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 Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !

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MessageSujet: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Mer 18 Fév - 11:09

Feu d'artifice !


   
Venez jouer avec nous  

   
Vous savez que les employés communaux travaillent très dur à Miami ? Lorsque vous vous êtes couchés au soir du 13 Février, rien ne laissait présager ce qui allait arriver le lendemain. Oh, ne vous emballez pas, ce n'est pas l'apparition d'un OVNI sur le terrain de sport, ni un trampoline géant dans Coral Gabbles ; Ici, il 'agit d'affiches, posées un peu partout en ville ; vous n'avez pas pu les rater. Elles ont des couleurs très vives, teintées de rouges et de roses, et dont l'écriture souple, longiligne et aérée vous indique :

CE SOIR A 23H, VENEZ FÊTER LA SAINT VALENTIN DEVANT LE FEU D'ARTIFICE DE LA VILLE !

Le rendez-vous est donné ; si vous désirez venir, seul ou avec votre compagnon/compagne, vous êtes conviés au feu d'artifice qui aura lieu sur Miami Beach, à 23h. Que vous soyez en couple ou célibataire, aucune importance, le but est de s'amuser !

Il est l'heure et sur place, tout est déjà prêt. Le soleil s'est couché sur Miami et la plage est éclairée de couleurs rosées et rouges. Il est 22h, et vous pourrez bientôt admirer le feu d'artifice pour lequel vous êtes venus. De la musique n'attend que ceux qui veulent danser sur un rythme endiablé, un bar mobile est installé près de la mer, et le feu d'artifice sera lancé dans l'heure. Prenez le temps d'observer le paysage qui s'offre à vous, observer les alentours, attendez votre amoureux ou votre amoureuse, mais surtout, passez du bon temps avec nous !
   
   


   


Dernière édition par The Mayor le Mer 25 Mar - 3:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Dim 22 Fév - 15:58




       
   
   

     
Celui qui ne savait pas aimer
Saint-Valentin
Je dois bien avouer que lorsque Claire me proposa d'aller voir les feux d'artifices de la Saint-Valentin, mes yeux se levèrent au ciel. Elle ne prenait que rarement des initiatives – et ma foi, tant mieux – et quand enfin elle se décidait à le faire, c'était pour proposer une nullité dans ce goût-là. La jolie brune, moulée dans une jupe crayon sexy, glissa sa main sur les boutons de son chemisier en soie blanche, tout en me fixant dans les yeux. « Les feux d'artifices m'ont toujours... un peu excitée ». Elle commençait à bien me connaître, cela ne faisait pourtant que quelques semaines que j'avais jeté mon dévolu sur elle. Bon, certes, à première vue je n'étais pas compliqué à suivre. Il ne fallait pas gratter longtemps pour comprendre ce qui me motivait dans la vie. Je n'ai pas la prétention de dire que je ne suis pas comme ça, je ne mange pas de ce pain-là. En réalité, je le suis totalement et il est vrai que ma vie est guidée en grande partie par le sexe et par les apparences. De là à dire que cela me rendait heureux... mais je préférais ne pas y réfléchir. Non, je préférais penser à la façon dont j'allais lui arracher ce chemisier hors de prix lorsque nous rentrerions à la villa. C'est donc ainsi que je me retrouvai au milieu de la foule à Miami Beach, le soir du 14 février. « Tu peux me rappeler ce qu'on fout là ? » sifflai-je à l'oreille de Claire, qui avait déjà les yeux qui brillaient alors que les feux n'avaient pas encore commencé. Le problème, quand on sort avec des filles plus jeunes, c'est qu'elles n'ont pas toujours des centres d'intérêt très évolués. Elle m'enfonça son coude dans les côtes. « On passe un moment en amoureux ». Elle ajoutait le chéri, et je vomissais sur mes Prada. Avait-elle compris ce que nous faisions réellement ensemble ? J'en doutais de plus en plus. « Je vais voir si je peux nous trouver quelque chose à boire. Attends-moi là ». Prétexte pour m'éloigner de la foule. Le spectacle allait commencer, mais il n'était pas question que je la prenne dans mes bras dans cette cohorte, qui se chargeait bien de la serrer pour moi. Claire me lança un regard de dépit, qui ne me fit ni chaud ni froid. Quoi, connard ? Ce n'était tout simplement pas fait pour moi, et je n'aimais pas me forcer. Je détestais ça. Je sortis de la foule et m'éloignai un peu de l'endroit des réjouissances, mains dans les poches... lorsque je heurtai l'épaule de quelqu'un qui allait dans l'autre direction, pressé sans doute de rejoindre le monde pour participer à cette manifestation populaire ridicule et pouvoir dire moi aussi, j'y étais. Je n'en voyais pas l'intérêt, surtout qu'il n'y avait aucun paparazzi présent pour couvrir l'événement, si on pouvait appeler ça ainsi. « Faites attention, nom de Dieu. Inutile de courir comme ça, vous verrez le feu d'artifices d'ici, tout aussi bien qu'au milieu de cette foule pullulante ».


         
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Dim 22 Fév - 23:00

Je sortais tout juste d'un rendez-vous quand j'ai vu cette affiche. J'avais totalement oublié quel jour on était, et puis à vrai dire je m'en fichais un peu. La fête de l'amour ? Pour les gros nazes, pas pour moi. J'avais autre chose à foutre. Je n'étais déjà pas capable d'aimer le reste de l'année, je ne voyais pas pourquoi ce jour allait faire exception. Enfin bref, ce n'était pas le fait que ça soit la Saint Valentin, mais bien le fait qu'il y ait un feu d'artifice au soir. J'aimais bien ça, ça pétait, mais surtout, c'était un moment pour faire la fête et faire chier tout un tas de gens qui seraient là. En somme : un bon plan pour moi. MAIS, je n'allais certainement pas rester tout seul. Et à qui je pensais en premier quand il s'agissait de faire une connerie ? Allons, faites un effort, c'est tellement évident. Bah oui, James, bande de génies ! Je dégainai mon portable pour lui envoyer un message, puisque je ne retournais pas à ma chambre pour le moment. Feu d'artifices ce soir, ça te dit nous deux, des pétards et des gosses qui hurlent et qui courent ? N'imaginez pas un rendez-vous amoureux, ce n'était pas ça. Je souris en rangeant mon portable et me dirigeais vers la maison de mes parents.

Ma mère voulait absolument avoir un résumé de mon rendez-vous, je crois qu'elle n'avait pas encore totalement confiance en moi quand j'étais tout seul. Tout s'était bien passé, et le fournisseur avait signé le contrat, alors elle n'avait pas à s'en faire. Elle osa même me demander si je faisais quelque chose ce soir, à quoi je répondis que non. Elle était un peu déçue que je ne profite pas de ce temps pour être avec Eileen, je crois qu'elle n'avait toujours pas compris qu'on ne se marierait jamais. J'en profitais également pour me changer puisque je ne voulais pas aller à ce feu en costume, logique. Entre temps, James m'avait répondu, alors je lui promis d'aller acheter les armes du crimes moi-même avant qu'on se retrouve. J'avais encore deux trois trucs à faire en ville et ma mère voulait absolument que je mange avec elle si je n'avais rien de prévu. Mon père était en déplacement pour un défilé, donc elle se retrouvait toute seule.
Une fois installé à table, j'eus même le droit à l'interrogatoire de police.

- J'arrive pas à croire qu'un gars aussi mignon que toi sois tout seul pour la St Valentin.
- C'est parce que je l'ai voulu Maman. Je m'en fiche des fleurs et des chocolats, j'ai pas envie de faire de faux espoirs à une pauvre fille qui a rien demandé.
- T'exagère quand même, t'as pas une copine en ce moment ?
- Non je t'ai déjà dit.

Et même quand j'en avais une, je disais non quand même, parce que ma mère est parfois un peu trop intrusive. Je soupirai et elle comprit que ça ne sert à rien de me travailler plus au corps.

- Bien, si tu le dis. Tu veux qu'on loue un film alors ce soir ?
- Nope, j'suis pas là.
- Je croyais que tu sortais pas ?
- J'ai dit que je faisais pas la st planplantin, pas que je sortais pas. Je retrouve un pote.

Elle leva un sourcil, je ne le sentais pas ce coup-là.

- Un pote ?

Oh, je voyais où tu voulais en venir ma vieille, je décidai de la calmer tout de suite.

- Mon coloc, on va s'amuser avec des pétards, rien de plus, te fais pas de film.

Pourtant, elle n'avait pas tout à fait tort, je passais plus de temps avec lui maintenant qu'avec les filles. Yen avait pas beaucoup d'intéressantes, pour ça. A part Kaira … Et Eileen, mais elle, c'était autre chose. Et puis ça me laissait du temps pour plein d'autres projets ! Ou pour glander dans la chambre d'ailleurs. Peut-être que je me défendais un peu vite, elle n'avait pas l'air tout à fait convaincue. Enfin, à la fin du repas, je la laissai, et j'eus même droit à un petit « fais attention avec tes pétards, j'ai fais un ange, je peux pas que le diable revienne à la maison » qui me fit bien rire. J'étais pas un empoté quand même ! Il ne pouvait rien m'arriver là-bas. Je pris donc mes affaires avant de sortir et de me rendre sur la plage. Les feus d'artifices, par chance, n'étaient pas contre indiqués avec mon épilepsie, logiquement, je ne devrais pas faire de crise, mais je me méfiais quand même un peu. Au pire, James était au courant de mon problème, il aurait une belle frayeur mais ça s'arrêtait là. Une fois arrivé sur place, je lui envoyai un message pour le retrouver, histoire qu'on passe pas la soirée à se chercher. Je me mis sur la pointe des pieds pour le trouver, mais dans cette foule, c'était presque impossible. Je n'avais plus qu'à attendre de savoir où lui était pour être sûr qu'on ne se raterait pas.

- Pffff, c't'enfer, vivement qu'on fasse un peu de place dans tous ces gosses, pestai-je.

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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Lun 23 Fév - 12:45

Saint Valentin


Nicholas & Alayna ♥

Pourquoi la première personne à laquelle j'avais pensé était lui ? Je voulais dire, j'avais beaucoup de connaissances, quelques amis, des personnes qui m'étaient proches. Ma famille, des voisins, des camarades, tout ça. Alors pourquoi est-ce qu'en voyant qu'il y avait un feu d'artifice pour la St Valentin, l'image d'un Nicholas souriant s'était imposée immédiatement à mon esprit plutôt que de continuer ma route tranquillement ? J'avais vu l'annonce dès ce matin, en sortant de chez moi, puisqu'on avait collé une affiche sur le mur de mon entrepôt/studio et qu'il fallait bien que j'aille chercher mon quotidien sur le pas de la porte. Personne n'était au courant, tout était une surprise, et je trouvais ça trop mignon. Beaucoup devaient trouver ça débile, et sans doute qu'il y avait un an de cela, j'aurais été de leur avis, mais pas aujourd'hui.
J'avais bien voulu m'enlever cette image de la tête et j'avais sculpté toute la matinée, musique à fond, en essayant de ne pas penser à mon ami. Peine perdu, parce qu'à chaque fois que j'essayais de faire des yeux, ils étaient bridés. Dès que je voulais faire une bouche, c'était le sourire de Nicholas qui me répondait. Et ça m'énervait, alors j'abandonnai rapidement, avant de virer cinglée. J'avais décidé à la place de regardai un film, mais plus le temps passait et plus la tentation d'envoyer un message était grande. Au final, un peu après 19h, je craquai et un sms partit comme par magie de mon portable, proposant au garçon de se voir au feu d'artifices ce soir. Et puis l'angoisse dans mon ventre de recevoir sa réponse. Oui, non ? Pas de réponse ? Mon cœur qui battait un peu plus vite, c'était vraiment con, et je me dégoûtais d'être si guimauve.

Au final, je n'avais pas à stresser, puisqu'il accepta avec plaisir. Je n'avais plus qu'à me préparer pour y aller et à attendre qu'il vienne me chercher, puisque c'était ce qu'il m'avait dit. Il habitait le même quartier que moi, donc ça ne devrait pas prendre trop de temps. Quand il frappa à la porte que je n'avais pas fermée, j'allai lui ouvrir en souriant. Est-ce qu'on pouvait considérer que c'était un rencard ? Je n'en savais rien, et je préférais ne pas me poser trop la question.

