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 Azraël Trophime

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MessageSujet: Azraël Trophime    Mer 18 Fév - 21:28

Azraël Trophime


Porter : "Toi t'es un chaton comme celui dans Oliver et Compagnie"
Aza : ... Heu dévelloppe ? ...Un chaton ?
Porter : Mais oui, un chaton abandonné et tout perdu dans un carton posé dans la rue par temps d'orage"
Aza : "MAIS. N'importe quoi !"  



Age: 20 ans
Date de naissance: 1 avril 1994
Lieu de naissance: New York, Manhattan
Groupe: Rich
Statut social: Etudiant
Avatar: Andrew Scott
Scénario, PV ou P.I: P.I
Catégorie: Catégorie 3

Gueule de rat



Azraël Trophime. Oui, Azraël comme dans les schtoumphs. Tu sais, le chat débile et miteux qui accompagne Gargamel. Oui c'est mon prénom. Oui, ta gueule. Je ne suis pas un chat noir, je ne porte pas la poisse, mais entre mon patronyme grotesque et mon nom de famille, mes parents ont fait fort. Certains diront que ce n'est pas de leur faute, que eux non plus n'ont pas choisi. Mais il faut bien un coupable ! C'est pas Mamie-aux-asticots qui va se la refourguer, la culpabilité ! Se serait pas très digeste pour nos chers vers de terre. Bon en même temps comme mes vieux bouffent aussi les plantes par la racine à l'heure qu'il est autant dire que je peux même pas me plaindre pour de vrai. Mes parents ont un humour de schtroumph : un humour bleu. Et si j'en parle au présent c'est que la blague est toujours d'actualité. Vous vous demandez en quoi ça va vous aider à imaginer ma liche, mais on y vient, patience. C'est moi qui présente ALORS C'EST MOI QUI DECIDE. OK ?

Je disais, mes parents ont un humour bleu : pas drôle, et qui laisse un long silence derrière lui. Un humour comme le vent d'hiver : froid, et qui vous la coupe. Mais genre Mistral, genre bien bien chiant.

Je suis la réunion de l'humour si particulier de mes chers parents. Élancé comme une sauterelle, parce que ma maman était épaisse comme une moitié d’allumette mais comme je suis un mec, je suis quand même un peu plus épais. Assez grand pour passer les portes, trop petit pour avoir à me baisser. Assez grand pour ne pas m’apitoyer sur ma taille, trop petit pour ne pas frapper le type de devant pendant un concert. La tête grosse comme celle d'une mante religieuse, un vague air de pékinois ou de rat sur la tronche, avec les yeux qui vont avec, du genre tout noirs, je les tient de mon père. Un quelque chose d'une mouche, des cuisses de grenouille a qui ont aurait arraché les plumes, je suis un bestiaire à moi tout seul. Un foutu zoo. Poilu comme un cul avec ça, je transpire pas la virilité. Je crois pas que je puisse dire que je suis bien foutu. Le stéréotype de la belle tronche, on repassera. Mais en fait, je m'en cogne, parce qu'être bien foutu, c'est utile quand on est célibataire et qu'on veut lever la donzelle. Moi pour ça, je suis servi, et mon morceau de gâteau me suffit. J'adore faire des grimaces, parce que j'ai un visage très mobile, et c'est un passe temps fascinant. Je suis quand même assez musclé, dans le genre fonceur. Moi mon truc c'est l'escalade, et la course. Je suis bon en endurance parce que je cours souvent mais je suis plutôt du genre sprinter que gros balèze. Je suis pas forcément le modèle le plus costaud de la création alors les affrontements genre bras de fer, j'oublie. La meilleure arme des gens de petite constitution : la fuite ! Une grosse blague, je vous dit. Du genre qui fait pas rire.



