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 Son visage est d'ange et son regard est d'or

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MessageSujet: Son visage est d'ange et son regard est d'or   Ven 20 Fév - 12:19

Isobel Walters McCoy

   
INFORMATIONS GENERALES

   

   Age: 39 ans
   Date de naissance: 21 décembre 1976
   Lieu de naissance: Miami
   Groupe: Rich
   Statut social: Avocate pénaliste au barreau de Miami et professeur d'histoire au lycée à mi-temps
   Avatar: Jennifer Love-Hewitt
   Scénario, PV ou P.I: Scénario
   Catégorie: 1
   

   
Mon physique à moi

   


   Une dame sortait de chez elle. Elle était belle, pas très souriante, mais sérieuse. Les lunettes de soleil sur le nez, elle avançait d'un pas sûr vers son Audi TT. Visiblement, cette femme aimait le luxe et les belles choses. Il n'y avait qu'à voir sa maison : grande, moderne, magnifique et parfaite pour un petit cocon familial. Ses longs cheveux bruns méchés étaient rythmés par sa marche et de temps en temps, emmêlés dans la douceur du vent léger qu'offrait Miami ce matin-là. Ses vêtements étaient classes et élégants. Vous pensez que c'est juste pour cette sortie ? Non, pas du tout. Je l'observe depuis un bon bout de temps. Elle aime porter des vêtements de marque. Tantôt classiques : tailleurs, jolies robes mettant ses formes en avant ; tantôt plus décontractés comme les week-ends où une jupe, un jean ou encore un short sont les bienvenus. Je garde mes yeux fixés sur le rétroviseur et je l'observe. Elle prend place derrière son volant, met sa voiture en route et dépasse la mienne, garée le long d'une allée. Son Audi TT noire se fait de plus en plus petite au fur et à mesure que des mètres nous séparent. Il est temps que je me mette en route aussi, si je ne veux pas perdre sa trace. Je sais très bien où elle va, elle se rend dans mon cabinet. C'est une de mes patientes... Folle ? Surement pas, je pense qu'elle a juste besoin d'être rassurée sur sa vie familiale et moi, Josh Felton, conseillé familial, je suis là pour l'aider.

J'arrive en vitesse à mon cabinet et je prétexte un problème de voiture. La dame me sourit légèrement et m'excuse. Ouf, mon retard n'est pas trop remarqué. J'invite la femme, aussi charmante soit-elle, à entrer dans mon cabinet et à s'asseoir sur un des fauteuils mis à disposition pour leur bien-être. Elle m'adresse un nouveau sourire et s'installe. Et moi, j'en fais de même, juste en face d'elle. Une table basse nous sépare. Je me contemple juste de la regarder. Le soleil reflète dans ses longs cheveux bruns, ondulés. Elle a des mèches plus claires, c'est très joli. Ca lui donne un petit air de femme fatale, sans exagération. Elle a de beaux yeux bruns, en amande, sur lesquels une couche de mascara noire vient donner du volume à ses cils. Un nez fin harmonise son visage surplombant une bouches aux fines lèvres rosées. Dans sa globalité, cette dame laisse échapper quelque chose, elle a du charme et une aura interpellante. Mes yeux se posent sur sa plastique. D'après mes informations, elle a la trentaine et pourtant, quand on la regarde, elle a encore un corps bien sculpté et proportionné. Elle n'est pas très grande, à peine 1,69 m. D'ailleurs, chez elle, elle doit se sentir bien petite à côté de son mari et de son fils. Elle n'est pas grosse non plus, une taille mannequin même. Je pense qu'elle fait du sport pour garder la forme et donc, qu'elle fait attention à son apparence. Elle a une poitrine de rêve, une taille de guêpe, de jolies jambes légèrement bronzées et fines. Ses mains sont légères tout comme ses doigts manucurés et à son annulaire droit, une jolie bague avec un diamant représentant son mariage. C'était surement tout ce qu'il lui restait de ce grand jour qui était sensé être le plus beau jour de sa vie. À moins que pour elle, ce soit la naissance de son fils ? Je vais essayer d'en savoir plus et je vous tiendrai au courant, parce que je sais que vous aussi, elle vous interpelle.


