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  Il y a un pays appelé Passiva-Agressiva et j'en suis la reine

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MessageSujet: Il y a un pays appelé Passiva-Agressiva et j'en suis la reine   Mer 18 Fév - 11:20



Haven Gabriella Altman Lawner

   

   Age: 21 ans
   Date de naissance: 21 décembre 1994
   Lieu de naissance: New York
   Groupe:  Comfortable
   Statut social: Etudiant en astro-physique & Math
   Avatar: Shay Mitchell
   Scénario, PV ou P.I: PI
   Catégorie: 3
   

   
Mon physique à moi

   

   Une jeune fille assise sur un rebord de fenêtre intérieur dans une nouvelle ville qu’elle ne connaissait pas. Ses parents avaient emménagé dans une grande villa inconnue pour cette demoiselle et pourtant, l’idée d’y être, l’idée de faire sa vie, l’idée de défaire ses cartons ne l’enchantait pas le moins du monde. Elle passait son temps sur ce rebord de fenêtre à attendre. A attendre que le temps passe et qu’il guérisse des blessures encore bien ouvertes, beaucoup trop récentes et surtout trop présentes. Sa chambre ressemblait à une pièce totalement vide avec un lit, des meubles, mais aucune décoration. Elle n’en avait pas, elle n’en avait plus. A l’armée, Haven n’avait que quelques photos en guise de décoration et juste quelques permissions un week-end de temps en temps, qui ne lui permettaient même pas de se réhabituer à son propre confort, à sa propre chambre, là où elle n’avait pas grandit. Tout ça ne lui appartenait pas, lui était totalement inconnu, c’était le passé. Un passé auquel elle devait faire face.

Les genoux ramenés vers elle, Haven gardait les yeux rivés vers la fenêtre, rien d’intéressant, juste le vide dans lequel elle aimait se perdre et de temps en temps, la fumée de sa cigarette venait lui chatouiller les narines si fines, lui rappelant qu’elle se consumait toute seule. Pour une fois, Haven était calme, paisible mais au fond d’elle, elle hurlait. Sans un bruit, sa mère s’approcha d’elle, passant sa main dans ses longs cheveux bruns foncés, méchés châtains clairs. Des cheveux tantôt lisses, tantôt ondulés, mais presque toujours en bataille. Tantôts attachés, tantôt détachés. Des cheveux qui la féminisaient, des cheveux qui lui offraient cette ressemblance avec sa mère, autrefois. Au contact de celle-ci, un contact qu’elle ne connaissait plus trop, dont elle n’avait plus l’habitude, la jeune fille sursauta, attrapant sa clope et la porta à ses lèvres, comme pour calmer toutes angoisses, et même l’angoisse d’une mère qu’on ne connaît presque plus, à qui on ne parle plus. Pourtant, Lina était une femme douce, très douce même, mais aujourd’hui c’était aussi une femme brisée. « L’armée ne t’as pas apporté que des bonnes choses, Haven » Sa voix était douce et à peine audible, un sourire s’afficha. C’était forcé, c’était toujours forcé, comme si elle cherchait absolument ce contact avec sa fille, comme si elle cherchait un sujet de conversation. Quoi de mieux que la clope ? « Parfois, ça aide » lui rétorqua Haven tout aussi calmement. Il fallait un moral d’acier, une capacité physique au maximum et même si la clope n’aidait pas à l’endurance, elle savait faire la part des choses : certains l’utilisaient pour frimer. Elle, pour se calmer. Lina observa sa fille, comme si elle l’a redécouvrait, elle