- Hey ! Tu vas bien ?

J'espérais que ma nervosité ne se sente pas trop dans ma voix, mais c'était un peu peine perdue. Moi qui ne me prenais jamais la tête, là, je me la prenais bien pour pas grand-chose. Comme toujours, il était très mignon et je n'osais rien lui dire le temps d'arriver sur la plage. Une fois sur place, je croisais mon prof de dessin, James, qui semblait chercher quelqu'un.

- Alors  Cobb, tu cherches ta donzelle ? T'es sûr qu'elle est pas partie en courant devant ton égo qui prend toute la place ?! Passe une bonne soirée !

Contrairement aux apparences, j'appréciais ce type. J'aimais le faire chier, il me le rendait bien. Et à vrai dire, je ne savais même pas s'il avait une copine à retrouver. Je me retournai de nouveau vers Nicho, plus excitée que stressée.

- J'adore trop les feux d'artifices ! Pas toi ? Je me demande comment ça fonctionne, avec les couleurs et tout. Puis quand c'est au bord de l'eau, c'est encore plus beau.

En Irlande, c'était souvent au bord de l'eau, et j'adorais celui de mon petit village, ainsi que la fête qui suivait. J'avais fait quelques dessins d'ailleurs, mais à l'époque, je n'y arrivais pas autant qu'aujourd'hui, étant donné que je n'avais jamais suivi de cours. Regardant vers la mer, j'attendais avec impatience le début du spectacle, annoncé pour bientôt grâce à la musique qui s'était mise en route.
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Mar 24 Fév - 10:25

Alayna & Nicholas
C’était un samedi en apparence normale. Un samedi qui avait débuté comme tout autre samedi de l’année. Grasse matinée, petit-déjeuner avec ses parents, et longues conversations sur la semaine passée. Un samedi où Nicholas rentrait chez lui pour le week-end après un séjour à l’internat. Un jour qu’il attendait toujours avec impatience, un jour qu’il passait toujours dans la joie et la bonne humeur. Mais s’il y avait bien une chose qui différait de tous les samedis précédents, c’est que nous étions le quatorze février, et pour tout ceux qui connaissaient la signification de cette date, ce n’était pas un jour anodin. Même pour les célibataires. On entendait parler que de ça. A la radio, pour parler des évènements et promotions en cours dans les différentes boutiques. Dans les pubs, notamment de parfums et chocolats pour séduire et faire plaisir à son compagnon. Et même dans la rue, placardé sur des affiches que Nicholas n’avait pas pu louper en allant récupérer le journal sur le pas de la porte, qui évidemment lui aussi avait en guise de première page, un article sur la Saint-Valentin. Comment passer devant ? Comment faire la sourde oreille ? Et comment ne pas être courant de cette fête ? A part vivre reclus dans une grotte, il n’y avait aucun moyen de ne pas être au courant, ni d’ignorer l’organisation d’un feu d’artifice à Miami Beach.

Nicholas n’avait jamais considéré ce jour comme différent, n’ayant jamais eu le loisir de pouvoir le vivre sous un autre angle, n’ayant jamais eu de filles avec qui en profiter, il regardait toujours ses parents, heureux comme au premier jour, s’échanger des cadeaux et petits mots doux qui le faisait toujours autant sourire. Mais cette année, alors que tous les autres il préférait s’enfermer dans sa chambre à jouer sur sa guitare sèche, il pensait à quelqu’un. En fait, il ne pouvait s’empêcher de penser à quelqu’un. Il n’avait pas la maitrise de ses pensées, et à l’entente du mot Valentin, le visage de la jolie Alayna était apparu. Elle lui souriait, ses longs cheveux roux tombant en cascade dans son dos, l’invitant à aller se promener. Seule image qui le captiva deux minutes durant. Pourquoi il avait pensé à elle en premier lieu et pas à une autre ? C’était une question tout à fait intéressante qu’il ne chercha même pas à se poser.

La journée se déroula tranquillement, le repas de midi étant passé, ils s’étaient tous les trois installés pour regarder un feuilleton qui passait à la télévision. Le genre d’émission nian nian qu’ils détestaient tous les trois, mais prenaient un malin plaisir à démonter en direct. Pour eux la télévision, ce n’était pas que regarder des émissions marrantes dont ils étaient fan, mais aussi se prendre pour des critiques devant celles qui n’auraient jamais du exister. Ils étaient d’ailleurs au beau milieu d’une scène mielleuse, à laquelle il ne manquait plus que le son du violon pour que la scène soit à son paroxysme, quand le téléphone de Nicholas se mit à sonner. Il avait un message, ce qui n’échappa pas à ses deux parents.

Surpris, il attrapa le dit téléphone, le déverrouilla et un large sourire s’afficha sur son visage en voyant la destinataire du SMS. Alayna. Comme si celle-ci avait fini par entendre ses pensées. Elle venait de faire ce que lui n’aurait jamais osé de faire en ce jour : l’inviter au feu d’artifice dont tout le monde rêvait en ce jour. Pourquoi il n’aurait jamais osé ? Il n’avait jamais invité de fille, et avait bien trop peur que ce geste soit mal pris et refusait d’être en conflit avec la jeune irlandaise qu’il appréciait bien trop pour ça. Malgré tout, il était content, et ne s’arrêtait de sourire, répondant enthousiaste au message. Il irait la chercher, et ils iraient tous les deux au feu d’artifice. Ce que ça signifiait, il l’ignorait, et ne cherchait pour le moment pas plus loin que le bout de son nez. Au lieu de ça, il préféra commencer à s’impatienter pour le moment où il allait devoir passer chez elle pour se rendre ensemble à la plage.

Alors qu’il rêvassait, ses parents se mirent à rire, heureux de voir cette joie dans les yeux de leur fils, et curieux ne purent s’empêcher de réprimer une question qui mit directement le jeune homme mal à l’aise.

« Tu ne nous avais jamais dis que tu avais une copine.
Ce n’est pas ce que vous croyez, c’est une amie, oui, juste une amie. »

Gêné comme pas deux, il s’empressa de se lever et de monter à l’étage en quatrième vitesse. Ses deux parents trouvaient ça absolument adorable, mais lui n’arrivait pas encore à  imaginer une telle chose. A la place, il préféra passer son temps à se préparer, et une fois qu’il fut fin prêt, prit la direction de l’entrepôt de son amie, à quelques rues de là où il habitait. Cette dernière était déjà prête, et le salua chaleureusement.

« Je vais très bien, comme à mon habitude. Et toi ? Prête à y aller ? »

Ce à quoi elle lui répondit, suivi d’un simple hochement de tête. Rien n’avait véritablement changé entre eux, toujours heureux de se voir et passer du bon temps ensemble. Et Nicholas, encore plus aujourd’hui.

Le chemin n’était pas trop long, mais nécessitait de prendre le métro pour quelques stations, mais ils arrivèrent très vite à la plage où il y avait pas mal de monde qui grouillait déjà, dont un jeune homme qu’Alayna connaissait visiblement, et ne se retint pas de lui lancer une belle pique qui fit rire Nicholas. Il ne savait pas qui il était, mais il avait apprécié cette pique fort sympathique de la part de son amie.

« C’était qui ? »

Demanda-t-il tout de même, relativement curieux, tout en regardant une dernière fois vers le concerné, qui semblait faussement outré par cette remarque. Attendant qu’elle lui réponde, ils s’avancèrent alors un peu, il ne restait plus qu’à attendre que ça démarre.

« J’aime beaucoup aussi, c’est super impressionnant, et même si tu te dis que c’est de la pyrotechnie, c’est un sacré boulot. Faudrait demander à ceux qui les allume, tu crois qu’on pourra à la fin ? »

Il y avait peut-être une raison à ça, et Nicholas ne chercha pas à en savoir davantage. La musique se mit en route, ce qui rendait l’ambiance plus festive, et Nicholas invita Alayna à faire le tour des stands à disposition.

« Tu veux quelque chose ? A boire ? A manger ? »

A défaut de rester statique et muet, il tenta de rester lui-même, tout en étant le plus agréable possible avec Alayna.

« Et d’ailleurs je n’en ai pas encore eu vraiment l’occasion, mais merci pour l’invitation, ça me touche beaucoup. »

Suivi d’un énorme sourire, dont il avait le secret.

Tenue de Nicholas

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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Mar 24 Fév - 14:35

Feu d'artifice

Une semaine. Ca fait une semaine que je suis là, fraichement débarqué, tout droit venu de l’autre bout du monde. Du Bhoutan. Pays trop peu connu qui m’aura valu bien des regards de harengs saurs à mon arrivée. C’est où ? C’est vraiment un pays qui existe ? Et bien non ducon, j’ai inventé ma propre dynastie, et je viens d’un pays qui n’existe que dans ma tête. Bouffon.  

Sérieusement, c’est troublant de voir à quel point certains gens peuvent être limités intellectuellement parlant. Encore que le Bhoutan soit un pays dont on entend peu parler je veux bien, mais de là à me prendre pour un espèce de mythomane décérébré, y avait des limites. Du coup, je me contentais de les regarder avec un grand sourire du genre « J’t’emmerde » avant de partir simplement, n’ayant pas le cœur à m’attarder sur des broutilles.

Vraiment Miami, ça me change de mon pays. Dans tous les sens du terme. Et si on devait commencer quelque part, je parlerais sans doute de cette forêt de gratte-ciels absolument hideux qui composent la totalité du paysage de cette ville américaine. Rien à voir avec les bâtiments traditionnels qui n’excellent généralement pas plus de deux étages, voire plus –mais cela concernait généralement les bâtiments publics, type monastère et cie-. Ici on voyait tout en grand, beaucoup trop grand. Et il y a de la vie, tout le temps. Matin, midi, soir et même la nuit. Cette ville est vivante, tellement vivante que j’ai l’impression de vivre à un à l’heure, ne jamais être au même rythme et être en retard constamment. C’est dur. Le contraste est dur. Pourtant Miami n’est pas une ville si déplaisante en soi. Elle a ses quartiers, sa plage et sa grande forêt, mais s’y habituer ça allait être une autre paire de manches, et pour quelqu’un de routinier et rêveur comme moi, y avait du boulot.

Toujours est-il que ce matin, je me trainais dans une rue au cœur de Coconut Grove, le cœur léger, tout en gardant les yeux constamment levés au ciel. Même moi qui semblait d’habitude gigantesque, j’avais l’impression d’être une crotte de mouche au milieu de tous ces buildings. Une vie de géant. Une vie de rêve. C’était si impressionnant que j’observais en détail tout ce qui m’en entourait. Comme un pauvre touriste, l’appareil photo en moins. Et j’admirais, ou déplorais ce que je voyais. Certains habitants étaient forts désagréables. Entre ceux qui étaient pressés comme s’ils avaient une fusée logée dans le cul, et ceux qui trainaient des pieds avec une tronche de six pieds de longs, on voyait bien la mentalité de la ville. C’était une ville paradisiaque, mais personne ne semblait véritablement s’en contenter. La grandeur des Etats-Unis ayant sans doute mieux à fournir qu’une telle ville. Ce qui différait grandement du Bhoutan, pays où tout le monde était heureux comme ils étaient, se contentant de leur petite demeure calée dans un coin de la montagne improbable, parfois sans eau courante, mais le seul pays au monde où nous avions eu le culot de faire du bonheur une valeur sure. Le bonheur national brut. Oui oui, ça existe. En tout cas ici, force est d’admettre qu’il ne volerait pas bien haut malgré la vie luxueuse qu’ils devaient avoir en permanence. Comme quoi, il ne suffit pas de posséder beaucoup pour sourire, avoir tout en sa possession ne garantit pas tout.