   

   
L'histoire que j'ai à vous raconter

   


J'aime ce que je vois devant moi. Vous allez surement me prendre pour un pervers, mais même pas. Je pense que c'est dans la nature de chaque homme, qu'on est tous fait de la sorte. Aucun homme n'est indifférent aux belles femmes comme aucune femme n'est indifférente aux belles fleurs, aux beaux bébés, aux beaux mots d'amour ou aux belles marques de vêtements. Si, évidemment, il y a des femmes moins sensibles que d'autres, mais pouvons-nous vraiment les appeler « femme » dans ce cas-là ? Je n'en suis pas sûr. Pour moi, une femme aime faire attention à elle, aime ce qui est beau, aime avoir un reflet plaisant quand elle se regarde dans le miroir, le matin. Pour moi, une femme doit être imprégnée d'une touche d'égocentrisme, elle ne doit pas en déborder, mais doit plaire à elle-même avant de plaire aux autres. C'est dans l'égocentrisme qu'on retrouve le bien-être d'une femme, ça ne doit pas virer dans l'excès, ça doit juste être plaisant, pour nous, ô la gente masculine. Regardez-la, comme elle est belle. Elle me regarde, elle doit sûrement se demander ce que je lui veux. Je pense que c'est une première pour elle, ce genre de rendez-vous. Heureusement, ce n'est pas l'endroit le plus plaisant pour une famille solide, soudée et heureuse. Cette dame cache quelque chose, mais quoi ? Elle est mystérieuse et j'ai hâte d'en savoir plus sur son quotidien, sur sa vie et sur ce qui la blesse. Le problème, c'est que je ne suis pas psy, ou pas vraiment et je ne suis pas psychiatre non plus. Je ne peux pas l'aider dans son mal-être, si mal être il y a, je peux juste la conseiller.