avait changé. Une peau mate, un corps sportif, un corps sculpté, un corps de femme mais en même temps, un corps qui montrait ô combien les entrainements étaient rudes. Un visage d’ange, des yeux en amandes de couleur foncé, brun plus précisément. Un sourire qui avait disparu depuis un mois déjà, mais qui pouvait être là, parfois. Il se faisait rare, mais quand on grattait bien, on pouvait le trouver. Des lèvres rosées, un maquillage discret, des dents blanches et alignées correctement. Lina n’avait qu’une envie : caresser le visage de sa fille, comme si ça allait l’aider à avancer, à calmer les blessures d’Haven, mais elle se retient. Haven lui paraît étrangère et pourtant c’est sa fille. Elle lui donne un formulaire « Tiens, c’est pour la fac, à Wynwood » La jeune fille prit les papiers, mais ne les regardait même pas. Cette mère savait ô combien sa fille ne supportait pas l’absence de son frère, elle savait que même si au fond, elle semblait insensible c’était l’armée qui voulait ça : ne jamais pleurer. A l’enterrement de son frère, au milieu de tous ces hommes en uniforme, Haven était restée sérieuse, impassible, inébranlable : c’était l’armée qui voulait ça. Aujourd’hui, elle le regrettait amèrement.  Lina tenta une première fois de soumettre une idée, une aide, mais se ravisa. Elle connaissait la réponse qu’allait lui répondre sa fille, mais elle ne pouvait s’empêcher d’y penser « M… Tu sais, peut-être que tu devrais reprendre contact avec Eric et lui dire que t’es rentrée de l’armée ? Ca pourrait t’aider ? » Mais quelle naïveté. « Non. Eric j’pense pas qu’il se rappelle que j’existe, maman. Puis ça servirait à rien, je vais bien. » Elle n’avait pas envie de parler de ça, encore moins que sa mère s’occupe d’elle « Mais… » Haven tourna la tête vers elle et s’empressa de la couper « Oui je sais ce que tu vas me dire, mais écrase. Je sais pas, t’as rien d’autres à foutre de tes journées ? » Alors que Lina se dirigea vers la porte de la chambre, ayant compris qu’il n’y aurait plus rien entre elle et sa fille, que l’armée et la mort de son frère l’avaient littéralement changée, Haven écrasa sa clope dans un cendrier et jeta le reste par sa fenêtre. Andrew, son père qui venait toujours de rentrer de son travail était là, lui aussi, mais calme il ne disait rien, préférant laisser sa fille se calmer. C’était ce qu’il faisait toujours, il l’admira et était persuadé que ce n’était qu’un passage de sa vie, qu’elle allait se reprendre et probablement retourner là où il aimait la savoir : à l’armée. Il aimait la regarder et revoir l’évolution d’Haven. Avant, c’était une petite fille aux robes roses et tresses sur la tête, voulant à tout prix ressembler à sa mère. Aujourd’hui c’était une femme de 20 ans, aux longs cheveux soyeux et ondulés bruns, au yeux bruns, optant pour des jeans, des shorts et des simples t-shirts. Elle ne claquait pas des centaines de dollars pour des fringues, elle ne prenait pas non plus la peine de se mettre un pot de peinture sur le visage et ne passait pas ses samedis chez le coiffeur. Elle restait fidèle à elle-même : simple. Haven prit son formulaire d’inscription et le remplit, entre deux questions, s’amusait à enlever et remettre sa bague à son annulaire. Que pouvait-elle répondre ? Elle n’en savait rien, elle était totalement paumée.