En tout cas, à force de regarder autour de moi, j’en oubliais où j’allais et finissais par me perdre, au milieu d’une rue commerçante, en pleine fin d’après-midi. Comment j’allais retrouver le chemin de ma maison ? C’était une bonne question, mais loin de paniquer, je continuais ma route, toujours plus curieux jusqu’à tomber nez à nez sur une affiche. « Grand feu d’artifice de la Saint-Valentin, 23hr à Miami Beach. ». Ecrit en gros, gras et majuscules, difficile de le louper, et pourtant j’avais du passer à côté d’une bonne dizaine d’affiches de ce genre au cours de ma journée. Cependant, me voilà captivé et animé par une certaine curiosité. Voir comment les américains fêtaient ça, la Saint-Valentin. C’est une fête commerciale à souhait, à ce que j’ai entendu. Pas vraiment le genre de la maison, où la tradition aura plus tendance à prôner sur la sincérité et l’intention, que tout un chariot de cadeaux en tout genre. L’argent ne coulant pas à flot, et surtout les valeurs étant bien différentes. Me saisissant de l’affiche, je suivais consciencieusement le petit plan imprimé en bas à droite pour me rendre, doucement mais surement, vers la dite plage, connue dans le monde entier. Pour ça je dus monter dans un métro. Un métro. Mon baptême même. Ca n’existe pas chez moi, et autant vous dire que je comprends bien pourquoi, vu le taux de pollution de cet engin tonitruant, tout de métal vêtu, qui fait son entrée dans une rafale de vent à en décoiffer quiconque se tenait à proximité. Une invention de l’homme qui semblait avoir son utilité, mais que je trouvais avant tout désastreuse. Comment pouvait-on supporter d’être entassés comme des patates dans un gratin pour se rendre à un endroit, alors que la marche procurait bien plus de plaisir, et permettait d’observer ce qui nous entourait ? Ici, on ne voyait que du noir, et des gueules de pastèques gâtées tout au long du trajet. Des gens tristes, des gens qui dorment, des gens qui écoutent leur musique, des gens bizarres aussi. Vraiment, le métro c’est la réunion de clampins par excellence. Et j’y suis allé, de mon plein gré. Chose qui ne se reproduira pas.

Une fois descendu de cet enfer de la sueur, je remontais à la surface, bien heureux de respirer autre chose que l’odeur de la pisse qui hantait les longs boyaux reliant les quais entre eux. Le genre d’odeur déplaisante qui te fait comprendre que ce n’est pas qu’un lieu de passage pour certains, mais aussi le toit d’autres. Une véritable catastrophe, et surtout le paradis du microbe et de la mauvaise humeur. Malgré tout, j’arrivais à destination peu après. Le sable s’étendait sur des kilomètres et la mer me redonnait le sourire immédiatement. Cette étendue d’eau si paisible, qui reflétait les rayons d’un soleil couchant. Ciel orange qui tirait sur du rouge sanguin, un spectacle des plus extraordinaires que la nature pouvait nous faire. Et je restais là, statique, à admirer ça, pieds dans le sable. Il était encore bien tôt, trop pour qu’on puisse lancer les fusées, mais je m’attardais, avant de finir par m’asseoir dans un coin, tout en continuant à observer les gens qui m’entouraient. Beaucoup de jeunes, des couples aussi. Et je souriais. Eux au moins semblaient vraiment heureux. Et j’étais content d’être là. Je ne connaissais personne, mais je n’avais pas besoin d’être accompagné pour profiter et m’amuser, ce pourquoi je restais sagement assis dans mon coin, à regarder ce ciel. Il ne me restait plus qu’à attendre. Et ça tombait bien, j’étais patient. Ce qui semblait ne pas être le cas des trois quarts des habitants à Miami. Mais ça, c’est parce qu’ils avaient grandi comme ça. C’était comme ça, et je ne pouvais rien changer.

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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Mar 24 Fév - 17:30


Feu d'artifice de la Saint Valentin





Interaction : Ilyès

Le 14 février, jour de la fête des amoureux, mais aujourd'hui, je suis seule. Trevor est encore en mission quelque part. Mais c'est normal et je comprends, on aura notre saint valentin plus tard, quand il reviendrait. En tout cas, ce n'est pas parce qu'il n'est pas là, que je vais m'empêcher d'aller regarder le feu d'artifice de la saint valentin. J'ai vu les affiches un peu partout en ville lorsque je suis allé faire des courses ce matin. Bien-sûr j'ai tout de suite voulu me rendre à ce feu d'artifice ce soir, même si je dois m'y rendre seule.

J'ai d'ailleurs passé une partie de l'après-midi à écrire une lettre pour Trevor, il saura que je pense à lui-même à des milliers de kilomètre. Le reste de l'après-midi, je l'ai passé à travailler mes cours et à faire les dissertations que l'on m'a donné dans les différentes matières. Après cet après-midi de travail, j'ai profité de la soirée pour me préparer à sortir. Une fois prête, je quittais ma chambre universitaire pour me rendre en ville. Il était environs 22h, je préférais partir plus tôt au cas où, il y ait un problème avec le bus ou autre chose qui me ferait perdre du temps et qui me ferait arriver en retard, même si je pouvais voir le feu d'artifice de loin.

Finalement, il n'y a eu aucun problème sur la ligne, je n'ai donc plus qu'à attendre que le feu d'artifice. Je décide alors de profiter du temps avant qu'il commence pour me promener dans les rues illuminées de Miami. J'en profite également pour trouver l'endroit d'où je regarderais le feu d'artifice étant donné que je ne compte pas me mêler à la foule. Je n'ai pas spécialement envie d'être compressée dans une foule compacte juste pour regarder le feu d'artifice. Puis, généralement, on voit mieux lorsque l'on est un peu éloigné. Alors que je suis en train de marcher la recherche du meilleur point de vu, j'aperçois à quelques mètres devant moi, arrivant en sens inverse un visage qui m'est familier, mais que je n'ai pas vu depuis un long moment et pour cause, il était à l'étranger. Mon meilleur ami et ex : Ilyès. Puis, généralement, on voit mieux lorsque l'on est un peu éloigné. Je ne sais pas si il m'a vu, je lève donc un bras et lui fais de grands signes avant de l'appeler.

« Ilyès !! »
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Mer 25 Fév - 21:00

Interactions : Urban



"Non, non et NON J'IRAI PAS T'ENTENDS.
- Mais, papa !"


Cette fois ci je commence à en avoir assez. Vraiment, assez. Nous sommes le 14 Février. Sans doute le jour que je redoutais le plus. Parce que bon, je ne suis pas très au fait de ce genre d'évènements, moi, même si j'ai toujours eu pour coutume d'offrir quelque chose à l'autre ce, jour-là, lorsque j'étais en couple. Je sais pas, question de tradition. On dit souvent que c'est commercial, et je ne peux qu'affirmer ceci. Seulement voilà ; je crois que je peux bien faire celui qui m'en fout aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Parce que la personne qui partage mon appart, elle ne se souvient plus de moi. Alors ça serait un peu stupide d'offrir un cadeau à quelqu'un qui a cessé de nous aimer du jour au lendemain non ? Je ne suis pas sûr qu'il comprenne. De toute manière il a filé, lui. Et je pense que je ne le verrai pas avant demain matin, et j'avoue que je n'ai absolument aucune envie de me chercher. Oui parce que BON. Il me prend pour un con, c'est clair et net. Ce matin, on s'est engueulés parce qu'en réponse à ses crises de surbouffe (qu'il a juste pour m'emmerder hein, je suis pas dupe) j'ai remis les cadenas sur les placards. Et quand il a vu ça je crois qu'il a failli casser sa pipe. Et moi ? Moi je m'en suis réjoui. Les dix premières minutes. Et puis quand on s'est mis à se rouler par terre en se tapant dessus, je crois que j'ai nettement moins rigolé. Finalement, il a filé en me traitant de "vieux con décérébré" auquel j'ai répondu par un "sale petit con insupportable" avant de m'effondrer sur le canapé, courbaturé et épuisé. Ah et j'ai pris une pêche, aussi. Du coup j'ai un bel oeil poché. SU-PER. Et bien sûr, c'est ce moment là qu'a choisi Ollie pour débarquer, tout sourire, en tenant une affiche dans sa main. Celle de la ville, que je vois depuis ce matin. Le feu d'artifice de la Saint Valentin. Sauf que moi j'ai affiché un sourire absolument magnifique en disant :

"AHAHAH non."


Et de prendre mon bouquin. Eh oh, il n'a qu'à y aller avec sa mère. Faut peut-être pas pousser mémé dans la tourbe non plus, et Ollie, il sait parfaitement que ce genre d'évènements et moi, ça fait quinze. Sauf que le gamin, quand il a une idée derrière la tête, il est du genre insistant. Et même si je répète que "quand je dis non c'est non bordel de merde" ben lui il fait comme s'il n'avait rien entendu et il enchaîne.

"Y'aura Sieg et Héra. Allez papa s'il te plait j'adore les feux d'artifice !
- Ah Sieg et Héra seront là ? Oh, c'est parfait vas-y avec eux.
- Mais c'est la fête des AMOUREUX. Je ne peux pas me mettre avec eux pendant la fête des AMOUREUX.
- Ben jusqu'à preuve du contraire je suis ton père, pas ton amoureux, donc ça ne change rien en fait. C'est non. "


Ollie a une grimace. Je me dis qu'il aimerait dire une réplique cinglante, mais il sait qu'il ne vaut mieux pas. Parce que la gifle, elle peut partir relativement vite en ce moment et il évite, du mieux qu'il le peut. L'ambiance à la maison est tellement pesante. Je me demande quand Cassandre va débarquer pour me dire qu'elle reprend une garde exclusive tant que je n'aurais pas réglé le problème. Seulement voilà. Le môme, il insiste. ENCORE.

"S'il te plait.
- Vas-y avec ta mère.
- Je peux pas maman a autre chose de prévu."


Je pousse un soupir. Un énorme soupir. Mon ex-femme s'est trouvée un Jules. Et moi je suis obligé de me taper... Un feu d'artifice. Non. Non c'est pas juste, et je ne le ferai pas. Je fous le livre devant ma figure. Jetevoispasmonfilsdégage.

"Tu sais tu devrais y aller.
- Non Ollie. Insistes encore une fois et tu passeras la Saint Valentin dans ta chambre sans manger. Je n'y vais pas parce que c'est stupide, que ça finit tard, que je suis fatigué et que je n'ai pas envie de me frotter à la foule."
cette foule qui m'angoisse. Qui me donne des sueurs froides rien que d'y penser. Bordeldemerde.  
"ça te ferait du bien de sortir d'ici. ça t'éviterait de broyer du noir toute la soirée, je suis pas bête."

Là je garde le silence. Il a foutrement raison. Quand Azraël quitte l'appartement, je suis du genre à tourner comme un fauve en cage jusqu'à ce qu'il rentre, lui et son foutu lézard. Et je crois qu'aujourd'hui c'est pire. Parce que son cadeau, je l'avais acheté un mois à l'avance. Sans me douter de ce qui allait se passer. Alors je me pince l'arrête du nez, en proie à un dilemne. C'est vrai, ça me sortirait. Et puis Ollie... Ollie aussi a besoin de voir autre chose que des bagarres, dans cette maison. Alors je crois que je fais la plus grosse connerie de ma vie quand je lève les yeux au ciel et que je me lève, pour aller me faire un café.

"Tu te prépares, on y va dans une heure.
- OUUUUUUAIIIIIIS !"


Et voilà. Il part comme un fou furieux, attrape son portable pour appeler Sieg, triomphant. "ALLO PAPA A DIT OUI ON Y VA TU ME DIS QUAND TU ARRIVES ON TE RECUPERERA SUR LA PLAGE JE SUIS TROP CONTENT" et il raccroche, paf, au nez de son frère adoptif. Et moi j'opte pour un pull à col roulé gris. Un jean noir, une paire de rangers. Et une heure plus tard, on file. Il est vingt et une heure quarante cinq. Et on se dirige vers la plage. Vers le monde, la musique tonitruante. Et je crois que je vais être malade.

Sur la plage c'est déjà bondé. Et moi je suis tout vert, alors qu'Ollie me tire par la main en hurlant "Regarde un bar ! Regarde la mer ! Regarde l'estrade ! Regarde..." je suis obligé de le baillonner en fait pour qu'il la ferme. C'est triste non ? On avance, direction la foule, et Ollie, il décroche son téléphone, surexcité, pour appeler Héra et lui demander où elle est. Il m'attrape par la main et il court, presque, comme un fou furieux pour avancer plus vite. Sauf qu'il n'avise pas l'obstacle, ce petit crétin, et... Et c'est moi qui rentre dans le type, là en retrait. Oh mon dieu je crois que je vais m'évanouir, parce que dès que je sens l'épaule de l'étranger contre la mienne, je fais un vrai bond en arrière, terrorisé soudain... Et dégoûté. ça tire Ollie en arrière qui s'étale dans le sable, mais lui il s'en fout complètement en fait. Parce qu'il hurle presque au téléphone.  "ALLO HERA"

Et la voix du type retentit alors que je tente de me redonner une contenance. Un mec propre sur lui, avec les cheveux longs et la barbe. J'ai un peu de mal à le discerner dans la pénombre en fait. Il a pas l'air ni riche ni pauvre, avec son chemisier blanc, ses mains dans les poches. Mais vu le ton qu'il prend... Je sais pas, je le sens pas.