« Alors Isobel, avez-vous une idée du pourquoi vous êtes là ? ». Elle me fixe un instant avant de me répondre d'un ton direct « Ca serait plutôt à moi, de vous demander ça, non ? Moi, je le sais parfaitement, sinon je n'aurais pas fait la démarche » Je grimaçais, comprenant tout à fait ce qu'elle voulait dire, mais si elle continuait à parler sur ce ton, l'entretien allait être drôlement compliqué. « Tout d'abord, vous devez savoir que je ne suis pas là pour vous juger, mais pour vous conseiller. » Gardant la même expression faciale, elle me répond « D'accord » « Très bien. Je ne connais que votre nom et prénom, pouvez-vous m'en dire plus sur votre vie ? Je pense que j'arriverai mieux à vous aider » Isobel se redressait légèrement sur le divan et croisait ses jambes. Son avant-bras était posé sur sa cuisse, jouant avec son pouce et son index. Elle fixait un point précis du paysage qui se trouvait dehors, probablement qu'elle réfléchissait à ce qu'elle allait pouvoir dire. Elle posait ses yeux sur moi et commençait son histoire : « Je suis Isobel Walters et je suis née à Miami le 21 décembre 1978. Mes parents sont des personnes qui ont toujours vécu de façon très aisée et je n'ai jamais manqué de rien. Deux ans après ma naissance, ma sœur est venue au monde. J'étais trop jeune pour être heureuse je pense, mais en grandissant, j'ai appris à l'apprécier, à la chérir et à la protéger. On jouait ensemble, on rêvait de princesses et de princes charmants. On voulait plein de robes, plein de jouets, on était sans doute un peu pourries gâtées, mais je crois que le principal pour mes parents était qu'on s'entende bien. Durant notre adolescence, ma sœur se consacrait aux soirées, aux fêtes alors que moi, j'avais une réelle passion pour la musique. D'ailleurs, je me suis lancée dans des cours de guitare et de piano et pendant qu'elle allait faire la fête, je faisais mes propres soirées musique. A entendre comme ça, ce n'était pas aussi amusant ; pourtant, moi, ça me plaisait tellement... Au lycée, j'étais totalement différente. J'avais mon petit groupe d'amis alors qu'elle, elle passait son temps avec les Pi Sigmas. Moi, j'étais chez les Alpha Psi, c'était deux mondes différents. C'était un peu comme si on n'était pas dans la même école. Vous savez, ma sœur était terriblement jolie et elle plaisait beaucoup. Elle était plus épanouie que moi et j'ai fini par m'en rendre compte quand j'étais en Senior. Je voulais aussi m'amuser, sans laisser de côté ma passion, je voulais allier les deux. Elena m'a aidée à m'intégrer dans son petit cercle. Au début, j'ai dû faire mes preuves, parce que je crois qu'intégrer une AP dans leur petit groupe n'était pas très bon pour leur image. Le pire, c'était la tête du chef des Pi Sigma à ce moment-là, j'ai cru qu'il allait me faire payer d'avoir choisi la confrérie des artistes. Finalement, je me suis surprise à craquer sur lui. Sûrement pas sur sa façon d'agir, ni sa personnalité. Il avait toutes les Etas à ses pieds, donc je me suis faite petite et j'ai arrêté d'y faire attention. Pourtant, j'ai failli lui en parler lors d'un bal, je me retrouvais à devoir l'aider pour une mission pour sa confrérie, mais j'ai aussi appris ce soir-là qu'il était avec une Eta, je crois que c'était la chef, mais je n'en suis plus certaine. Elle était tellement belle, c'était dur de l'égaler. C'est à ce moment-là que je me suis rapprochée de Chris, mon mari actuellement. Bizarrement, il aimait bien mes talents artistiques, il disait toujours que ça le charmait beaucoup. Au début, je n'avais pas confiance en lui ni même en notre relation. Je m'attendais au pire et ma sœur me répétait que tous les PS n'étaient pas comme leur chef. J'ai finalement écouté ma sœur, mais c'était une belle grosse erreur. Je ne m'étais pas rendue compte qu'elle manquait d'objectivité à leur égard. Ce garçon a surement été ma meilleure et ma pire rencontre à la fois et à l'heure d'aujourd'hui, ça me fait mal de dire que la