Haven leva les yeux et fixa le miroir en face d’elle. Elle déposa délicatement le stylo sur le formulaire d’inscription et se leva afin d’approcher ce miroir. Elle savait qu’elle avait changé, elle aussi, mais à quel point ? Grande d’environ 1m65, pesant une soixantaine de kilos, elle était dans la norme. Des épaules carrées qui s’étaient formées petit à petit au cours des entrainements, sans pour autant la présenter comme une armoire à glace. Une posture droite, une peau légèrement basanée. Ses longs cheveux noirs ondulés venaient désormais cascader le long de son dos qu’elle s’empressa d’attacher à l’aide d’un élastique. Un visage avide d’émotion et qui pourtant cachait bien des secrets. A travers son miroir, ses yeux se posèrent sur son lit, là où reposait son treillis militaire. Elle le fixait quand une voix plus grave la sortit de ses pensées « Haven, n’oublie pas le rendez-vous chez la psychologue de la fac ». Elle évita de croiser le regard de son père, les yeux dans le vide et affirma d’un signe de tête. Non elle n’avait pas oublié.
   

   
Ce qu'il se passe dans ma tête

   

   Haven avait expédié ce rendez-vous chez le Psy, ça faisait le troisième qu’elle voyait, à quoi bon ? Apparemment, il voulait s’assurer que passer de l’armée au civil n’allait pas être trop compliqué pour la jeune fille, il y a plus compliqué que ça de toute façon et quand bien même, elle ne venait pas d’une couveuse, mais bien de l’armée. Quoi de plus dur moralement ? Elle devrait être prête à affronter n’importe quoi, elle avait été entrainée pour ça et pourtant, c’était comme si elle avait tout oublié ou à moitié. « Ca été chez le psy ? » lui demanda sa mère alors qu’elle entrait à peine chez elle. « une perte de temps, pour pas changer ». Sa mère soupira « mais si t’allais voir Eric… » Haven s’énerva une fois de plus « Arrête avec Eric ! Il est pas psy et j’vois pas ce qu’il pourrait faire, il a pas encore la faculté de faire revenir les morts alors lâche lui la grappe ! » Visiblement, Lina non plus n’avait pas encore fait son deuil. Le fait d’entendre que son fils est bel et bien mort la plongea dans un chagrin qu’elle n’arriverait à calmer que dans deux ou trois jours. « Je pensais qu’à l’armée ils vous apprenaient le respect » Alors qu’elle s’apprêtait à monter dans sa chambre, elle se retourna vers son père « Ben faut croire que ça s’oublie aussi vite. » la jeune fille fit volte face et se dirigea vers le hall d’entrée, clé de voiture à la main alors que son père essayait vainement de calmer Lina toujours en pleures. « Où vas-tu Haven ? » « Si on te le demande t’auras qu’à dire que t’en sais rien » et puis, elle claqua la porte derrière elle, prenant sa voiture pour disparaître loin de cette ambiance morbide.

Arrivée devant une maison, Haven gara sa voiture dans l’allée et sortit de celle-ci. Elle s’approcha de la porte d’entrée et sonna. Sonia, sa tante, lui ouvrit avec un sourire aux lèvres et la laissa entrer « Haven ! Comment tu vas ? T’es revenue depuis longtemps ? » Haven fit la bise à celle-ci et feignant un sourire, répondit: « Ca va ». C’était toujours ce qu’elle répondait depuis qu’elle était rentrée, au point qu’au final ça commençait vraiment à sonner faux. « Ca fait deux jours que je suis revenue seulement et toi, ça va ? » elle acquiesça à l’aide d’un sourire et l'entraina dans la cuisine « Tu veux boire quelque chose ? » « non ça ira, merci. Nicholas est là ? » Sonia termina ce qu’elle était en train de faire avant de répondre « oui oui, il est dans sa chambre, tu peux y aller si tu veux, ou tu veux que je l’appelle ? » « non ça va, je vais aller le voir, merci ». Haven était une toute autre fille lorsqu’elle mettait les pieds chez son cousin. Moins dure, moins agressive. Elle avait l’impression que tout ce qui la tourmentait était loin et elle s’interdisait toute forme de colère lorsque son petit cousin se trouvait dans les environs.

