconseille de toucher à tes clopes, aussi."


Et son machin CRADO sur mon bureau NICKEL. Mais quel petit con c'est juste pas possible. Je tire un mouchoir en papier de mon bureau, je ramasse ça, impassible. Rien que pour ça j'aurais pu te filer deux heures de plus mon mignon, mais je ne dis rien. Rien du tout. Je m'assois de mon côté du bureau, parce qu'il peut bien me surplomber en restant debout si ça lui fait plaisir. Ce sera sans doute sa seule démonstration de supériorité. J'ai vu pire, tellement pire Davis, tellement pire qu'un merdeux qui s'amène avec un sandwich pour emmerder l'infirmier qui l'a attendu une demi heure.  

"T'en fais pas, ça m'enchante autant que toi, puisque c'est moi qui vais devoir surveiller lesdites heures de colle. En tant que Tuteur."

Je lève la tête, pour le jauger. Parce que je ne vais pas me laisser faire, il en est hors de question. Je ne laisserai personne me marcher sur les pieds, et certainement pas un môme sans cervelle qui a très certainement dû être fini au pipi.

"Oui tu as très bien entendu. Le proviseur m'a demandé de te prendre en charge. Et dans ma grande mansuétude..."

HMHMHMHMHMHM. Si le mensonge pouvait tuer je serais sans doute violet, tout de suite.

"...J'ai dit oui."


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" Ah ! ben ça… i'faut se méfier, avec les mecs à cran !…" [Cameron]

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