seule chose qui ne me fait pas regretter cette rencontre, c'est Nathan. » Je souriais suite à sa dernière phrase « Vous avez l’air attachée à votre fils » « Oui, beaucoup. Il n’est pas toujours facile à vivre ou à gérer, mais ça reste mon fils » Je souriais une fois encore « Continuez votre histoire, Isobel » « Donc, je disais que Chris était ma meilleure et ma pire rencontre à la fois. Je découvrais et apprenais toujours des choses sans savoir ce qui était vrai ou faux, mais peu importe je le prenais mal. Elena continuait à prendre leur défense, à dire que ça allait avec les PS, que c’était normal, mais moi je ne trouvais pas ça normal. En plus, il ne se fatiguait même pas à démentir, même pas pour me rassurer. J’ai continué à vivre comme ça, à me disputer avec lui pour savoir le vrai du faux et essayer qu’il atterrisse et qu’il mette de côté ses lois de confrérie, c’était tellement stupide. Après je suis rentrée à l’université, j’ai fait ma première année à Wynwood et… je suis tombée enceinte. Au début, c’était un peu la panique, parce que j’étais en droit, j’avais beaucoup de boulot et j’étais acceptée à la Harvard Law School. En plus de ça, j’avais un petit-ami frivole. Je devais choisir entre mon avenir et ce bébé je crois, mais j’en étais incapable »  « Donc, vos études étaient aussi importantes que votre fils ? » « Ca semble cruel dit comme ça, mais oui. Déjà, je ne suis pas pour l'avortement, à part peut-être dans des cas exceptionnel. Cet enfant, il n'avait rien demandé et même si mes parents étaient très aisés, ils ne voudraient surement pas s'en occuper. Je n'avais pas envie qu'ils l'élèvent à ma place plus tard et je ne me voyais pas crouler sous les dettes. Ce n'est pas une vie qu'on peut offrir à un enfant, ce n'est pas stable. Chris, lui, voulait faire de l'architecture à l'université d'architecture de Princeton. J'ai donc décidé de retarder mon entrée à Harvard et de commencer le cursus après mon accouchement. » « Vous avez pris votre fils avec vous ? » « Non. On l'a laissé à Miami avec une nounou et on revenait le week-end pour nous en occuper. » « Votre fils est au courant de ça ? » « Je pense qu'il ne s'en rappelle pas » « vous devriez lui dire... » « Je ne vois pas pourquoi. C'est du passé et ça ne changera rien » « Ca, c'est ce que vous croyez, mais peut-être que ça l'aiderait à comprendre certaines choses. » « Je verrai. » Je souris. Je pense que cette femme a aussi peur des réactions de son fils, mais pourtant, j'étais persuadé qu'elle devait lui cacher le moins de choses possible. « Ca a duré 4 ans les aller-retour entre Miami et le Massachusetts. Après ça, j'ai dû me préparer pendant un an à l'examen au barreau, que j'ai réussi, puis j'ai été engagée au barreau de Miami. J'étais plus présente qu'avant, mais probablement pas assez. Vous savez, les premières années, on vous demande de faire vos preuves, on vous surcharge de travail et on essaie de faire de vous le meilleur avocat du barreau. Je faisais beaucoup d'heures supplémentaires et quand je rentrais, je consacrais une heure ou deux à Nathan et je me remettais à mon travail. Chris, lui, partait tout le temps en « voyage d'affaires ». On a continué à vivre comme ça, jusqu'au début de son adolescence où j'ai décidé d'être plus présente. D'autant plus que j'avais moins de dossiers à traiter, j'avais su faire mes preuves. La vie a continué, je faisais mon travail, je répondais à l'attention que Nathan avait besoin et j'attendais patiemment que son père revienne de ses voyages, jusqu'au jour où il m'a donné rendez-vous dans un café, avec une autre dame. Je ne la connaissais pas, je ne l'avais jamais vue et j'aurais préféré ne jamais la voir. Il nous a présentées en nous disant qu'il menait une double vie, il a dit à cette Sarah qu'il avait eu un fils avec moi, que nous étions mariés, que notre fils avait 18 ans à ce moment-là et moi, il m'a annoncé qu'il avait une fille de 13 ans avec elle. Pendant plusieurs mois, j'ai dû