ANARCHISTE



Alors. Alors. J'aime les chats, ils se sauvent quand on s'approche, c'est un jeux gratuit, sans risque (ou presque), pour tout âges. Ils sont plus indépendants que les chiens, en général, ils bavent pas, et le regard dégoulinant d'amour, c'est pas leur truc. Superbes ballons de foot, et pas mauvais en civets. Civets > Restaurants, manger, se remplir le bide jusqu'à avoir l'impression qu'on va rouler dans le fossé le plus proche en sortant, bouffer pour se remplir, MANGER. DES DESSERTS, DES GATEAUX, ENCORE DES DESSERTS. Et de la viande. De l'animal mort a foison... Animal mort > disfonctionnement du langage, Porter. Porter > Chiant, prof, (c'est un défaut grave), vieux, rigide, maniaque, nemangerien, humour en noir et blanc, avec des lunettes qui me donnent envie de lui faire du mal, les yeux trop sombres, les cheveux trop en pétard, faudrait lui coudre la bouche et puis l'attacher aussi, de préférence à moi, de préférence tout nu et pas bronzé, de préférence au pieu. Je passe. Revenons en à la bouffe, même si je le mange quand je veux, donc, du coeur, des poumons, de la cervelle, et puis le petit lapin de la voisine, et puis du cheval, du cochon et du boeuf et TOUT CE QUI SE MANGE. Sauf les légumes. Parce que les légumes c'est vert, le vert c'est radioactif, et la radioactivité c'est mal. Ca fait mourir jeune. Alors qu'à l'inverse, un ENORME sandwich plein de viande et de FROMAGE, dégoulinant de ketchup, de mayo et de frite... miam miam. Je suis ce qu'on appelle un gouffre. J'ai comme un trou dans l'estomac, je crois. C'est pas très grave, sauf si je passe chez vous pour vider vos placards. Surtout si vous avez du chocolat > Chocolat. Amer, noir, pâtissier si possible, comme ca, a la sauvette, comme si maman allait arriver et découvrir le pot aux roses, le vol à l'étalage, le kidnapping et meurtre de l'infortunée victime. La sauvette > courir comme un fou, courir pour brûler de l'asphalte, pour niquer ses chaussures, pour se niquer les pieds à défaut, pour semer les poulets, pour laisser sa trace sur celle des autres passants, par dessus, courir pour se faire oublier ou pour se faire remarquer, pour se faire courser, pour se faire suivre, courir pour être accompagné, superbe ballade, j'en redemanderais souvent monsieur le policier. Courir pour escalader, pour avoir l'impression de voler. Voler > Les cookies de préférence. Escalade > Escalader pour le frisson, la poussée d'adrénaline, pour se foutre les poils, escalader pour se faire mal, pour faire pleurer ses articulations, pour jouir, bordel. OUI PARFAITEMENT. Escalader pour voir. Voir > Vivre, capter les choses, les gens, les lieux, les couleurs, les attitudes, les sentiments, le froid, la faim, voir en touchant des yeux, en avalant les odeurs, en buvant des mains. Mains > Gratter, toucher, englober, deviner, palper, définir, comprendre, dessiner. Dessiner > Tout le temps partout, c'est comme voir, voir avec les mains, presque comme tagger, mais sans couleur, sans forcément de sens. Tagger. Tagger > Vraiment trop long à expliquer, je passe. Juste ca, peut être : Éphémère : passager, bref, momentané, provisoire, temporaire, fragile, court, fugace, fugitif, précaire, périssable, transitoire, fuyant.

Kamoulox.