A peine arrivée en haut, une musique mélodieuse se fraie un chemin jusqu’à ses oreilles. C’était un son de guitare, c’était doux et apaisant et en plus de ça, c’était juste. Elle avança lentement jusqu’au pas de la porte ouverte de la chambre et s’appuya sur le chambrant de celle-ci. Les bras croisés, elle attendit que Nicholas finisse son morceau et profitait, par la même occasion, de cette douce mélodie qui pouvait apaiser n’importe quelle douleur qu’elle soit morale ou physique. Haven jouait aussi de la guitare, mais ça c’était avant. Depuis son retour, son instrument à cordes était enfermé dans son boitier, à prendre la poussière. Probablement que s’il lui reprenait l’envie d’y jouer, elle se ramasserait les cordes dans la figure. Le son de la guitare l’apaisait et pourtant, rien qu’à l’idée d’y toucher la révoltait. Le temps n’était pas vraiment à la musique, pas maintenant, c’était encore trop frais. Elle savait que d’ici quelques semaines elle reprendrait le cours de sa vie, normalement ou presque. Les derniers évènements l’avaient changée, elle était révoltée et elle ne se reconnaissait pas, peu de gens la reconnaissaient. Elle prenait un malin plaisir à défier le petit monde qui l’entourait : ses parents, ses amis, ses proches à une exception près : Nicholas. Elle enviait sa tranquillité d’esprit, sa joie de vivre et était fière de lui. A côté, elle devrait sourire, au moins de temps en temps, comme lui le fait si bien. « c’est beau ce que tu joues ». Nicholas leva les yeux vers la jeune fille, surpris de la voir là. A son tour, elle se décolla du chambrant de la porte et s’approcha pour l’étreindre après autant de moi. « Haven ! Comment tu vas ? T’es de retour depuis quand ? » Elle lui adressa un sourire. Encore une personne de plus qui lui demandait comment elle allait. Haven avait presque l’impression qu’il était marqué sur son visage qu’en réalité, elle n’allait pas si bien que ça. En fait, c’était même un peu le cas, pour les personnes qui la connaissaient bien ça devait se voir et surtout, avec la mort de son frère, ça devait se savoir. Sa famille savait ô combien elle était proche de lui et pourtant, pas une fois depuis sa mort elle n’avait versé une larme. Jamais, elle ne pouvait pas, c’est l’armée qui veut ça. Elle répondit son éternel « Je suis de retour depuis deux jours, mais ça va » Elle s’assied sur le lit de son cousin et lui adresse un ultime sourire de plus en plus faux lui aussi. Elle savait qu’avec lui elle ne pourrait pas s’en tenir à un ça va  ou encore moins lui faire gober que tout allait bien dans le meilleur des mondes. « Non mais comment tu vas, vraiment ? » Elle ne savait pas si elle devait lui parler de l’armée ou de son frère et réfléchit longuement à sa question pour finir par répondre « C’est pas facile de revenir dans le civil et encore moins chez mes parents, parce qu’ils me lâchent pas d’une semelle, j’essaie de m’habituer et d’avancer, j’essaie de… faire avec » elle soupira, puis le regarda en lui adressant un nouveau sourire « faut laisser le temps au temps je suppose. Et toi tu vas bien? » Le jeune homme esquissa d’un signe de tête et lui demanda « Tu dois y retourner quand à l’armée ? » c’était la question qu’elle avait espéré qu’il ne poserait pas, mais en même temps elle devait jouer la carte de la sincérité, au moins avec Nicholas. Avec beaucoup d’hésitation, elle répondit enfin « j’y retourne pas… Ou du moins pas avant trois bonnes années. J’ai été mise à pied. »