supporter la vue de cette gamine sous mon toit, Nathan a dû en faire de même. D'ailleurs, c'est simple on ne le voyait presque plus. Quand ils étaient tous les deux à la maison, c'était la guerre, sans parler des altercations de Chris et son fils. C'était insupportable, mais pour le bien-être de Nath j'ai essayé de fermer les yeux et de vivre avec, du moins en surface, mais j'en pensais pas moins et Chris le savait pertinemment, mais sincèrement, là, je ne peux plus jouer le jeu. » « D'accord. Vous êtes-vous déjà disputée avec la fille de votre mari ? » « Non, pas du tout. Après tout, elle n'y est pour rien, mais je pense que ce n'est pas compliqué de comprendre que ce n'est pas facile pour nous de voir la fille qui nous rappelle tout le temps l'infidélité de Chris. Nathan ne sait pas se retenir et moi, je ne peux même pas lui donner tord. Il est moins pacifiste que moi, je sais garder les choses pour moi alors que Nathan a une franchise mordante et très agressive. » « Et maintenant, que fait votre mari ? » « Je ne sais pas. Il est en voyage d'affaires, mais si pour lui voyage d'affaires veut toujours dire la même chose, je présume qu'il est dans son autre famille. Je pense que je vais lui demander de partir, mais j'aimerais en parler avec Nath avant. » « Votre fils, comment le vit-il actuellement ? Après ces quelques mois ? » La dame mettait un moment avant de répondre « Je ne sais pas vraiment. Je crois que tant qu'on ne lui en parle pas, il fait comme si de rien n'était, mais il ne vit plus à la maison ou alors une fois de temps en temps, mais c'est très rare depuis qu'il vit avec sa copine » « Ah, et que pensez-vous d'elle ? Vous n'avez pas l'impression qu'elle vous « prend » votre fils ? C'est souvent le ressenti qu'ont les mamans quand leur fils leur présente leur petite amie » Pour la première fois depuis le début de la séance, Isobel sourit « Je ne sais pas, je ne l'ai jamais vue ni rencontrée. J'imagine qu'il y tient sinon il ne vivrait pas avec, mais ce n'est pas dans ses habitudes de se confier. Je crois qu'il classe sa vie en catégories blindées et qu'il met des forteresses un peu partout. D'un côté, il a ses amis, d'un autre côté, il a sa copine et puis dirais qu'il a la musique et puis enfin sa famille. Du moins, c'est un peu comme ça que je le perçois » « Pourquoi vous ne lui demandez pas de vous la présenter ? » « Parce que quand il pensera que le temps est venu pour lui de le faire, j'imagine qu'il le fera. Il n'a pas besoin de prendre de rendez-vous pour ça, si dans une heure, il veut venir présenter sa demoiselle, il est le bienvenu et elle aussi » « Certains parents, une fois que les enfants partent, préfère fermer leur vie privée et la rendre moins accessible, sous prétexte qu'ils ont fait un choix, pas vous ? » Elle me regardait en fronçant les sourcils « Non pas du tout, ce n'est pas parce que Nathan a décidé d'être plus indépendant qu'il ne peut pas revenir de temps en temps. On n'a jamais rien bougé dans sa chambre, c'est toujours la sienne et sincèrement, ça me vexerait qu'il sonne à la porte d'entrée lorsqu'il revient. C'est dur ce que vous dites-là. C'est toujours sa maison, sa famille et je suis bien heureuse qu'il ne se soit jamais mis en tête de s'annoncer lorsqu'il se trouve derrière la porte d'entrée. Ca serait tellement... Stupide » « Comment est-il avec vous ? » « Il m'a longtemps reproché mon côté mère-absente et j'ai essayé de m'améliorer. Je crois que j'ai tendance à le surprotéger et je manque énormément d'objectivité le concernant. Sinon, je dirais que je le saoule parfois, mais qu'au fond on, a une relation normale entre mère et fils. J'ai pas à me plaindre. » « Comment imaginez-vous votre avenir ? » « J'ai demandé un mi-temps au barreau de Miami pour me consacrer à des cours de droit à la fac et d'histoire au lycée. C'est un remplacement à l'école de Nathan. » « Ah ! Et comment le prend-il ? » Elle laisse échapper un rire « L'avenir nous le dira ! »
   