« Faites attention, nom de Dieu. Inutile de courir comme ça, vous verrez le feu d'artifices d'ici, tout aussi bien qu'au milieu de cette foule pullulante.

- Je... Je... Pardon oui désolé. »


Et s'il savait comme il avait raison, en fait. Rien ne me faisait plus plaisir que de rester là en fait. Clairement. Je passe une main sur mon front. En voilà un qui partage mon avis au moins. Sans doute pas pour la même raison, MAIS BON.

"Je suis d'accord, je pense que je vais rester dans le coin. La foule et moi ça fait deux, excusez pour le dérangement. Mon fils est un peu agité.

- TU ES ARRIVEE ? MAIS OUI NOUS ON EST LA VERS L'ENTREE PAPA EST RENTRE DANS UN TYPE TOUT BIZARRE AVEC LES CHEVEUX LONGS ALORS QU'IL EST VIEUX ET..."


....Oh merde. Heu... Bon. Attends qu'on rentre toi. Je plaque une main sur la bouche d'un Ollie qui continue de parler et je lui prends le téléphone des mains.

"Salut Héra. On est vers l'entrée, tu devrais pas nous rater, Siegfried arrive bientôt ? ça marche. A tout de suite."


Et je raccroche. Je sais pas dans quelle galère je me suis foutu. Mais ça PUE je le jure. CA PUE.

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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Jeu 26 Fév - 11:19

Tenue Jewel (Sauf le sac, c'est moche )

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Dans la voiture en route vers sa maison, c'était un silence de mort. Depuis le départ de son papa, Jewel ne savait pas quoi dire à sa mère. Elle ne lui avait même pas parlé de la nouvelle chorégraphie qu'elle apprenait ni même de la musique sur laquelle elle dansait. Avec son père, c'était toujours ce genre de discussion qu'ils avaient, quand il venait la rechercher. C'était un petit rituel entre eux, mais pour le moment il n'avait pas le temps, ou tout simplement pas l'envie. La jeune fille fixait la route et les maisons qui défilaient sous ses yeux. De temps en temps, elle savait même dire à qui appartenait cette maison et voilà à quoi elle passait son temps sur le chemin du retour. Son portable la sortit de ses pensées et un sourire se dessina sur son doux visage lorsque son écran afficha « Sasha ». Juste avant son cours de danse, elle lui avait proposé d'aller au feu d'artifice. Certes, c'était la saint-Valentin, mais elle voulait surtout y aller pour le spectacle et y voir du monde. Rester chez soi un samedi soir, c'était impensable, surtout en ce moment. C'est alors qu'elle brisa la glace : « Maman, je vais au feu d'artifice à Miami Beach au soir ». Sarah détacha ses yeux de la route pour regarder sa fille à ses côtés. Avec le temps, elle remarquait que Jewel grandissait et n'était plus cette petite fille qui restait encore sagement à la maison, cette petite fille qu'il fallait protéger. Rester chez soi un samedi soir, c'était impensable, surtout en ce moment. Un peu comme elle à son âge « Tu y vas avec Natasza ? » Jewel fut un peu étonnée que sa mère lui demande ça, mais en y réfléchissant, c'est vrai que les deux jeunes filles étaient inséparables, sauf peut-être depuis que Natasza était avec Zach. Elle faisait n'importe quoi et elles ne se voyaient plus autant, juste à la danse. « Non. Avec un garçon, mais tu ne le connais pas » Sarah sourit toujours un peu plus. Elle était certaine que si c'était Chris, il dirait non. « T'as de la chance que je ne sois pas ton père, je ne pense pas qu'il accepterait que tu sortes avec un garçon à un feu d'artifice » Elle hausse les épaules « Bien sûr que si ! De toute façon, il le connaît le garçon, lui. C'est le meilleur pote de Nathan » Et là, ce fut un long soupire qui sortit de la bouche de Sarah « Fais attention, Jewel. S'il est aussi charmant que Nathan, tu vas te casser les dents » La jeune fille fronça les sourcils. Elle adorait sa mère, mais là, elle l'énervait vraiment « C'est pas parce que c'est un pote de Nathan qu'il est forcément aussi con ».

De retour à la maison, Jewel s'empressa de se diriger vers la salle de bain. Elle avait prévu de faire sa coloration, et ce, avant que Sasha ne vienne la chercher. Elle s'empressa d'appliquer le produit avec l'aide de sa mère et une fois le temps écoulé, en profita pour les rincer et prendre sa douche par la suite. En attendant que ses cheveux ne sèchent, elle s'enroula dans un peignoir de bain rose à capuche et s'allongea sur son lit, face à son ordinateur. Elle avait reçu trois e-mails du même destinataire : Thomas. Thomas lui écrivait depuis quelques semaines maintenant et cherchait à en savoir toujours plus sur elle. Naïvement, elle lui répondait et prenait même plaisir à le faire. En lisant le dernier e-mail reçu, Jewel fronça les sourcils. Thomas s'énervait parce qu'elle ne répondait pas assez vite. Elle se contenta de répondre :

- Désolée, mais j’étais à la danse et puis j’ai fait ma coloration. Je sors ce soir ;)
- Tu sors ? Où ça ? Ah tu t’es trouvé un Valentin ?!
- Ils organisent un feu d’artifice à Miami Beach, j’y vais avec un ami, il va y avoir plein de monde, ça va être sympa
- Tu ne devrais pas sortir. Et si quelque chose t’arrive ? Et puis je vais faire quoi en attendant ?
- Trouve toi une occupation, t’as qu’à sortir de ton côté :) J’ai pas envie de rester enfermée un samedi soir, désolée, ni même de rester derrière l’ordi.
- Je t’enverrai des e-mails :)
- Non. De toute façon, je n’y répondrai pas. Je ne sors pas pour rester pendue à mon portable. Je vais m’apprêter, on va bientôt venir me chercher.
- Ca ne t’empêche pas d’y répondre de temps en temps. Tu sais t’amuser et répondre à des mails


Blasée, la jeune fille ne répondit même plus à l’e-mail. Ce garçon pouvait être gentil, mais possessif et ça l’énervait vraiment. En moins de 5 minutes, il avait réussi à la mettre de mauvaise humeur. Elle referma son ordinateur portable et retourna dans la salle de bain pour terminer de s’apprêter. Un top qui dénudait ses épaules, un élastique dans ses cheveux et un jean. Elle préférait cacher sa blessure qui datait de la tempête et ce, même si elle n’avait plus très mal et ne boitait plus non plus. A ses pieds, des tennis blanches. C’est beaucoup plus pratique dans le sable et enfin, une légère couche de maquillage.

- « Jewel dépêche-toi, Sasha t’attend »
- « Oui j’arrive, je me dépêche ! »

La demoiselle se parfuma en vitesse et attrapa son portable, son sac et descendit les escaliers 4 à 4. Elle fit signe à sa mère et quitta la maison en direction de la voiture qui l’attendait. A l’intérieur, elle sourit à Sasha puis lui fait la bise, contente de la soirée qui s’annonçait.

- « Saluuut ! Ca va, t’es motivé ? »

Et puis un doute lui vint en tête. Elle lui avait déjà un peu posé la question lors de leur échange par texto, mais elle voulait encore s’en assurer.

- « T’es sûr que tu ne te prives pas d’une autre soirée? Parce que sinon, c’est pas grave je peux trouver quelqu’un d’autre. Ca ne sera pas pareil, mais c’est pas grave ça ne serait que partie remise, non ? »

Ils prirent la direction de la plage et lorsque Jewel sortit de la voiture, elle ne s’imaginait pas voir autant de monde pour un feu d’artifice. Le soir de la saint-Valentin, c’était en couple, normalement, non ? Et pourtant une grande partie des couples de Miami se retrouvaient là, à cette soirée. En voyant le buffet, Jewy se retourna vers Sasha.

« Oh, t’as pas faim ? »

Et puis, elle s’empare de sa main pour le tirer jusque-là, mais peut-être pas aussi violemment que le prof de biologie qui était à deux doigts de se faire trainer le long de la plage par son fils, sous les yeux ébahis de Jewel.

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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Jeu 26 Fév - 22:34

J'étais seul mais je m'en fichais, ce n'était pas ça qui allait m'empêcher de sortir de soir ! La Saint Valentin, c'était la fête des amoureux, mais le feu d'artifices, lui, n'était pas réservé. J'étais tout de même un peu triste, parce que je n'avais personne à mes côtés, mais seulement dans mon cœur. Enfin, ce n'était pas le moment de m’apitoyer sur mon sort, j'en avais connu d'autres, n'est-ce pas ? Ça ne m'avait pas empêché d'hésiter pendant très longtemps, pour finalement me décider. J'allais me faire tout petit, m'installer dans un coin, profiter du spectacle et rentrer chez moi. Si j'aimais les feux et si je voulais absolument voir celui-ci sans qu'on m'en prive, je crois que voir tous les couples autour de moi ne me donnerait qu'une envie : m'enfuir en courant pour aller pleurer avec mes cafards de compagnie. Et mon cafard qui me tenait compagnie depuis plusieurs semaines.
Je ne pris même pas la peine de me préparer plus que ça, jean-chemise était une tenue plus qu'acceptable. Chemise non repassée, je faisais un peu délaissé, avec mes cheveux en bataille et les muscles -ou le poids- que j'avais perdus ces derniers temps. Enfin bon, il ferait nuit, personne ne remarquerait rien et tout irait bien dans le meilleur des mondes. Je m'énervais profondément. Parce que d'un côté, j'avais juste envie de m'émerveiller devant toutes ces couleurs, et de l'autre je ne faisais que me plaindre intérieurement. Et je suis triste ça, et je me sens pas bien ci. C'était insupportable, même pour moi. Sauf que je n'arrivais pas à me détacher de ces idées là.

Bon allez, tu bouges ton cul et tu sors en laissant tes problèmes à ta porte ! C'était ce que je me répétais, et ce que je me disais tout le long du chemin, par ailleurs. Je devais prendre le métro, et j'avais l'impression que je n'avais jamais quitté la ville. Ça faisait du bien de se retrouver à nouveau chez soi, avec toutes les personnes qui nous tiennent à cœur ! Je n'avais pas encore eu le temps d'aller voir tout le monde pour mon retour, mais je m'y attelais comme je pouvais, entre les cours et le boulot, je manquais un peu de temps. Toujours était-il qu'il y avait de l'ambiance dans la ville et que beaucoup semblaient simplement vouloir faire la fête. J'avais l'impression que ce n'était pas une St Valentin, mais un 4 juillet, ce qui n'était pas pour me déplaire. Presque arrivé sur place, je passai devant un bars et je ne pus faire autrement que de m'y arrêter, j'avais besoin de courage.

- Un whisky s'il vous plaît.
- Oh, t'es tout seul toi ce soir ? T'en fais pas, mignon comme t'es, t'auras une gonzesse à ton bras l'an prochain !

Je levai un œil vers le barman qui me souriait. C'était gentil, mais il n'était pas obligé. Je savais bien que les choses pouvaient changer rapidement. Je le payai, après avoir bu d'une traite mon verre, et m'en allai. Je ne comptais pas me bourrer non plus, ça ne me ressemblait pas. Je n'étais pas du genre à avoir peur, mais seul dans cette foule, je devais admettre que je n'étais pas rassuré. Chose qui ne m'arrivait jamais avant, c'était un reste d'Italie, je le savais. J'avançai parmi les gens pour me trouver une place quand une voix familière me rappela que le hasard n'était pas toujours salop.

- Scarlett ! Je m'attendais pas à te voir ici !