Un jour je suis tombé du toit



J'avais l'habitude d'attendre le dernier métro. Pas pour grimper à l'intérieur afin de profiter des sièges souvent libres à ces heures tardives, pas pour pouvoir étendre mes longues jambes d'éternel adolescent et piquer deux sièges à moi tout seul -le luxe. Non, j'attendais, et je suivais la machine hurlante, loin dans les boyaux, loin dans les venelles noires. Loin sous la terre. Avec ma lampe frontale que c'était ma meilleure copine. Spot, bombes, et en avant. Insomniaque convaincu -a lire en deux mots séparés je vous prie-, je ne craignais pas de passer ma nuit là. J'aimais pas dormir, parce que j'ai peur du noir. Le premier qui se moque, je lui aerosole la tronche. J'aimais bien prendre le premier métro pour rentrer. De toute façon, je dormais à l'internat, alors c'était pas très important, c'est pas comme si on m'attendais. Je connais les clodos habitués, puisque je dormais souvent avec eux. J'ai un casier malheureusement trop rempli à mon gout. Mais on me l'effacera quand j'aurais 21 ans. Comme je suis pas ici depuis ultra longtemps, personne n'a encore fait le lien entre mon blaze et ma tronche, et ca m'arrange assez. Parce que la nuit en préventive, ben c'est vraiment pas rigolo. Vu les acrobaties que je m'amuse souvent à faire même maintenant, genre escalader les immeubles et autres constructions architecturales immenses, pour aller poser des dessins a des endroits improbables, il vaut mieux rester discret.

Avant, je bossais en temps que modèle vivant de temps en temps, pour de jeunes artistes en devenir ou des gens assez friqués pour me faire venir directement chez eux. Ou pour des écoles d'arts. Ca me faisait de l'argent de poche. J'aime manger, ou plutôt engloutir, mais je le fait à l'envie, et avant, j'étais bien capable de sauter les repas à tire-l'arigot. J'étais un fervent adepte des restaurants, à défaut de savoir cuisiner. J'avais une grosse prédilection pour les fast food et les pizzeria ouvertes 24h/24. Ca a bien changé depuis. On me force même à bouffer des légumes maintenant. Le "on" a des arguments percutants, je cède. Mais je lui dirais jamais que j'aime bien les carottes, en vrai. Jamais-jamais.

Je vous fais l'avant, j'vous ferez l'après ensuite. Reprenons du début. Venez donc vous apitoyer sur la triste existence du quidam moyen, mesdames loutres et messieurs pingouins ! Oyez, oyez ! Sortez mouchoirs et violons ! Non sans dec. On passe les goûts et les couleurs préférées, les musiques qui me font vibrer et les artistes que j’idolâtre, sinon vous allez péter les plombs. Je tiens quand même à citer Bob l'éponge et Superman. De même pour les petites histoires qui font la "grande", mon existence tout entière, mosaïque de petits moments qui reconstituent mon parcours. Allons directement aux faits, c'est ça qui vous intéresse, se me semble. Je vous passe aussi la petite histoire du gamin pas très heureux.

J'ai eu une enfance heureuse. J'étais simplement un sale petit con, prétentieux, gâté, et je ne me rendais pas compte de ma chance. On ne mesure pas le bonheur. On le gobe plus qu'on le savoure, à pleines bouchées, et on se rend compte après coup que ça y'est, on y était, avant, là, juste avant, c'était le pied, le grand huit... Les enfants sont avides de ses choses là. Ils sont avides du martyr aussi, pourvu que le martyr, ce soit eux. Et puis pourvu aussi qu'il ne soient pas véritablement malheureux, bien entendu. J'ai grandi dans une famille lambda. On ne parlait pas entre nous, mais ça n'a rien de follement inhabituel, me direz vous. On mangeait chacun dans son coin. Je n'ai pas de souvenirs de repas familiaux en dehors des repas de noël chez les grands parents. Ma mère me faisait manger à la table de la cuisine quand j'étais trop petit pour atteindre le micro onde. Une fois arrivé à la taille requise, j'ai eu l'immense privilège de pouvoir me faire chauffer ma nourriture seul. J'avais 7 ans environ. Je n'y ai pas vu d'inconvénients : c'était la fin du baby-sitting. Autant dire que j'attendais ça impatiemment.