   
Ce qu'il se passe dans ma tête

   


   Depuis que cette dame m’avait raconté toute son histoire, j’avais l’impression de voir une personne plus sensible et plus douce. Si je pensais vraiment ça, c’est que j’étais le dernier des idiots. En fait, j’avais une dame désespérée par son mariage, voulant préserver son fils parce qu’il était sans doute la personne la plus importante à ses yeux. Je dirais qu’elle est déterminée et qu’elle a l’instinct maternel, même si à première vue, on pourrait penser qu’elle est le genre de femme à se soucier d’abord d’elle. Apparemment, cet aspect de sa personnalité est venu assez tardivement, ou du moins elle l’a montré. Elle a préféré mettre ses études au même pied d’égalité que son enfant et finalement, c’est pour son avenir à lui. Je n’étais pas sûr que son adolescent le comprenne de la meilleure façon qu’il ne soit. Je pense même qu’il y verra une sorte d’abandon de sa part. Alors qu’elle a voulu le protéger et protéger son futur. Elle pensait aussi être une femme comblée dans son mariage avec un époux digne de ce nom qui la respectait et respectait leur union ainsi que leur fils. Mais non, même pas. Malgré tout, elle arrive à parler avec dignité et avec espoir. C’est donc une femme forte, malgré ce qu’elle vit actuellement. Elle se retrouve face à un échec et pourtant, elle a encore une perspective d’avenir ainsi que le sourire. « Isobel, Qu’est-ce qui vous rend si forte ? » Encore une fois, elle prend le temps avant de répondre. « Je pense que c’est dans mon caractère. Pourtant j’ai eu une vie facile, j’ai eu ce que je voulais. Mon travail et mes études m’ont beaucoup aidée et je pense que la distance avec Nathan quand il était encore petit y a contribué. J’étais peut-être jeune, mais c’est pas facile pour une mère, aussi jeune soit-elle, de se trouver loin de son enfant. Je pense aussi que le temps que j’ai passé avec Chris m’a aidée. Sans doute que mon côté pacifiste m’aide à rester forte. J’ai tendance à positiver et relativiser. Je n’aime pas partir négativement et me dire que ça ne fonctionnera jamais. Je pense qu’on a qu’une vie et qu’on doit se donner les moyens de la réussir. On a besoin d’évolution pour avancer, de motivation quitte à découvrir de nouvelles choses. Vous savez, j’ai 38 ans, mais j’aime toujours autant la musique, j’aime en jouer, j’aime quand Nath en joue. Evidemment, il faut être déterminée et le vouloir, ça fait aussi partie de mes qualités ». « En parlant de vos qualités, vous pouvez me dire quelles-en sont vos principales ? » « Je vais essayer d’être la plus objective possible. Je pense être une personne accueillante. J’aime recevoir des personnes chez moi, sauf peut-être quand j’ai beaucoup de boulot. Mais en général, ça ne m’empêche pas de garder le sourire. Je pense être aimable, ambitieuse. J’essaie d’être apaisante aussi, mais c’est pas encore gagner, d’ailleurs Nathan me dit souvent que je le saoul, donc j’imagine que c’est loupé. Depuis ses reproches, j’essaie d’être plus accessibles et présente aussi bien pour lui que pour mes proches ou même mes élèves. Je suis attentionnée, autonome, bienveillante ! Ca, vous ne pouvez pas me l’enlever. » Je me mets à rigoler «Je ne me serais pas permis » « Je suis calme, ça change de Chris et Nathan qui ont tendance à vite s’énerver pour un rien. J’essaie d’être diplomate, déterminée et surtout de mettre ma curiosité de côté, même si je meurs d’envie de connaître la fille avec qui Nath vit. J’aime faire attention à moi, à mon physique. Je n’ai pas envie d’être négligée, et d’ailleurs j’ai renouvelé mon abonnement à la salle de fitness, parce que oui, j’entretiens mon physique. J’ai tendance à surprotéger Nath et à relativiser ses conneries, ce que ne fait pas toujours Chris qui préfère dire que c’est un manque de respect. J’essaie d’être juste, mais certaines choses m’en empêchent. Mes défauts, je pense que je suis trop maternelle et je peux parfois être blessante quand la personne le cherche vraiment. J’ai un côté capricieux qui ressort quand j’ai pas ce que je veux, mais ça va je me soigne. Je suis franche, dépensière, débordée et parfois un peu envahissante. J’ai aucune patience et mon plus gros défaut, je pense que je suis trop influençable. Voilà, je pense que c’est tout. » J’avais pris note des qualificatifs qu’elle me citait et ça donnait un joli portrait. Je finissais d’écrire le dernier mot puis demandait : « Comment êtes-vous avec vos parents ? » Elle me regardait d’un air interloqué et répondait « Tout a fait normale. Quand on fait des repas de famille on parle de tout et de rien, ils me demandent comment je vais, comment se passe mon travail, ainsi qu’à Nathan et Chris, quand ils sont là » « et quand ils ne sont pas là, que vous allez leur rendre visite toute seule, par exemple ? Vous leur parlez de vos problèmes avec votre mari ? Ou les problèmes avec votre fils ? » « Evidemment, ils ont été au courant de l’histoire de Chris, étant donné que Jewel était souvent à la maison. Ils n’ont pas vraiment apprécié, mais j’ai toujours demandé à ce que mes parents ne s’occupent pas trop de ma vie avec Chris ni même de la vie ou l’éducation de Nath. J’évite de leur parler des disputes ou des courriers concernant les problèmes de discipline qu’on a reçu de l’école. Je préfère préserver l’entente et qu’ils restent des grands-parents gâteaux avec leur petit-fils. » « Donc vous êtes un peu cachotière ? » « Je ne sais pas si on peut appeler ça cachotière. Je pense que n’importe qui ferait pareil. Vous iriez raconter partout vos problèmes familiaux ? Je pense que c’est un manque de respect, les gens n’ont pas à savoir que mon mari m’a trompé et les amis de Nathan, par exemple, n’ont pas à savoir que ses parents vont divorcer. » J’acquiesçais un léger sourire et concluais « Très bien, merci pour vos réponses Isobel. Je pense qu’on peut en arrêter là pour cette fois et évidemment on entrera dans le vif du sujet la semaine prochaine. Si j’ai un conseil à vous donner, c’est de parler de tout ça avec votre fils. Parce que le jour où ça lui tombera dessus, il peut être le plus grand sportifs, le plus fort physiquement, un ado de 19 ans ne restera pas insensible moralement et c’est à vous à le préparer. » « D’accord, merci » Isobel prend son sac à main et se lève pour se diriger vers la porte « J’ai une dernière question à vous poser, mais c’est plus de la curiosité, vous n’êtes pas obligée de répondre » « Allez-y » « Pourquoi Nathan ? » Un léger sourire rempli de fierté s’affichait sur son visage « Parce que Nathan est un prénom hébreu qui veut dire cadeau et je suppose qu’inconsciemment, je savais déjà qu’il était est et sera mon plus beau cadeau de vie » Elle prend la clenche de la porte dans sa main manucurée et disparaît sur cette réponse remplie d’amour d’une mère envers son enfant.

   

   
TOI, ET SEULEMENT TOI

   

   Souhaites-tu un parrain/marraine? Non merci
   Age: //
   Pseudo: Mali
   Où as-tu connu le forum? Kimberlette
   As-tu une remarque, ou suggestion à faire?  
   Code de validation: Ok by Arwy
   As-tu envoyé ton secret? Ok o/

   
Code:
→ Jennifer Love Hewitt [color=red]?[/color] Isobel W. McCoy
   

   
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Dernière édition par Isobel W. McCoy le Ven 20 Fév - 14:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Son visage est d'ange et son regard est d'or   Ven 20 Fév - 14:47


Félicitations !

TU ES VALIDE(e) Mali, j'aime cette fiche *_* Je ne connaissais pas Isobel, j'ai aimé la découvrir, donc tu es officiellement validée :D Si je trouve une idée, je viendrai te demander un lien   Amuse-toi bien avec ta dame forte et douce à la fois, contente qu'elle soit sur ce nouveau forum !


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