Je regardai autour d'elle, mais nulle trace de Trevor. Est-ce qu'il était parti chercher les boissons ou est-ce qu'il n'était vraiment pas là ? Pour la jeune fille, je faisais un effort, mais je ne l'aimais pas. Comme pour ma meilleure amie, Nina, je faisais un effort pour supporter Nathan, mais voilà, il ne m'aimait pas. Je lui souris avant de la prendre dans mes bras.

- T'es toute seule ? Trey n'est pas là ?

Dans un sens, ça me faisait plaisir de pas voir sa tête de con, dans un autre, je trouvais ça triste pour elle, surtout que s'il n'était pas là, il y avait de grandes chances pour qu'il soit en mission, et donc en danger. Mais bon, elle était là, comme moi, et il fallait qu'on en profite !

- Tu veux que je t'offre un truc ? On va aller s'asseoir dans un coin et tu vas me raconter comment tu vas. Enfin c'est seulement si tu veux bien, parce que si t'as pas envie de me voir ce soir, je peux aussi aller m'installer ailleurs. Je peux quand même t'offrir un verre, ou non si tu veux pas, et je te laisse tranquille. Ou si t'as prévu de rejoindre quelqu'un, je te laisse y aller aussi, je veux pas déranger.

Je pris ma respiration avant de tourner de l’œil et lui lançai un regard exaspéré envers moi-même. J'avais toujours pas appris à me calmer et à réfléchir avant de débiter. Je supposais qu'elle avait l'habitude, elle ne m'en voudrait pas trop. J'étais quand même très content de tomber sur elle, surtout qu'on n'avait pas eu le temps de discuter depuis que j'étais revenu sur Miami.
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Ven 27 Fév - 12:37

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A la base, c’était une journée où j’avais rien de prévu. Exactement, rien du tout, si ce n’était glander toute la journée dans mon studio. Beau programme en perspective qui m’aidait à oublier qu’aujourd’hui nous étions la Saint-Valentin. Parfaitement, le jour des amoureux. La journée du rose, de la guimauve et de la niaiserie. La journée cucul par excellence. Mais aussi la journée qui me rappelait que j’étais seul, désespérément seul pour la fêter. Et trouver une pimbêche sur le bord d’un trottoir pour prétendre m’éclater ne me donnait absolument pas envie. Du coup, je restais dans mon coin, assis sur le rebord de ma fenêtre à regarder les gens passer. Des couples, principalement, qui s’arrêtaient devant les grandes affiches qui avaient été collées sur le centre commercial me faisant face. Tous regardaient ça avec une attention particulière, sourire aux lèvres, épris d’un grand bonheur. Futile. Le bonheur était éphémère, et ce n’était que du faux. Pourtant je les enviais, au fond de moi. Alors que je passais le plus clair de mon temps à oublier, préférant l’alcool à toute autre compagnie, j’enviais ces gens qui n’avaient pas besoin de boire pour se sentir bien. C’était moche ça quand même. Etre seul au point de n’avoir que comme seul exutoire la bouteille. Moche de se dire que ça avait le cas bien des années en arrière, et que ça y est le passé me rattrapait enfin.

Je n’étais pas désespérément seul, j’avais des amis, des gens sur qui compter, mais en ce jour, si. J’étais seul. En même temps, comment pourrais-je leur en vouloir ? Et comment pourrais-je jouer à l’égoïste aujourd’hui pour attirer ne serait-ce qu’un peu de leur attention ? C’était clair qu’en ce jour ils avaient bien mieux à foutre que de s’occuper d’un pauvre gars qui s’apitoie sur son sort.

Les gens continuaient à défiler, toujours plus nombreux dans ma rue. Un vrai festival. Des filles tenaient des roses à la main. Ca puait le bonheur à trois cent kilomètres à la ronde. Je m’éloignais donc, et partis prendre mon déjeuner, dans ma petite cuisine, avec comme seule compagnie ma musique. Ca me motivait, et ça me donnait envie de danser. Et d’ailleurs, je ne compris pas tout de suite pourquoi elle s’était arrêtée net. Attrapant mon téléphone, je remarquais que j’avais un message. De Jewel. Un sourire s’afficha sur mon visage, et je m’empressais de déverrouiller l’iPhone. Et le message me fit sourire. Elle me proposait de sortir ce soir, pour aller au feu d’artifice. Ce qui était trop beau pour sembler vrai, mais pourtant j’acceptais, malgré le fait que moi et les sorties un peu mielleuses ce n’était pas mon genre. Mais Jewel, c’était différent. On se connaît depuis maintenant plus d’un an tous les deux, et je me souviendrais toujours de ce jour où on s’est parlé la toute première fois, alors qu’elle venait d’arriver à Wynwood. Craintive, elle s’était confiée sur sa relation avec Nathan, et dès lors je m’étais juré d’être toujours là pour elle.

Je lui renvoyais donc un texto, en l’informant que j’irais la chercher directement chez elle avant le feu d’artifice. Finalement, ce que j’avais prévu tombait à l’eau. Et c’était tant mieux, parce que ne rien faire, c’était pas vraiment mon truc.

Mon après-midi, je la passais à mater des feuilletons débiles à la télé, zappant toutes les deux minutes en voyant les émissions qui passaient à l’antenne de nos jours. Par curiosité, parfois, je m’arrêtais pour tenter de comprendre comment on pouvait aimer ça, mais je renonçais de suite après. Il était impensable que des êtres humains puissent être réellement comme ça, ou alors l’humanité était réellement en péril. Je savais que je n’étais pas le plus intelligent de tous, mais tout de même, y avait des limites à la connerie, et eux creusaient toujours plus profondément dans ce sens. Comme l’émission « Est-ce que ce mannequin a un cerveau ? » Déjà, rien qu’au titre, ça annonce la couleur, tu sens que ça va être d’un niveau intellectuel supérieur. Puis quand tu vois la brochette de candidats, tu pleures… Comme si y avait marqué « Je suis profondément con » sur leur front. Mais ils sont là, persuadés d’être les meilleurs à débiter toujours plus de conneries à la seconde. Et ça ne fait même pas rire. Au secours, ô humanité, viens me sauver. Quand tu vois qu’ils sont capables de te sortir des conneries du genre « les américains ont déclaré la guerre aux Etats-Unis », tu jettes l’éponge tout simplement. Et moi qui croyais qu’on ne pouvait pas faire plus con que Paytah, j’avais tort.

Bref, après une séance intense de visionnage à m’en faire fondre mon cerveau par les oreilles, je me décidais à me préparer, l’heure approchant. Je ne devais pas être en retard, et vu qu’il me restait entre autre, à prendre ma douche, m’habiller et me coiffer, il valait mieux que je m’y mette tout de suite.

Une bonne heure après j’étais prêt, tout beau, tout propre, face au miroir à vérifier que rien ne dépassait, puis pris la direction de ma voiture, puis de la maison de Jewel, qui habitait non-loin d’ici. Arrivé devant chez elle, je me garais au niveau du trottoir, et appuya un coup sur mon klaxon pour la prévenir de mon arrivée. Elle ne tarda pas à suivre, toujours aussi adorable. Elle monta à bord du véhicule, tout sourire, en demandant comment j’allais. Et bien écoute, pas si bien, mais on va dire que c’est pas le moment de me lamenter.

« Je vais bien, et toi princesse ? Heureuse d’aller au feu d’artifice ? A ce qu’il paraît, c’est pas de la rigolade ici. »

Elle attacha sa ceinture, et nous pouvions y aller. Ca n’était pas si loin que ça, c’est vrai, mais c’était toujours mieux selon moi d’avoir un moyen de transport plus sur que le métro. Depuis la tempête, j’évitais consciencieusement de prendre le métro, de peur d’avoir à nouveau à être coincé dans cette boite de métal, avec de l’eau qui entre de tous les côtés.

« Mais non, tu ne me prives de rien du tout. Je n’avais vraiment rien de prévu, je t’assure, puis ça me fait plaisir de passer une soirée avec toi, ça faisait longtemps. Alors cesse de te faire autant de soucis, on va passer une super soirée tu verras. »

Je lui fis un grand sourire, tout en pinçant sa petite joue.

Nous ne tardions pas à arriver, et une fois sur place je me rendais compte que ça allait être folklo. Y avait du monde, et beaucoup de jeunes. C’était déjà sacrément bondé, et les gens ne cessaient de venir de tous les côtés. Entre les couples et les familles, on allait être servi. Pourtant Jewel ne semblait pas faire attention à ça, et m’attira sans que j’aie le temps de réagir en direction du buffet. Je me laissais pourtant faire, décidant de mettre tout de côté, pour passer une soirée sans prise de tête.

Il y avait de tout sur ce buffet, et tout avait l’air bon, même si le thème de la Saint Valentin avait été retranscris sans exception. J’attrapais deux coupes de champagne, et en proposa une à Jewel, avant de tomber sur un toast découpé en cœur avec une tranche de saumon déposé dessus. Je me tournais vers la jeune fille, et tout sourire, approchais le toast de sa bouche.

« Et un petit cœur pour la princesse. »

C’était toujours très différent avec Jewel, j’étais toujours différent avec Jewel. J’étais moi. Et même si ça n’avait pas encore commencé, je me sentais bien, et cette sortie avait le don de me faire respirer autre chose qu’un loft enfumé par le tabac et autres merdes de ce genre.

Le soleil se couchait déjà au loin, et la vue que nous avions sur la plage était magnifique, je proposais donc à Jewel d’aller nous asseoir là-haut dans le sable, près de l’eau. Et une fois assis, je contemplais ce paysage, attendant l’heure du fameux feu d’artifice.

« Alors dis-moi, qu’est-ce que tu racontes de beau ? »

J’étais curieux, nous ne nous voyions pas si souvent que ça, et je voulais avoir un peu de ses nouvelles, savoir si tout allait bien pour elle. Et au lieu que de se regarder dans le blanc des yeux, c’était toujours mieux de parler.

HRPG : J'ai PNJisé un peu Jewel sur la fin, donc si ça ne te conviens n'hésites pas à me le dire Mali

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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Sam 28 Fév - 3:02

Pardon c'est de la merde, je me suis pas relue ._.

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En ce jour de Saint-Valentin, Haven n’avait pas le même programme que tout le monde. Elle n’était pas le genre de fille à attendre ce jour avec impatience dans l’espoir de recevoir une montagne de cadeau ou encore d’attention particulière de la part de son bien aimé. De toute façon, Eric ne se laissait pas non plus attraper par cette fête commerciale et c’est pourquoi en ce moment présent, elle se contentait juste de regarder sa clope se consumer dans le cendrier. Certes, elle l’avait allumée, mais n’avait pas encore tiré une seule fois dessus, c’était à se demander l’intérêt de l’avoir fait. On ne pouvait même pas dire qu’elle pensait ou réfléchissait, parce qu’autant avant elle ressassait son passé, autant maintenant elle apprenait à vivre avec. Elle s’était cruellement habituée à l’absence de son frère et ne voyait plus la vie aussi négativement qu’à la mort de ce dernier. Maintenant elle vivait, elle avançait, elle profitait. Un fond musical dans l’appartement la fait redescendre sur terre et ensuite adresse un regard suivit d’un sourire à Eric. Haven finit par se lever et en voyant l’heure elle éteint sa cigarette dans le cendrier. Vraiment, ça valait la peine de l’allumer. Elle s’avança d’un pas calme vers Eric et lui déposa un baiser sur la commissure des lèvres suivit d’un « je vais me doucher et m’apprêter ».

Certes, ils n’étaient pas les plus férus de la saint-valentin, mais un feu d’artifice était organisé sur la plage et histoire de sortir et de dire de faire quelque chose, ils avaient décidé de s’y rendre, de voir du monde, de voir ce que ça donnait ou encore de la beauté que pouvait offrir ce genre d’événement. C’était pas souvent, une ou deux fois par an et même si au final c’était toujours la même chose, c’était agréable de s’y rendre et d’y retrouver des connaissances, parfois. La douche terminée, Haven enfila une jolie robe assez classique, noire, mais élégante et escarpins assortis. Elle laissa ses cheveux lachés, légèrement ondulés et appliqua une fine couche de maquillage, juste dans le but d’éveiller son regard. Lorsqu’ils furent prêts à partir, ils quittèrent l’appartement pour se rendre à la plage à pieds, du moins ça c’était ce qu’Haven pensait. A force de voir le chemin emprunté, elle s’exclama « Mais Eric, la plage c’est pas de l’autre côté ? C’était bien sur Miami Beach, non ? » Elle eut un léger doute. Après-tout, elle avait peut-être confondu avec autre chose, mais finalement le jeune Sigma mu l’entraina dans un restaurant. Une petite surprise qui la fit sourire toujours un peu plus face à cette soirée qui se déroulait de manière un peu imprévue. Le restau n’était pas le plus chic de Miami, mais il était sympa et cosy, de quoi passer une bonne soirée et Haven ne courrait pas après les restaurant hyper chicos où toute l’élite de Miami se donnait rendez-vous. En fait, elle préférait un truc un peu moins pimpant, un peu plus agréable et où il ne fallait pas avoir des fringues qui valaient la somme de 2000 dollars.