Une avalanche de questions allait très certainement s’en suivre. Nicholas aimait comprendre et c’était tout à son honneur. Il venait d’apprendre que Haven venait de se faire virer de l’armée, n’importe qui voudrait savoir le pourquoi. Elle savait que la qu’il avait la question sur le bout des lèvres, probablement qu’il hésitait à lui demander, alors elle le devança « Il paraît que j’ai plus la bonne attitude pour rester là. J’arrive plus à supporter les ordres de mes supérieurs. J’arrive à peine à supporter mes parents. Je suis devenue un électron libre et à l’armée c’est pas top comme trait de caractère. Je ne supporte plus qu’on s’occupe de ma vie, j’ai l’esprit de contradiction et je passe mon temps à discuter des ordres, juste pour faire passer une frustration. » Haven grimaçait du portrait qu’elle était en train de dresser à Nicholas « C’est bizarre, je ne t’imagine pas comme ça » Cette réflexion fit sourire la jeune fille. Evidemment, avec Nicholas elle était encore et toujours la jeune fille d’avant, il était sa seule exception « Ahh et tu me vois comment toi ? » il prit le temps de réfléchir et commença à énuméré ce qu’il savait de sa cousine « T’es une fille souriante, motivée, t’as la joie de vie. T’aimes t’amuser, profiter de la vie. T’as un caractère bien trempé aussi. T’as jamais vraiment apprécié qu’on s’initie dans ta vie, je pense que t’aimes sortir, t’aimes les défis. T’aimes de dépenser, le sport tout ça… D’ailleurs, vous apprenez quoi à l’armée ? » Elle sourit, c’était la première fois de la journée qu’elle souriait autant en si peu de temps « Alors à l’armée on fait  des tractions, on court au moins 50 minutes sans s’arrêter après 20 minutes de jogging qui sert d’échauffement à peu près tous les jours. En natation on doit savoir nager minimum 1 km sans pause et la moitié en crawl. On fait des pompes le matin jusqu’à l’épuisement, des abdos aussi. On fait des parcours d’obstacles, des lancés de grenades, des techniques d’attaques au corps à corps, de la musculation, du sport collectif, entrainement de tire à l’arme, assouplissement, de l’escalade, parcours d’orientation » Nicholas l’écoutait attentivement « Donc si on t’agresse dans la rue, maintenant tu sais te défendre ? » Elle lui assignat une pichenette sur la joue et acquiesça d’un signe de la tête « C’est ce qui est bien à l’armée, c’est que t’apprends des trucs qui peuvent t’aider dans la vie de tous les jours y compris des techniques de défense ou de combat » « Et tu vas continuer à exercer le tir ? » Elle détourna le regard. Elle était fière de son parcours à l’armée, d’avoir appris toutes ces disciplines et d’être meilleure physiquement, mais s’il y avait une chose qu’elle n’acceptait pas, c’était de savoir se servir d’une arme « Non. Les armes militaires on doit les rendre et j’en ai pas besoin. J’aime pas me servir de ça, je le faisais à l’armée, parce que c’est primordial pour rester là et être un bon soldat, mais en tant que civil, ça me sert à rien et j’ai pas envie de jouer les Chuck Norris des temps modernes. Il faut savoir faire la part des choses je crois. En tant que civile, rien ne me permet plus que toi de porter une arme, par exemple. On devrait pas avoir à s’en servir si facilement, c’est pas un jouet. » Malgré tout, elle avait encore la tête sur les épaules et c’était probablement rassurant à savoir « bon je continue, alors je pense que t’es aussi une fille adroite, t’as quelques manies, comme passer ta main dans tes cheveux, garder tes lunettes de soleil dehors. Quand t’es sûre de toi, tu croises les bras, t’es une fille plutôt passive mais par contre, t’as aucune patience. En général les traits de ton visage trahissent beaucoup ce que tu penses ou ressent. D’ailleurs là, t’as les traits assez graves et donc on remarque rapidement que ta vie n’est pas toute rose pour le moment. T’aimes bien lancer des piques quand t’aimes pas la personne en face de toi, tu ne te laisses pas marcher sur les pieds. Aussi, je trouve que pour une fille de ton caractère, t’utilises très peu d’insultes et ça c’est vraiment bien » Haven pouffa de rire, il avait raison, mais elle savait très bien qu’au jour d’aujourd’hui, elle n’avait aucun scrupule à insulter si vraiment elle le voulait. Peut-être même qu’il lui arrivait de le faire gratuitement. Nicholas allait être déçu. « Ton rire est communicatif et ton sourire est rassurant, sauf quand il est forcé, comme celui que tu m’as fait quand t’es arrivée. Avant l’armée t’étais une vraie marmotte, j’imagine que ça a changé, non ? » « oui, mais t’en fais pas d’ici un mois, je pense que je le serai à nouveau. C’est juste une question d’habitude de se lever tôt » « Je pense que t’as aussi le sens de la famille. Sans Chris ça sera probablement différent, mais t’avanceras parce qu’au fond t’es une fille forte, d’ailleurs c’est sans doute pour ça que t’as été acceptée à l’armée. Mais t’as pas de patience et pourtant pour survivre à une épreuve comme la mort de ton frère, il va t’en falloir, parce que ça prendra du temps. T’essaie de montrer que tout va bien, mais je pense que la Haven au fond de toi est totalement détruite et il lui faudra du temps pour se reconstruire. L’armée t’as changée parce qu’elle t’a aidée à te construire une