Je suis fils unique, et mes parents me laissaient souvent seul, livré à moi-même dans l'appartement. Ils aimaient sortir. On n'avait pas énormément de contacts. Enfant j'ai vu la nounou, plus grand, les jeux vidéos, les livres, mes feuilles à dessin. On parlait de choses anodines quand on se croisait, c'était poli. Je m'en foutais un peu à vrai dire, de mes vieux. Ils étaient plutôt sympa, sans plus. Vaguement intéressants. Je les aimais, je le sais maintenant, mais à ce moment là, c'était égal. J'aimais ma mère en egoïste, sans le lui dire et sans la retenir près de moi. J'enviais mon père. Je sais d'eux qu'ils étaient très amoureux, qu'ils s'étaient enfuis. Mon père, il venait d'une grande famille pleine de fric, ma mère, non. Et c'était pas passé. Alors mon père, il l'avait prise sous le bras, et il c'était tiré. J'avais pas de famille, du coté paternel. Du coté maternel, une grand mère, que je n'ai pas connue, morte peu après ma naissance. Je savais bien qu'il faudrait me pencher sur la question tôt ou tard, leur dire ce que je pensais d'eux, essayer d'apprendre leur vie peut être ? Est-ce que je le savais ? Je porterais le deuil des paroles mortes jusqu'à la fin.

Le 11 septembre 2001, j'avais 11 ans. Je me disputais quasi tout les jours avec mon père. Enfin je veux dire, quand je le voyais, bien sur. L'adolescence quoi. Ma mère tentait de s'interposer et je lui disais des trucs horribles. J'en suis toujours pas très fier, donc je ne rapporterais pas ça ici. C'est enterré. Avec elle. Je suis un des nombreux orphelins d'à coté, un de ceux qui à perdu quelqu'un. En l’occurrence, ma mère. Et par voie de fait, mon père. Alcool, dépression, disputes, suicide. Monsieur s'est tapé un coma prolongé de deux ans. Et puis on l'a débranché. Il est arrivé à l'hosto, bourré de tellement d'alcool que son foie avait quasiment fondu, j’appelle ça un suicide. C'était mon père. J'ai honte. Moi, je l'aimais, je crois. Lui, je sais pas. Il m'a abandonné. Pour les violons, c'est bon, vous pouvez les ranger. Passons aux mouchoirs maintenant. Je suis venu rejoindre ma mère au travail ce fameux jour. Nous qui ne passions que peu de temps ensemble. Elle m'emmenait quelquefois au musée, et plus rarement au cinéma. C'était des moments de partage peu courants, et la pré-adolescence ne me rendait pas assez stupide pour m'y soustraire. Pas vraiment besoin de vous décrire ce que j'ai trouvé en arrivant. Je n'ai pas retrouvé ma mère. On l'a extraite des décombres bien plus tard. Mais je l'ai cherchée. Je n'aurais pas du aller là-dedans. Ça venait de péter, ça n'avait pas prévenu, c'était bien pire qu'une paire de gifle, et ça continuait de se casser la gueule. Résultat des courses, 5 heures bloqué dans le noir, à étouffer, enseveli vivant. Pas un noir de tapette : le genre de noir qui a l'air vivant, oppressant, un noir total. Je n'ai rien eu, en dehors de quelques égratignures. Je ne vais pas vous raconter ce qui m'est passé par la tête pendant ce temps là. Beaucoup de choses. Maintenant, j'ai peur du noir. Mon père m'a emmené voir un psy, une fois. Quand celui ci lui a signifié qu'il souhaitait également s'entretenir avec lui, il ne m'y a plus jamais ramené.