En sortant du restaurant, Haven se retourna vers Eric pour l’embrasser et le remercier pour cette surprise et ajouta non sans un sourire :« Là, on va à la plage ou t’as encore prévu un truc dont je ne serais pas au courant ? ». Dans les rues de Miami, sans grande surprise, il y avait de l’animation. Des couples qui prenaient la même direction que nous et puis d’autres qui profitaient des douces températures pour se lancer une dernière balade. Sur la plage, ça grouillait de monde sans réellement savoir où poser son regard, elle se contenta de serrer un peu plus fort la main d’Eric dans laquelle elle avait glissé la sienne un peu avant. Enfin, elle remarqua Nicholas au buffet un peu plus loin. Il était accompagné d’une jeune fille et face à ce spectacle, Haven tira le sigma mu jusqu’au buffet dans le but d’aller saluer son petit cousin.

« Bonsoir Nicho ! Tout se passe comme tu veux ? T'es tout beau, dis-moi » Elle lui adresse un sourire puis reprends « je suis contente que t'aies accepté ma demande, désolée que ce soit fait par texto par contre »

Haven fit la bise aux deux jeunes malgré qu’elle ne connaissait pas trop la demoiselle et après deux trois échanges, ils s’éclipsèrent un peu plus loin non sans un « Fais attention à toi ». Elle se stoppa un peu plus loin face à un autre jeune homme qu’elle ne connaissait pas (Sasha), mais avec qui Eric engagea une autre conversation. En attendant, Haven regardait les gens et les couples qui les entouraient et lorsqu’il fut disposé à bouger un peu plus loin, elle lui demanda calmement :

« On se pose quelque part en attendant ? »



Tenue d'Haven
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Dim 1 Mar - 14:12

On ne peut pas venir ensemble.

Si, c'est comme ça que j'ai été reçue le jour où j'ai demandé à mon cher et tendre s'il était intéressé pour venir avec moi voir un feu d'artifice sur la plage. Moi, je dois avouer que je n'en peux plus. L'image a toujours été ce qui primait avant le reste, n'est-ce pas ? Et à mes yeux, ce n'est absolument pas supportable.J e baisse la tête, en me regardant dans le miroir, pour accrocher un collier à ma gorge. Je dois donc partir toute seule devant, sans la personne d'en face pour me tenir la main. Parce que "tu es une intello" oui, fallait choisir une fille de ta confrérie, garçon, ça t'aurait évité bien des problèmes. Mais c'est pas grave. J'enfile une robe noire toute simple, sans doute ce que j'ai de moins cher dans toute ma garde robe si on ne compte pas mes chaussettes. J'ai vu l'affiche pour le feu d'artifice ce matin et j'ai été charmée. Je suis encore une gamine pour ces choses là et les feux, il faut l'avouer, j'adore ça. Ma saint valentin, je ne la fêterai pas ce soir. Le voyage est prévu depuis un petit moment avec Sieg, mais tant qu'à faire, s'il y a une fête autant s'y rendre non ? Alors j'ai demandé. J'ai eu un oui bien sûr et un "on se rejoint là bas" qui m'a clairement refroidie. Je suppose que de toute manière je n'ai pas vraiment le choix. J'aimerais quitter mon poste de chef rien que pour ça... Mais de l'autre côté je sais que l'effort ne sera pas fait. Alors, je décide de faire contre mauvaise fortune bon coeur, tant pis. J'enfile ma robe, à vingt et une heures, direction la plage. D'après ce que j'ai compris, il y aura du monde. Ollie m'a rabâché les oreilles avec ce feu d'artifice, en me disant qu'il ferait tout pour y traîner son père. Et je suppose qu'il va y arriver. Ce gamin est fort, TRES FORT quand il s'agit de convaincre les autres. Et m'est avis que je vais sans doute les croiser ce soir.

J'enfile quelques bracelets, je me maquille. Même pour un petit évènement comme celui ci je ne peux pas m'empêcher de sortir sans maquillage. Ce serait une véritable hérésie non ? Je crois que mon éducation de mannequin a déteint. Parce que les femmes non-maquillées, je ne sais pas comment elles font. Pour assumer tous ces petits défauts sur un visage. Je prends un pareo, au cas où, une paire de tongs, mon sac à main. Et à 22h10, je suis dehors, enfin, dans un taxi en direction de la plage. Depuis le déménagement de Siegfried je commence à me dire qu'il pourrait être pas mal de me prendre, moi aussi, un appartement. Un studio sur Coral Gabbles par exemple. Sieg et moi on a pas du tout le même train de vie... Et finalement je me dis que nous n'avons que trop de différences et pas assez de points communs. Mais c'est pas grave. Voilà où réside le défi, le challenge. Celui d'accepter les désirs et défauts des autres.

J'arrive à l'entrée de la plage dix minutes après, et il y a déjà pas mal de monde. Une foule s'est groupée autour d'un bar et d'une piste de danse, près d'un podium sur lequel, sans doute, le maire va nous donner de son petit discours à l'occasion de la fête des amoureux. Merci, mais très peu pour moi. C'est un coup de téléphone qui me tire de mon observation des lieux. Lorsque je décroche, la voix surexcitée et tonitruante d'Ollie me parvient. ça, je l'avoue, ça me fait sourire.

"ALLO HERA

- Salut champion !

- TU ES ARRIVEE ?
- Oui à l'instant, et toi tu as réussi à convaincre ton père ? Vous êtes de quel côté ?"


Il est bête, ce gosse. C'est dit affectueusement bien sûr, parce qu'Ollie a ce tempérament de chiot fou devant une balle rebondissante. Je me demande bien ce que ça va donner, par la suite.

"MAIS OUI NOUS ON EST LA VERS L'ENTREE PAPA EST RENTRE DANS UN TYPE TOUT BIZARRE AVEC LES CHEVEUX LONGS ALORS QU'IL EST VIEUX ET..."


Je crois que j'éclate de rire. M'est avis que la personne concernée n'a pas dû en perdre une miette, c'est sûr. J'entends un bruit sec de l'autre côté du combiné, et la voix essouflée du professeur de biologie qui se fait entendre dans le combiné.

"Salut Héra. On est vers l'entrée, tu devrais pas nous rater, Siegfried arrive bientôt ?

- Bonjour Mr Porter. Oui, je pense qu'il ne va pas tarder, je vais vous rejoindre.
- ça marche. A tout de suite."

Le téléphone est raccroché rapidement, et moi j'en profite pour retirer mes tongs histoire de marcher dans le sable. Ils ne doivent pas être très loin de moi. En fait, ce n'est pas trop compliqué, pour les retrouver. Il suffit de chercher un grand type en noir, tout sec, avec un gamin qui hurle près de lui. Et visiblement, un "type tout bizarre avec des cheveux longs alors qu'il est vieux." et effectivement, je ne mets pas beaucoup de temps à les retrouver, un peu à l'écart de la foule pour éviter un mouvement de masse qui risquerait de faire tomber ce cher médecin scolaire dans les pommes. Lorsque je m'avance, je leur adresse un grand sourire, et un "Bonsoir !" lancé à la cantonnade, pour réveiller Ollie qui semble avoir des étoiles dans les yeux. Le gamin ne fait pas vraiment attention en fait, lui il est concentré sur ce qu'il se passe un peu plus loin, près de la mer. Et quand je tourne la tête...

Ben ça alors.

L'homme qu'Ollie qualifiait de "bizarre" au téléphone, je le connais. Je le connais même très bien, pour l'avoir croisé relativement souvent, lors de soirées de Gala auxquelles ma mère participait avec ferveur pour montrer qu'elle avait un coeur. Alors qu'il ne s'agissait en vérité que de se faire voir. L'homme, c'est Urban Mc Donald, quelqu'un que je n'avais pas vu depuis très longtemps, à vrai dire. Et c'est aussi surprenant... Que perturbant. Mais bon. Je suppose que si je ne le salue pas, cela risquerait d'être très étrange. Alors je tends la main, en lui sortant mon sourire Colgate, l'idéal pour les magasines ou les cons de snob que je passais des heures à fréquenter malgré moi.

"Urban, ça par exemple quelle surprise ! Je ne vous avais pas croisé depuis un moment, j'ai fini par me dire que vous aviez abandonné les justes causes."


Je ne suis pas très douée en matière de diplomatie.
Mais bon je suppose que ce cher bonhomme ne m'en tiendra pas rigueur, après tout.
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Dim 1 Mar - 16:28




       
   
   