carapace tellement solide que parfois, on dirait un robot sans aucune sensibilité ni sentiment. C’est bien mais d’un autre côté, il faut que tu lâches la pression et que tu décompresses. » elle lui adressa un nouveau sourire, le laissant néanmoins continuer « T’aimes la lecture et je crois que c’est un des seuls moments où t’es vraiment tranquille, quand t’es plongée dans ton livre. Tu ne crois pas en dieu, juste en la science, t’es fidèle à tes engagements, t’es persévérante parce que sinon t’aurais pas réussi à intégrer l’armée, t’as confiance en toi, mais tu ne fais pas facilement confiance aux gens justement parce que tu sais que la Haven au fond de toi est bien trop sensible. Je crois que ta plus grande fierté ca serait l’armée, parce que tu t’es vraiment donnée pour y arriver et je pense aussi que tes parents sont fiers de toi. En général, tu préfères suivre la logique plutôt que ton instinct, j’imagine que c’est l’armée qui veut ça. T’es à l’aise en public, t’es gourmande, jalouse mais attentive. T’es rancunière, un peu trop même et de par ce fait, t’as besoin que la personne souffre pour que toi tu te sentes bien, je crois que c’est un de tes plus gros défauts. » La jeune fille était plutôt épatée de voir ô combien il la connaissait bien. Il regarda sa guitare et repris « tu joues très bien de la guitare, mais t’en joues pas assez. Tu préfères t’amuser, profiter et sortir à des fêtes un peu trop arrosées. T’aimes tout ce qui a trait aux maths et à la science et l’astrologie, d’ailleurs ta mère m’a déjà dit que quand t’étais petite tu voulais être cosmonaute. T’étais vraiment très naïve, mais par contre actuellement, c’est assez dur de te faire gober quelque chose parce que tu réfléchis trop et parfois, quand c’est la vérité, c’est assez embêtant. T’aimes pas les animaux, t’aimes pas trop quand on chipote à tes affaires et t’as peur du changement. Je ne sais pas si plus tard t’as envie de te marier, mais je ne pense pas et voilà je crois… Ah non ! Tu conduis beaucoup trop vite et tu fumes et fumer tue…» Elle se redressa, satisfaite de ce qu’elle avait entendu. Nicholas avait joliment fait son portrait, mais il reprit « en fait c’est con s’ils t’ont virée juste parce que tu supportes plus les ordres de tes chefs » Elle prit appui contre le bureau et croisa ses bras sur sa poitrine « Je pense qu’ils savent le pourquoi et puis continuer là où mon frère était sans pouvoir l’accepter, ça allait surement me détruire à petit feu. C’est pas plus mal que je reprenne la vie civile en prenant mon temps et en acceptant, d’autant plus que j’ai beaucoup moins de patience que ce que j’en avais déjà, je suis impulsive, j’ai un penchant garce qui ressort et mon côté sadique envers autrui ressort encore plus qu’avant. Pour l’armée ça pardonne pas, on y apprend des valeurs que t’es pas sensé mettre de côté, dans ma tête c’est Bagdad depuis un mois et j’arriverai pas à être exemplaire si déjà dans ma tête je ne le suis pas » Haven voulu changer de conversation et ne plus parler d’elle, elle voulait profiter d’avoir Nicholas pour connaître les dernières nouvelles sur sa petite vie « et sinon ta rentrée ça s’est bien passé ? » au même moment, son portable retentit dans la chambre avec écrit sur l’écran « Papa ». La jeune fille rejeta l’appel et fourra à nouveau le portable dans la poche de son short, se concernant sur la réponse qu’allait lui donner Nicholas « pas trop mal. Un peu comme tous les ans en fait..Toi t’aimes bien l’école ? » « J’aime pas, mais parfois on n’a pas le choix. Après je ne me prends pas la tête pour ça. Je fais juste ce qu’il faut pour réussir, ça sert à rien d’en faire plus. Les intellos ils passent à côté de beaucoup de chose à rester plongés dans leurs études,  c’est stupide » Au même moment, le téléphone retentit une fois de plus, toujours le même appelant « Grrrrr, ils peuvent pas me lâcher un peu » Sachant très bien que son père la rappellerait plus tard si elle ne décrochait pas, elle prit son courage à 2 mains « Quoi ? » « Tu pourrais prévenir quand tu passes la nuit dehors, Haven » « Je ne passe pas la nuit dehors, je vais rentrer. » « T’es chez Eric ? » « Mais arrêtez avec Eric, non je ne suis pas chez lui, je suis avec Nicholas. » et elle raccrocha « C’est qui Eric ? » Haven grimaça. Que pouvait-elle répondre alors qu’elle ne le savait pas elle-même ? « C’est mon... ex, de New-York ». Elle se redressa et s’approcha de Nicholas pour le saluer « J’dois te laisser Nicho sinon ils vont pas me lâcher et je risquerais d’avoir envie d’acheter une arme et de faire un meurtre. J’imagine qu’on se verra à l’école ? » Il sourit « oh tu vas à Wynwood ? » « Oui, si mon équivalence de l’armée est acceptée. Bonne nuit » « En fait, t’as pas tant changé que ça » elle lui adressa un dernier sourire alors qu’elle était sur le point de fermer la porte derrière elle « c’est parce que tu ne m’as pas encore vue à l’œuvre » Elle lui fit un signe de main et en descendant, salua également ses parents, annonçant son départ. De retour chez elle, Haven regardait son père se préparer de quoi manger, dans la cuisine « 'Pa, depuis 3 ans, tu penses bien qu’Eric il m’a zappée voir même oubliée. Bonne nuit » et puis grimpa à l’étage en s’enfermant dans sa chambre.
   

