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 See the problem isn't you, it's me || Cocorico <3

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MessageSujet: See the problem isn't you, it's me || Cocorico <3   Dim 22 Fév - 3:09





Alexander & Eric




Mon corps est en mouvement, même si mon postérieur est déposé sur un siège. Les images sombres défilent à la vitesse grand V à travers les multiples fenêtres qui longent le mur. Je fixe, sans toutefois voir, les tâches sombres et fraîches abandonnées par des traces de pas de souliers sales. Les gens bougent leurs lèvres, mais la vibration de leur voix ne me parvient pas jusqu'aux oreilles. C'est la musique qui bloque le chemin, celle qui résonne fortement dans mes écouteurs. La voix de Michael Bohn combinée à celle de Tyler Carter me permettent de me déconnecter de mon environnement. Je vois bien que l'instrumental de la chanson attaque mes voisins de banc, sauf que je suis trop égoïste pour réduire le volume. Mon regard se pose sur le siège devant le mien, celui occupé par un père et son garçon. Enfin, je suppose, car il y a une vague ressemblance entre les deux. Le petit regarde par les fenêtres du métro d'une manière sidérée et fascinée. Ses mains sont accrochées sur le rebord et ses pieds se balancent dans un rythme non réfléchi. Son père tape frénétiquement ses doigts sur l'écran de son téléphone, alors il semble insouciant à l'excitation de son fils. Ce dernier saisit le bras de son papa et la bouge dans tous les sens, sûrement pour lui montrer le paysage, mais l'homme se dégage sèchement et marmonne des mots que je n'entends pas, ne comprends pas. Malgré le geste, les étoiles dans les yeux du garçon ne se sont pas éteints. Il continue quand même à être époustouflé pour un rien et la personne à ses côtés n'a pas dévié une seule seconde son regard de son appareil téléphonique.

Ma mâchoire se serre. Ironiquement, Princeton Ave de Issues fait son apparition dans mon MP3.

Je peux facilement imaginer ce qu'il se passerait entre eux dans le futur. Le garçon ne le réalise peut-être pas en ce moment, mais dans 10 ans, il se souviendra des saloperies que faisait son père. À 16 ans, il deviendra un délinquant et se nourrira de sa haine contre son paternel. Enfin, je ne me fie que sur le tableau sous mes yeux, alors c'était possible que ce ne soit que la face cachée de la lune. Quoi qu'il en soit, je persiste à croire que les pères de famille sont tous des vauriens. Une soudaine vague d'inspiration manque de me noyer et c'est dans ces rares moments que je regrettais de ne pas avoir amené un papier et un crayon. D’habitude, je pratique mon art enfermé dans ma solitude, mais j'essaye toujours de reproduire mes idées avant qu'elles ne disparaissent de ma mémoire.

Je détourne mon regard de la scène. Le petit écran dans le métro affiche 17 : 13, alors il me reste encore une vingtaine de minutes avant que je n’arrive à destination. Ma tête se pose contre le siège et se tourne en direction de la fenêtre. La cinétique des images défilant à travers la vitre me fait somnoler. Je n’ai pas encore pris ma dose de café du soir, et j’en avais grandement besoin, vu que mon lit n’allait pas avoir de mes nouvelles de toute la nuit. Mes yeux se ferment, laissant le sommeil gagner la bataille.

Le crissement soudain des roues qui ralentissent sur les rails finit par me réveiller. Le véhicule s’arrête. Sac sur le dos, je descends du wagon. Entraîné par la foule, je suis rapidement mis en contact avec le monde extérieur. Je suis soulagé que le jour soit tombé, car en temps normal, la lumière du soleil m’attaque dès ma sortie de la station. Avant même que la pensée de me rendre au travail traverse mon esprit, j’entre dans le premier Starbucks qui croise mon chemin. J’en ressors cinq minutes plus tard avec un café moyen entre les mains. N’ayant pas beaucoup de temps restant, je le bois presque d’un coup en entamant une marche rapide pour ne pas arriver en retard.

Je travaille dans un bar sur la Miami Avenue. C’était un endroit assez sobre, loin d’être miteux comme on a l’habitude de voir. À cette heure, beaucoup de personnes sont déjà sur place, alors je n’allais pas m’ennuyer durant mes heures. Je me dirige derrière le bar et dépose mon sac dans un coin. Il n’y avait pas grand-chose à l’intérieur, mais je préfère l’avoir près de moi. Je déboutonne trois boutons de ma chemise bleu foncée pour avoir un peu plus d’air et passe une main dans mes cheveux afin qu’ils aient un look décontracté.

« Du bourbon, s’il te plait. »

Je me retourne afin de saisir la boisson demandée, puis la transmet à la personne. Tout de suite après son départ, un homme vient vers moi dans le but de commander. À l’aide des lumières plaquées dans le plafond, je remarque qu’il a des cheveux bruns foncés et un visage plutôt familier.

Tout d'un coup, l'air arrête de circuler.

Le verre se trouvant dans mes mains se brise en mille morceaux. Malgré les dégâts éparpillés un peu partout sur le sol, je suis incapable de faire un simple mouvement. À l’opposé, mes pensées sont si intenses que j’ai l’impression de sombrer dans la démence.

J’ai un blocage.

Mon cerveau ne veut juste pas réagir, ne veut pas y croire. Lorsqu’on est en présence d’un danger, on a le choix de soit l’affronter soit le fuir. Dans ce cas-ci, je n’ai pas envie de le faire face et ne peux me permettre de prendre mes jambes à mon cou. Alors je suis bloqué. Néanmoins, je réussis à monopoliser toute mon énergie sur mes cordes vocales et à formuler un mot :

« Eric ? »

J’avais peur. Peur que ce soit vraiment lui, peur qu’il me reconnaisse. Je sens les souvenirs du passé tenter de refaire surface, mais j’essaye de les repousser le plus que je le peux. J’ai l’impression que mon coeur a la même allure que le verre brisé à mes pieds. J’essaye de ne pas laisser paraître cette lutte à l’intérieur de moi et encore une fois, j’ai peur. Peur de me souvenir, peur de craquer.
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MessageSujet: Re: See the problem isn't you, it's me || Cocorico <3   Ven 27 Fév - 1:17


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