Ma vie, après ca, c'était le graphe. Accessoirement, les cours. Je suis sous tutelle, 'comprenez. Faire disparaître l'asphalte et essayer de réveiller les morts, c'était mon taff. Complètement stupide et prétentieux dans le genre. Pensez ce que vous voulez la dessus. La pensée est libre. Quant à mes mains, elles le sont aussi, bien qu'on m'ai passé les menottes une fois. La pire. La raison de ma venue a Manhattan. Je suis plein aux as en traitre, mes vieux étaient plein de thune. Seulement, je toucherais le jack pot à mes 25 ans, pas avant. En attendant je dépendait d'un quinquagénaire vicieux et frigide. Une vraie bonne grosse tarlouze ce type. Enfin, il a négocié ma sortie de cabane : j'ai un nom, qui représente une petite fortune, il parait. Parce que si mon père a coupé toute relation avec sa famille, il avait le sens des affaires, et de la thune, y'en a un paquet à mon nom maintenant.. Ca va pas le faire sur mon cv, 6 mois fermes. La vieille tante m'a éloigné de New-York, des deux tours. C'est pas grave. Un mur, c'est un mur. J'ai commencé à repeindre Miami. Je ne me plaignais pas de ma vie. Oui, je faisais des cauchemars. J'en fais encore, mais moins. Oui, j'y pense.

C'était une obsession, du genre qui vous tourmente et vous alimente tout à la fois. Ca durait depuis mes 11 ans. J'interrogeais d'anciennes victimes, les familles, je volais des portraits, je dessinais, je faisais revivre. Mon blaze, vous n'en avez pas vraiment besoin pour savoir que c'est moi. Je suis le seul à m'amuser à ca. Généralement, on taggue des conneries, et pas sur des sujets qui craignent. A Miami surtout, mais même à New-York. Là d'ou je viens, les autres s'abstiennent. On parle de graphe la bien sur, pas de gribouillages. Je suis imbu de ma personne peut être. Je sais ce que mon dessin vaut. A ce jeux là, je suis plutôt bon. Faut dire, c'était toute ma vie. Ouais, j'aurais pu me contenter de dire : "je graphe". Dans le milieu, je suis haï ou admiré. Dans une moindre mesure, on me méprise et on me cracherait bien dessus. La juste mesure c'est fait la malle. Je suis et j'étais quelqu'un d'excessif.

J'ai parlé de ma vie d'avant. Avant, c'était ca. Et puis un jour, je suis tombé du toit.

Et j'ai rencontré le redouté j'ai-un-balais-dans-le-cul-Porter. C'est l'infirmier, si vous le remettez pas. Un sale con, j'ai pensé. Et je pense toujours, par moments. Je vis chez lui maintenant, c'est mon tuteur. J'ai pas très envie de tout expliquer. Je suis tombé, je me suis fait pincer au retour par un surveillant, il m'a soigné, plus ou moins contre mon grès, on s'est disputés, il m'en a collé une, je lui ai rendue, on a parlé de nos vies, et on a baisé comme des animaux. Tout ca en une nuit. Et depuis c'est le grand secret. J'ai échangé un vieux vicieux contre un autre. Mais celui là, je l'aime. Celui là, il m'a appris à dormir, il m'a appris à ne pas avoir peur de fermer les yeux. Celui là il veut pas bouffer de l'animal mort, il est maniaque, il supporte pas mon bordel, avec lui je dois manger a heures fixes, et pas trop s'il vous plait, des légumes aussi. Avec lui j'ai pas le droit de me tirer la nuit. Et j'ai plus envie. J'ai vu qu'il y avait des choses à faire, en fait, et que vivre, ca pouvait être intéressant. Avec lui ca m’intéresse. Le passé, je l'ai un peu foutu au placard. J'ai découvert le sens du mot "famille", j'ai dû apprendre a apprivoiser son gosse et son chat. Le premier je l'ai eu à l'usure, le second je l'ai acheté avec du thon. J'ai dû me coltiner l'ex-femme, et la copine que j'ai jarté. Il a rencontré mon parrain, un grand type noir qui répond au doux nom d'Eli et qui faisait la loi dans les rues de New York. Qui a décidé de venir se frotter aux caïds du coin. Je suis devenu ami avec Siegfried, avec Kris. Vraiment ami. Parce que j'ai appris qu'on pouvait faire confiance aux gens, et que même, on pouvait passer de bons moments. Je suis devenu un kikoo évolué. J'ai trouvé une drôle de bestiole qui aime pas qu'on le touche, qui se ballade en cols roulés et qui joue à "je suis le professeur Rogue" et ca me plait. Il est stupide mais ca me plait. Y'a des hauts et des bas bien sur, mais j'en redemande.