   
L'histoire que j'ai à vous raconter

   

   Haven prit le temps pour déplacer les cartons restant, prenant la place sur son lit. Elle devrait prendre le temps de tout déballer, mais elle n’en avait pas envie et probablement que ça allait rester comme ça encore une semaine, deux semaines, peut-être même un mois. Après un coup dans la porte, son père passa la tête « Haven on prend l’avion à 5h. Pour rentrer tu devras le reprendre toute seule, je dois rester là plus longtemps que prévu. » Elle acquiesça d’un signe de tête. En effet, pour la dernière fois, elle devrait retourner à New-York là où se trouvait sa base militaire. Après ça, elle devrait reprendre un avion pour Miami ou sa nouvelle vie allait commencer.

Dans un premier temps, la jeune fille pris son formulaire d’inscription. Elle jouait avec le stylo dans sa main droite et le faisait tourner entre ses doigts. Perplexe, elle commençait à répondre au questionnaire, n’étant pas sûre de son choix. Elle savait qu’Eric était dans cette école, mais elle ne savait pas si elle était vraiment prête à affronter trois ans de silence. Il ne savait rien de sa vie depuis ces trois ans, il connaissait juste sa vie New-Yorkaise. Elle allait forcément le recroiser, c’était indéniable. Devait-elle le prévenir ? Devait elle rester dans un silence en espérant faire profil bas ? Elle n’était pas lâche, c’était pas dans son caractère. Elle avait des hésitations, comme tout être humain, mais elle allait forcément assumer et puis, c’était pas non plus comme si elle était partie sans un mot, du jour au lendemain. Elle tenta en vain de continuer son formulaire d’inscription quand finalement, elle le laissa de côté, le remplaçant par une feuille blanche. Elle passa une main dans ses cheveux afin de dégager un côté de sa nuque et laissa glisser son stylo sur la feuille de papier.

« Cher Eric,

Ca sonne faux, non ? Venant de moi, surement. C’est pas mon genre et je pense que ça va te faire penser à ce genre de minettes toute gentilles, toutes sages, capable d’écrire une lettre avec les bons mots et sans faute, dans les règles de l’art. On va dire que c’est pour la forme. T’as le droit de déchirer cette lettre sans même la lire, t’as le droit de la lire sans vouloir me voir après, mais il paraît que tu peux m’aider, c’est ce qu’on me dit depuis un mois. Mon égo me dit que non, que je peux certainement m’en sortir toute seule, mais la fille de 20 ans au fond de moi, me dit que t’y arriverais peut-être. Au final, t’es sensé me connaître, ou peut-être que tu m’as oubliée. Je vais te rafraichir la mémoire, comme quoi que je peux encore être gentille, au moins une dernière fois.

Comme tu le sais déjà, je m’appelle Haven Gabriella Altman. C’est Haven et non pas Heaven comme beaucoup le prononcent.  Je suis née le 21 décembre 1994 dans la grande ville de New York. Cette nuit-là, il paraît qu’un grand manteau blanc recouvrait la ville, notre ville, mais aussi, j’avais fait le bonheur de mes parents et de mon frère. Chris est 4 ans plus âgé que moi et depuis ce jour, il était le héro de mes jours et l’ange gardien de mes nuits. Celui qui soulageait mes craintes, celui qui chassait les monstres sous mon lit quand j’étais petite, celui qui apaisait mes cauchemars. Mon père est militaire, il n’était pas souvent-là. Ma mère travaillait dans la finance, mais n’aurait au grand jamais délaissé sa vie de famille pour son travail. Plus petit, mon frère voulait devenir militaire, il l’a toujours dit, il a toujours fait tout pour, il l’a toujours rêvé. Moi je rêvais d’être cosmonaute parce que j’imagine que j’avais toujours la tête dans les étoiles, encore aujourd’hui, d’une manière scientifique, ça m’intéresse. Quand j’étais petite, je jouais aux poupées, j’aimais les robes roses et je piquais sans cesse le maquillage de ma mère. On m’a toujours dit que je lui ressemblais, tu le savais ? Quand j’étais petite, j’aimais que tu passes à la maison, tu me faisais rire,  tu me faisais pleurer et tu me faisais même rêver. T’étais déjà l’homme de ma vie, bravo Lawner, beaucoup se demandent comment t’as fait.  A l’école, j’écoutais comme il le fallait, le strict minimum, mais j’avais des points satisfaisants. Mon frère, lui, bossait pour l’armée, il était acharné et plus tard, lorsqu’il fut accepté, il a été la fierté de ma famille, la mienne aussi. Il passait de héro à super-héro ou encore même, de plus grande fierté. Il est passé de plus grande fierté à modèle. Il était beau dans ses costumes aux célébrations, je voulais vivre la même chose, c’était un monde qui me plaisait et puis, soyons réalistes, on ne devient pas cosmonaute comme on devient coiffeuse. J’ai vite changé d’avis et j’ai donné le meilleur de moi-même pour l’armée. C’était un but, c’est devenu un rêve. Je me suis améliorée à l’école, je me suis entrainée pour les tests, je les ai passé une première fois, tout juste mais pas assez. J’ai pas laissé tombé, mon père m’a motivée, mon frère, toi. Ma mère n’a jamais été très partante pour que j’y aille. Tu comprends, les filles ne vont pas à l’armée. Les filles portes des robes, les filles ne jouent pas avec des armes, les filles rêvent de mannequinat, de concours ou même de devenir présidente des Etats Unis. J’ai continué mes efforts, j’y ai cru et finalement j’ai réussi. Ce jour-là, je t’ai fait des promesses, c’était rapide, c’était même bâclé, mais c’était réel. A l’heure d’aujourd’hui, je les ai tenues, toutes. J’ai évolué, j’ai appris à devenir une autre personne, j’ai appris à me plier aux ordres, j’ai appris la discipline, le respect, j’ai gagné de la capacité physique. Moi aussi je sais courir, je sais tenir la distance et s’il me venait de me promener toute seule dans Central Park, un jour, je saurais même me défendre. Je m’étais assagie, j’étais comblée, heureuse et j’avais hâte de te dire un jour que j’y étais arrivée. T’aurais été fier, non ? J’espère. Mon frère l’était, mon père aussi.