     
Celui qui ne savait pas aimer
Saint-Valentin
Le type qui m'avait bousculé... n'avait en réalité pas grand-chose à voir là-dedans, puisque c'était son gamin qui lui tirait la main pour le faire avancer plus vite. Quand je vous dis que les gosses, c'est vraiment une plaie. Le gosse en question était d'ailleurs en train de hurler dans son téléphone portable, en appelant je ne sais qui, et je m'en fous. Le cul par terre, en prime. Imperturbable. On a pas idée de donner un GSM à un môme de cet âge... ça me dépasse. Bref, ce n'était pas la faute du type, mais ça ne m'empêcha pas de le réprimander. Je dirais bien qu'il blêmit... mais vu son look, c'était peut-être bien sa couleur de peau naturelle. Il portait un pull à col roulé foncé. Un jeans, des rangers sombres. En février, à Miami. New-York, je comprendrais... mais là, c'est quasiment du suicide, surtout lorsqu'on s'apprête à s'engager dans une foule aussi compacte que celle rassemblée sur la plage. Je ne manquai d'ailleurs pas de lui faire remarquer qu'il verrait le spectacle d'ici, tout aussi bien que de là-bas. « Je... Je... Pardon oui désolé » répondit le gars, tout en passant une main sur son front. Il n'avait pas l'air bien. Peut-être qu'il s'apprêtait réellement à se tuer en étouffant au-milieu de tout ce monde. Je comprenais pourquoi, il n'y avait qu'à écouter son gamin insupportable, avec lui impossible de passer inaperçu. Je plaindrais presque son père. « Pas de souci » finis-je par dire, en haussant un sourcil. « Je suis d'accord, je pense que je vais rester dans le coin. La foule et moi ça fait deux, excusez pour le dérangement. Mon fils est un peu agité ». « Je n'avais pas remarqué » plaçai-je en toute ironie, en jetant un coup d’œil au gamin qui hurlait toujours. Ah, tiens... mais c'est qu'il parlait de moi, en plus ! « TU ES ARRIVÉE ? MAIS OUI NOUS ON EST LA VERS L’ENTRÉE PAPA EST RENTRÉ DANS UN TYPE TOUT BIZARRE AVEC LES CHEVEUX LONGS ALORS QU'IL EST VIEUX ET... ». « Charmant ». Son vampire de père lui plaqua une main sur la bouche, et attrapa le téléphone pour parler à la personne à l'autre bout du fil. Une certaine Héra. Un prénom que je pensais peu commun, mais apparemment la jeune française que je rencontrais de temps à autres aux galas de charité dans lesquels j'aimais m'exposer n'était pas la seule à le porter. L'homme raccrocha, visiblement un peu gêné de l'attitude de son fils. Je ne comptais pas bouger de ma place... apparemment, lui non plus. Sans doute attendait-il la femme qu'il avait eue en ligne. Épouse ? Sœur ? Amie de la famille ? Oh, et après, qu'est-ce que ça pouvait bien me faire. Tout ce qui m'importait, c'était que Claire ne m'oblige pas à squatter la foule et à la prendre dans mes bras, tout en faisant semblant de m'extasier devant un peu de pyrotechnie. « Vous devriez lui apprendre la politesse » ne pus-je m'empêcher de dire au père du gamin, en désignant celui-ci d'un coup de menton. « De nos jours, c'est une valeur qui se perd de plus en plus ». Regrettable. Nous entendîmes ensuite un « Bonsoir ! » lancé derrière nous. Comme la voix m'était familière, je me retournai. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que la Héra du téléphone et la jeune française des galas n'étaient qu'une seule et même personne ! Quand elle me reconnut, elle sembla aussi étonnée que moi. « Urban, ça par exemple quelle surprise ! Je ne vous avais pas croisé depuis un moment, j'ai fini par me dire que vous aviez abandonné les justes causes ». Elle me tendit la main, comme pour me la serrer. Je la pris et, en gentleman, la soulevai vers mes lèvres pour y poser un baiser. « Héra, ma chère, la surprise est partagée. Loin de moi cette idée, jamais je ne laisserai tomber les associations de lutte contre le cancer, sans parler de toutes les autres ! Vous savez comme moi à quel point ils ont besoin de nous pour subvenir à la recherche, c'est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur ». Pieu mensonge, le plus important pour moi était d'être vu là-bas. Les causes, je m'en moquais... et les associations diverses se moquaient aussi sans doute de ma désinvolture, tant que je payais. C'était donnant-donnant. J'observai ensuite la tenue de la française, qui me sembla... bien moi apprêtée que d'habitude. « Je vous ai connue plus guindée, mais vous êtes toujours aussi resplendissante ». Je faillis ajouter même en guenilles, vu la robe qu'elle portait – choix qui m'échappait, d'ailleurs – mais je me contins de justesse. « Alors comme cela, vous vous connaissez ? » demandai-je, en me tournant tant vers l'homme en noir que vers Héra. Encore une surprise. J'attendais une réponse, lorsqu'une voix aux légers accents exaspérés cria mon prénom. « Urban ! Urban, tu es là ! Enfin, je te cherchais partout... le bar est de l'autre côté ». Claire avait fini par comprendre que je ne reviendrais pas au milieu de la foule, et elle m'avait retrouvé. Quand elle vit Héra, ses yeux brillèrent d'une lueur étrange, et elle se glissa entre la blonde et moi, attrapant mon bras au passage et s'y accrochant comme une moule à son rocher. Serait-ce de la jalousie ? Cela ne me dérangeait pas le moins du monde. Si elle devenait trop envahissante, je la quittais, voilà tout... mais c'était déplacé, sachant que je ne sortais pas – plus – avec des blondes. Héra était certes jeune, jolie et cultivée... elle ne m'avait jamais intéressé le moins du monde, pour cette raison. « Claire, pardonne-moi ma chérie » lui glissai-je en souriant, sachant que ce petit nom affectueux la calmerait. « J'ai simplement rencontré Héra Delacroix en chemin. Elle fait partie du même Club que moi » expliquai-je, en parlant du Club de l’Élite de Miami. Je fis les présentations, puis me tournai vers le type, qui faisait pour l'instant un peu tapisserie. « Urban McDonald. Et vous êtes... ? ».  


         
(c) WILD BIRD




Dernière édition par Urban R. McDonald le Dim 1 Mar - 23:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Dim 1 Mar - 22:14

Feu d'artifice
(prévert) ▽ Interaction : Kyle, Héra, Ollie, Urban
«Qu’est ce qu’une vie sociale ?

Un inextricable nœud, rien de plus. Une multiplication de couloirs aussi longs que tortueux menant parfois à des croisées, qui montaient et qui descendaient. Quelle direction prendre ? Y’aurait-il seulement une porte au bout du chemin ou ne serait-ce qu’un cul de sac ? Cotoyer des gens, voilà une chose que Siegfried n’avait pas l’habitude de faire. Lui qui avait vu évoluer des bulles sociales de très loin, s’était vu poussée au milieu d’un de ces cercles.
Et pas le plus facile.
Ni le plus logique.
Et ni le moins intéressant.
Autrefois, il se contentait de fuir les foules de personnes qui peuplaient le petit collège du coin. Cela l’arrangeait car au fond, il n’y avait rien de plus ennuyeux. Dans le cours de biologie par exemple, pendant que la prof expliquait à ses petits quatrièmes que les petites filles et les petits garçons avaient des hormones, Siegfried était condamné à écouter les bavardages intempestifs d’une voisine de table attribuée depuis le début de l’année. Catherine. Et cette Catherine, ennuyée de ses débiles de copines placées au premier rang, lui racontait à chaque nouveau cours, les petites nouvelles qui agitaient le collège. Comment Julie avait plaqué Stephen pour Eric ou encore pourquoi Eric s’était vengé de Julie en embrassant Catherine, ce qui avait provoqué des combats sanglants entre elle et Julie. Puis comment Lilia avait défendu Julie, emmenant avec elle ses potes Céline et Aurélie pour avoir une petite aide dans cette guerre de sein et de bites perpétuelles.
Etait-ce cela la vie sociale ?
Ce fut lors de cette quatrième que Siegfried se promit de ne JAMAIS, O grand jamais, de s’intégrer dans un cercle social, car il savait qu’il allait au-devant de grands ennuis, et que les choix de l’un ne convenant pas à d’autres. Il fallait s’adapter à chacun d’entre eux, quitte à renoncer à sa propre essence, quitte à faire des sacrifices. C’était se mêler aux autres et évoluer parmi eux.
Et s’y confronter.

Bourdonnement accompagné de Novocaine (Fall out boy, s’il vous plait). Arraché d’un sommeil trop court, la main du français se saisit immédiatement du téléphone sans pour autant regarder l’appelant. La sonnerie provoqua une agitation chez Rivière qui frappa du sabot, les oreilles en arrière. Le doigt de Siegfried appuya très vite sur « accepter l’appel », ce qui calma l’animal farouche. Il ne comprit pas vraiment le début de la phrase, juste que c’était la voix d’Ollie et, compte tenue de sa surexcitation, un grand bonheur s’était produit dans sa courte vie de pré-adolescent. « … QUAND TU ARRIVES ON TE RECUPERERA SUR LA PLAGE JE SUIS TROP CONTENT ! ». Encore l’esprit embrumé, Siegfried tenta tant bien que mal de comprendre. Lui qui avait passer une nuit courte, ne put retenir un soupir profondément agacé. Ce n’était pas vraiment du ressort du gamin, juste qu’il ne supportait PAS d’être réveillé. Lorsque le sommeil daignait enfin lui accorder une étreinte plus ou moins courte, il souhaitait tout de même en profiter un peu, juste un peu. Il voulut parler mais le gosse avait déjà raccroché. Bon, très bien. Il se tourna vers Rivière et passa une main dans sa crinière pour la calmer un peu. Elle n’aimait pas le bruit ni la brutalité. Comme tous les chevaux me direz-vous mais celle-ci particulièrement. Toutefois, elle avait moins peur de son cavalier qu’il y a quelques semaines.
Siegfried avait passer la journée aux écuries de Miami. D’abord, la leçon des gosses, qui avait lieu dans la matinée, l’avait occupé. Puis un entrainement de l’équipe de Horse-ball. C’était devenu son sport, bien qu’il était encore remplaçant dans l’équipe. Un simple remplaçant. Puis lorsque les joueurs eurent désertés le terrain, c’était promenade avec Rivière. Pour terminer, il avait nettoyé le boxe. Il n’était que 15H30, mais ses yeux avaient commencé à se fermer. La paille étant fraiche et très confortable, il s’y laissa tomber… et s’y endormit, les mains derrière la tête.
… pour se réveiller quelques heures plus tard à cause de cette saloperie de téléphone.



- Tu veux qu’on te dépose ?
C’était Sarah. Siegfried l’a regarde sans comprendre. Le déposer où ? Sarah entreprit d’éclaircir sa question.
- La plage, le feu d’artifice.
Plage. Feu d’artifice. Le français fronça les sourcils… et percuta enfin, ha oui c’est vrai ! La saint-Valentin.
- Ha oui, oui, j’aimerais bien.
- Tu y vas avec Héra ?
- Je l’a rejoint là bas, ouai.
A cette pensée, il pinça les lèvres. Héra lui avait demandé plus tôt dans la journée s’ils ne pouvaient pas y aller ensemble. Il avait répondu sans réfléchir que « non, c’était contre les principes de leurs confréries respectives », avant de se gifler mentalement. Oui, c’était un fait, le français tenait à sa nouvelle place dans l’école comme à la prunelle de ses yeux. Il aurait voulu qu’Héra comprenne cela : Il voulait juste rester encore un type classé populaire dans l’école. Juste encore un peu. Parce que vivre devant le mépris des autres, ce n’était plus possible. Ici, aux Etats-Unis, il s’était forgé un autre Moi. Et cela lui plaisait beaucoup. Un peu trop même. Toutefois, il avait bien saisit la déception de sa chère et tendre dans son simple « ok ». Elle ne lui avait plus textoter de la journée, eux qui ne cessaient de parler par tous les moyens.

Vous avez saisi ? Un long couloir sombre, seulement éclairé par des bougies par terre, des inscriptions sur le mur : « Je t’aime. » « Tu viens te promener ? Hey, mes cheveux sont pas trop longs ? Je devrais les couper. » « Non, laisse les, ma mère va détester. » « Hummm… alors je les laisse longs. Pour toi. ». Des petites choses de rien du tout. Des gentillesses, des attentions. Sur ces murs, il y a aussi toutes ces cartes qu’il lui glisse dans le casier. Et il repense à ces caresses discrètes dans les couloirs, les sourires rapides aussi, dans les salles de cours.
Mais voilà, il sait qu’un jour il faudra faire un choix. Ce long couloir le mène à une issue dont il ne veut pas. Un choix : La confrérie. Héra.
Pour le moment, il peut les avoir toutes les deux. Mais Héra a un sale caractère du feu de dieu qui l’a rend parfois exécrable. Il est parfaitement conscient qu’elle a toujours obtenu ce qu’elle voulait. Mais voilà, son cher petit français n’est pas ainsi lui. Pour le moment, il se débat, tant qu’il peut.
Il soupire. Bon… toute l’école ne sera pas là et puis si les rumeurs éclosent, il n’aura qu’à démentir sa présence. Un petit effort. Juste un… pour elle. Il accepte de se faire accompagner par Sarah et Jey puis laisse sa petite jument toute seule. Une douche et un expresso bien dégueulasse plus tard, le voilà sur la banquette arrière de la voiture de Jey. Ce dernier l’accueille avec un bonjour, auquel Siegfried répond par un « s’lut » bancal. La route est un peu longue jusqu’à la plage, aussi, il s’intéresse plutôt aux paysages, sans vraiment le voir, la mine fermée. Sarah le regarde à travers le rétroviseur et le trouve d’humeur bien maussade. Elle ne fit aucun commentaire.

Une fois arrivé, Siegfried se fait déposer sur le trottoir, devant la plage. Le couple s’en va aussitôt, le saluant brièvement. Siegfried se saisit de son portable et se regarde un peu dedans. Hum, il n’est pas trop mal coiffer. Ce soir il avait opté pour une tenue moins… négligée que d’habitude. Héra ne cessait de regarder ses fringues d’un œil critique. Si au départ, il trouvait cela amusant, cela commençait à alourdir un poids sur ses épaules. Alors il avait choisit les fringues les moins abimés de sa penderie, donc son jean noir qu’il portait rarement, puis une chemise blanche. C’était sobre, certes. Et puis, comme toutes les fois où il voyait Héra, il glissait sa main dans ses cheveux pour les mettre en arrière. Un petit bonus pour ce soir : il s’était un peu rasé, ce qui lui donnait un air plus soigné que d’habitude. Soigné.
Mais renfermé.