Et maintenant... Ca se corse. Essayez de suivre, c'est là que ca devient compliqué.

Petite Pause entre potes. Entre gens qui aiment se défouler quoi. Rugby. On me fait une passe, Siegfried, ce grand malade, qui est tout cabossé a force de se jeter sur les autres en criant pour leur faire peur. Parait qu'il est plus impressionnant comme ca. Et c'est vrai. Parce que le ballon, il leur rackette, et puis il me le lance. Moi je suis le coureur. Avec mon profil d'allumette, il vaut mieux. Mon rôle, c'est de réceptionner le ballon gagné a la sueur et au sang de Sieg, et tracer le plus vite possible pour marquer. Et ca marche. D'habitude.

Il y a eu un choc.
J'ai senti le coup du béton, l'odeur, j'ai eu mal.
Et puis plus rien.

J'ai les yeux grands ouverts et je regarde la pièce ou je suis enfermé sans la voir. Ca fait une heure que je suis là, allongé dans un lit d’hôpital, un petit bracelet en plastique jaune avec mon prénom écrit dessus autour du poignet droit. J'ai essayé de l'arracher avec les dents mais j'ai pas réussi. En me réveillant, j'ai paniqué. J'ai tenté de me barrer, mais la fenêtre ne s'ouvre pas, c'est juste une vitre, pas de poignée ou de panneau coulissant, alors j'ai tenté par la porte, ca grouillait de monde. Les couleurs et le son m'ont fait pâlir. Faut dire, j'avais la tête à l'envers. Une infirmière m'a réceptionné et m'a conduit dans ma chambre. En me disant de ne pas m'inquiéter, qu'un médecin allait passer me voir. Que je ne pouvais pas m'en aller comme ca. Alors j'attends. La fenêtre ne s'ouvre vraiment pas. Et la porte s'ouvre. Un type entre, il a une blouse blanche et un air sévère. Et il répète "Il y a eu coma crânien, il se peut qu'il ai des pertes de mémoires plus ou moins importantes, la zone de la mémoire a été touchée. Peut être même ne se souvient il pas de vous !" Il essaye d'empêcher d'entrer quelqu'un. Et je fronce le nez. Parce que ca doit être quelqu'un qui me connait, qui vient me tirer de cette galère. Non ?

En fait vous voyez, le maintenant n'existe plus et l'avant est redevenu actuel. J'ai tout oublié. Enfin ca c'est ce qu'on m'a dit. Je ne me rappelle pas que je suis amoureux d'un type acariâtre. Je me souvient pas que je m'entend bien avec Sieg, que je suis son bras droit. Je me rappelle pas.

MOI, ET SEULEMENT MOI  


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Dernière édition par Azraël Trophime le Lun 2 Mar - 16:34, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Azraël Trophime    Lun 2 Mar - 15:19


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MessageSujet: Re: Azraël Trophime    Lun 2 Mar - 16:37

Non non non, je te connais pas

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MessageSujet: Re: Azraël Trophime    Lun 2 Mar - 16:40



Félicitations !

TU ES VALIDEE smhfqousfh ** Bon bah... Heu. C'EST TROP BIEN. Comme d'habitude, j'ai envie de dire, on ne change pas une équipe qui gagne ce perso est juste parfait, et il est parfaitement bien expliqué (je ne suis tellement pas objective, mais osef ) en conséquence t'es validée et on va pouvoir commencer à bien se marrer oo enfin tu vas torturer Porter mais c'est pas comme si j'aimais pas ça /SBAFF. BON JEU NELDE


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