Il y a un mois, Chris est parti en mission, tu sais, ce genre de mission dont je t’avais parlé ? Il y a des risques à l’armée et beaucoup plus qu’on ne l’imagine. Il a dû en prendre, mais il y a laissé sa vie. Ca aurait pu n’être qu’une déception comme un enfant qui découvre qui est vraiment Père Nöel. Après tout, les héros n’existent pas, n’est-ce pas ? Mais en plus d’être mon héro, c’était aussi mon frère et je m’en suis seulement rappelée il y a un mois, lorsque j’ai appris sa mort. C’était un peu tard, beaucoup trop tard et je crois que mon monde s’est écroulé, mais à l’armée tu dois garder la tête haute, parce qu’il avait signé, il a pris le risque et ils essaient de te consoler en te disant qu’il est mort « en héro ». La seule chose qu’on a envie de leur dire, c’est qu’il faut arrêter de se prendre pour des héros, au final nous ne sommes que des être humains avec des armes. Je suis incapable de l’accepter, mais je suis incapable de vivre avec. Je suis incapable de le réaliser et je suis incapable de continuer là où il a échoué. Mes supérieurs pensent que j’y arriverai, un jour. J’ai pas pu continuer et ma mise à pied est tombée. J’ai 20 ans, dans deux ans j’aurais pu te dire que je passais sous-officier et finalement je peux juste te dire « j’ai échoué ». Ils pensent que dans 3 ans je pourrais tenter l’armée de l’air, parce que j’ai le caractère, j’ai les capacités, mais j’ai pas la formation. D’où l’astrophysique, la physique et l’astrologie à Wynwood. Néanmoins « j’ai un deuil à faire ». Eric, comment fait-on le deuil de la mort de son héro frère ?

Mes parents me supplient de t’en parler, de me confier. Je l’ai fait, à moitié, dans cette lettre. Je ne sais pas si tu la liras, mais si oui, par pitié ne me demande pas comment je vais, parce qu’à toi, je serais incapable de répondre mon éternel ça va.

Je t’embrasse,

Haven.


Haven plia la feuille et la glissa dans une enveloppe sans réellement savoir s’il l’a lirait un jour ou non, dans tous les cas, elle allait forcément se retrouver face à lui dans minimum 2 jours et probablement devoir trouver une alternative à cette question que tout le monde lui posait :  comment tu vas ?.
   

   
TOI, ET SEULEMENT TOI

   

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MessageSujet: Re: Il y a un pays appelé Passiva-Agressiva et j'en suis la reine   Jeu 19 Fév - 15:03


Félicitations !

TU ES VALIDE(e) C'est à mon tour de ne pas être objectif quand à un ton personnage. J'ai beaucoup aimé relire cette fiche et cette lettre que j'ai beaucoup relue déjà :D J'adore ce personnage et tout les rps qu'on a ensemble, et ceux à venir bien entendu *_* Je te valide immédiatement :D


survole-moi


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On a parcouru les chemins, on a tenu la distance et je te hais de tout mon corps. Mais je t'adore. On a parcouru les chemins, on a souffert en silence, et je te hais de tout mon corps. Mais je t'adore... Kyo
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Il y a un pays appelé Passiva-Agressiva et j'en suis la reine

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