Ses pas le guidaient. Héra lui dit par texto où elle se trouvait. Ollie fit de même. Il y répondit par un simple « J’arrive. ». Son regard se promenait partout. Il évita les endroits trop bondés, car, sachant que Kyle et Ollie seront de la partie, il devina facilement que l’endroit où ils se trouvaient, ne serait pas trop peuplé. Pas trop. Bien. Cela limite les endroits à vérifier. Toutefois, il fit un saut à une buvette et se prit un grand long Island Iced tea, son cocktail préféré. Il avait l’allure d’un simple thé glacé mais au gout, il y avait tellement plus… ! Une fois la boisson achetée, il envoya un texto à sa chère et tendre qui lui répondit aussitôt. Bien, de toute manière, trouver Ollie ce n’était pas difficile, vu son (hyper ?)activité.
Sirotant sa boisson, le jeune homme cherchait son petit groupe du regard, sans savoir que ce soir, un nouvel enchevêtrement de couloirs allait s’imposer à lui. Rien de très marrant dans tous les cas. Ho non, rien de drôle.

Il avait fait quelques pas, puis son regard capta la silhouette haute et sèche de Kyle. Un sourire commença à étirer ses lèvres. Il voulut envoyer un « bonjour ! » à la cantonade mais en voyant l’autre silhouette devant lui, il arrêta net de marcher. Il fronça les sourcils, apparement perturbé par la présence qui accompagnait Kyle et la jolie blonde qui les accompagnait. Elle entendit d’ailleurs sa voix claire et O combien teintée d’une ironie qu’il appréciait tant chez elle :



« Urban, ca par exemple quelle surprise ! Je ne vous avais pas croisé depuis un moment, j’ai fini par me dire que vous aviez abandonné les justes causes. »

Elle n’avait pas vu Siegfried s’approcher mais ce dernier l’avait parfaitement entendu. Il savait reconnaitre sa maitrise des mots qu’elle utilisait comme une lame tranchante. Une épée, voilà. Une arme qui avait le pouvoir de désarçonner beaucoup d’adversaires. Beaucoup.

« Héra, ma chère, la surprise est partagée. Loin de moi cette idée, jamais je ne laissrais tomber les associations de lutte contre le cancer, sans parler de toutes les autres Vous savez comme moià quel point ils ont besoin de nous pour subvenir à la recherche, c’est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur. »


Il pince les lèvres. Bien, Héra n’a pas l’air de l’apprécier. Malgré une sensation très désagréable qui lui arrachait les entrailles, il choisit de ne pas heurter le petit groupe. Non, pas encore. Une ombre passa sur son visage. Puis il choisit de se diriger vers Ollie. La présence d’Urban compliquait les choses. S’il le reconnaissait, il était quasiment sur et certain qu’il mentionnerait son petit tour sur son yatch. Et il risquerait d’y perdre des plumes. Et Héra. Oui, surtout Héra. Il fit le détour et, une fois qu’il fut à la hauteur d’Ollie, il le sortie de sa rêverie en lui ébouriffant les cheveux.

« Alors, tu n’as pas d’amoureuse pour ce grand soir Dovakhin ? » lui demande t-il ? « C’est dommage beau gosse. Ha mais oui… tu veux pas de copine. » Il releva la tête vers Héra qui discutait toujours avec le blond aux cheveux longs. Quand il capta son regard, il lui adressa un agréable sourire et se releva, boisson à la main. Bon… de toute manière, maintenant qu’il était vu, il ne pouvait pas faire machine arrière, cela alourdirait sa peine. Aussi, il se releva et se dirigea vers eux. Tout d’abord, il embrassa la jeune française. Sur les lèvres. Oubliant d’un coup le fait qu’il devait se cacher en public. Mais pas ce soir non… Un petit effort. Puis il se tourna vers Kyle « Salut Kyle… » puis, voyant son teint un peu palôt « … tu vas bien ? Ho… heum… » Ha oui, il en a une bonne sur l’œil. Il haussa un sourcil puis… « C’est moi qui doit me bagarrer, pas toi. Montre le bon exemple. » Encore un coup du chat hum ? Siegfried était sincérement désolé pour lui. Pour l’avoir vu totalement dévasté quelques mois plus tôt, il devinait qu’actuellement, la saint Valentin ne devait pas être une fête aussi agréable. Il lui adressa un sourire amical puis… il se tourna vers Urban. « … hum, on s’est peut-être déjà vu. Il me semble ? » Son regard se ficha dans le sien. Dur. Tranchant. Ho oui, ils s’étaient déjà vu, sur un yacht, et Siegfried en gardait encore un souvenir cuisant qu’il ne partagera pas avec les siens de sitôt. Il s’exclama donc, faussement surpris mais ne put s’empêcher de rajouter une pique acérée. « Ho vous vous connaissez tous les trois ? Ha bah… les réunions entre riche, hm ? » Il se rendit compte qu’il avait accentué le mot riche. Oui, celui-là. Sa main glissa dans le dos d’Héra. Il se tourna vers elle et l’embrassa amoureusement dans le cou. « Tu es prête pour notre virée à Paris, ma belle ? »  ▲ RIMBAUD
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Dim 1 Mar - 23:44

Event : Feu d'artifice


   
Intrigue 1 déclenchée !

   

   La fête bat son plein, à 22h55. Sur la plage, la foule se rassemble, se tasse, plus compacte que jamais. Les artificiers installent le matériel et ça bouge, du côté de l'estrade. Et vous, habitants de Miami, vous êtes là, patients, attendant avec des yeux gorgés d'envie de voir votre ville s'illuminer en une palette éclatante de couleurs dans la nuit. Que vous soyiez venus seuls, en couple, accompagnés d'amis, vous avez prévu de passer un bon moment. Et cela, Dick Turner, l'adjoint au maire de Miami, il le sait parfaitement lorsque les projecteurs s'allument sur l'estrade au moment où il monte. Un sourire doux sur le coin des lèvres, il tire de sa poche intérieure une feuille de papier qu'il pose sur le pupitre, devant lui. Il tapote le bout du micro à l'aide de son index, avant finalement d'attendre que le silence se fasse parmi la foule. Un silence qui ne met que peu de temps à venir lorsque la musique se coupe, laissant un cours libre à l'homme politique en face de vous pour faire son discours. Il s'éclaircit la voix. Et il commence.

"Mesdames et messieurs, habitants de Miami !
Tout d'abord, au nom du Maire, malheureusement absent ce soir, et de tout le conseil municipal, je vous souhaite la bienvenue à notre feu d'artifice annuel de la Saint Valentin ! Nous espérons que toutes les personnes ici présentes passent une bonne soirée, et que vous vous amusez bien."


Des applaudissement retentissent dans le silence. Des cris, des sifflements. Le quadragénaire est heureux. Visiblement ces personnes seront de futurs électeurs aux prochaines municipales.

"Il me paraît essentiel de commémorer cette fête, alors que notre époque subit des troubles un peu partout dans le monde. La Saint Valentin n'est pas seulement cette fête jugée à présent commerciale : mais bien une représentation très nette de ce qu'est l'amour de son prochain, le plaisir de donner, comme celui de recevoir. Vous tous qui êtes ici, représentez à vous seuls tous les Valentins et Valentines de notre chère ville. Vous êtes nos amoureux à nous, et nous sommes vos serviteurs. Riches, ou pauvres, travailleurs, ou sans emploi, vous êtes tous, à nos yeux, plus importants les uns que les autres. Cet évènement spécial est ici une preuve de notre affection envers la population de notre chère ville !"

Nouveaux applaudissements, nouveaux cris. Tout se passe à merveille. La sécurité est détendue, autour de Turner. Les agents ont les mains croisées dans le dos, regardent en l'air. Rien ne peut perturber cette superbe soirée.

"Vous tous qui êtes ici contribuez à la progression sociale, culturelle et économique de Miami. Cette ville n'est pas aussi prospère qu'on pourrait le désirer, mais elle est vivante, la preuve en est cette foule, massée autour de moi ! Je ne vais pas passer des heures à disserter sur l'importance de cette soirée cependant ; le mieux étant d'en profiter non ? Ainsi, je..."


Vos regards se font surpris. Aucun applaudissement ne retentit cette fois-ci. Pourquoi a-t-il cessé de parler, tout à coup ? Et puis un hurlement perçant retentit dans le silence. Un hurlement de terreur, celui d'une jeune femme, au milieu de la foule qui montre du doigt l'homme politique qui chancelle, titube.

"Je..."


Une tache rouge, d'abord minuscule, enfle soudain sur sa chemise blanche, et s'étend sur sa poitrine. Il ne faut que quelques secondes à l'homme pour s'effondrer dans la foule, le nez au sol. Mort. Raide mort. Tué d'une balle précise, venue du fusil silencieux d'un tireur posté sur le toit d'un immeuble, face à l'estrade, à flanc de plage. Les gens paniquent, c'est la débandade, soudain. Et la sécurité entre en jeu. Les hommes postés derrière l'estrade se mettent soudain en mouvement et massent toute personne présente dans la foule compacte en pointant des fusils vers eux, y compris ceux qui se situent en retrait. Des cris se font entendre dans le noir.

"PRES DE L'ESTRADE. ALLEZ VITE"


des "FERMEZ LA" et des "BOUGE PAS" tout un embrouillamini de hurlements stridents de ces hommes qui paraissaient protéger l'adjoint au maire mais qui, au contraire, usent à présent de leurs armes pour vous menacer. Vous êtes massés, compressés, entourés d'hommes armés, et vous avez l'interdiction de bouger. Certains d'entre vous se retrouvent séparés. Vous n'avez que la peur comme seule alliée, à présent, mêlée au bruit ambiant de pleurs et de gémissements angoissés d'hommes et de femmes, venus au départ passer un bon moment. Mais non. Vous ne pouvez pas bouger. Vous n'en avez pas le droit. Et sans doute ne comprenez vous pas n'est-ce pas ?

Comprenez vous lorsque les hauts parleurs se remettent à grésiller, signe qu'un nouvel interlocuteur va prendre la parole ? Sur l'estrade, il n'y a personne. Et pourtant cette voix, modifiée artificiellement, qui résonne sur la plage, haute et fière, vous ne pouvez pas la rater.

"Salut Miami !"


Le silence se fait de nouveau. Difficilement, mais il se fait. Et vous écoutez. Attentifs, et terrorisés.

"Je suppose que ce petit contretemps a dû vous surprendre, pas vrai ? C'est mon cadeau de Saint-Valentin à la ville de Miami, les enfants ! Un pitoyable homme d'Etat tué sans coup de semonce, devant tout le monde, n'est-ce pas un présent de rois ? Vous vous demandez sans doute qui je suis ; et pourquoi j'ai fait ça. Pas vrai ?"


Il n'a que le silence en réponse. Et des murmures horrifiés. Le rire de l'inconnu éclate dans la nuit noire.

"Haha ! Oui, vous vous le demandez. Malheureusement je ne suis pas en mesure de vous donner la réponse. Le jeu serait bien trop simple, n'est-ce pas ? Parce que je vais jouer avec vous, à présent. Je fais de votre chère ville mon terrain de jeu... Et vous êtes les pions ennemis ! N'est-ce pas merveilleux ?

Je tiens Miami dans le creux de ma main, voilà tout ce que vous devez savoir à mon sujet. Chaque rue, chaque carrefour, chaque maison, chaque âme de cette ville m'appartient. La Police elle-même ne pourra rien faire désormais contre moi. Et comme je suis quelqu'un qui aime beaucoup s'amuser... Et partager ! Je vous invite à participer à mon jeu de massacre, qui commence aujourd'hui et qui ne prendra fin que le jour de votre mort... Ou de la mienne !"


Nouveau rire. Un rire démentiel. Le rire de quelqu'un de fou, quelqu'un de fou et de dangereux.

"Voilà comment le jeu va se dérouler. Je vais apprendre des choses sur vous - n'importe quoi, y compris vos secrets les plus intimes ! - et je vais m'en servir contre vous. Je peux faire n'importe quoi de vos chères petites personnes, du moment que je détiens la clé du coeur. Et il ne me sera pas difficile de la trouver. Vous n'êtes en sécurité nulle part. Personne ici n'est votre ami. Votre voisin de pallier, votre ami, votre amoureux ou votre amoureuse, ils sont tous susceptible de vous trahir. Ils peuvent tous être moi. Parce que je suis parmi vous, et vous ne le savez pas. Vous me ferez confiance. Et vous tomberez dans le piège. Pour en sortir ? Trouvez-moi. Et trouvez-moi vite. Chaque mois, je ferais tomber une tête. N'importe laquelle. Cela pourra être le clochard du coin, ou un riche propriétaire. Vous ne me croyez pas ?"

Le silence se fait. Pour les gens qui doutent encore, c'est le coup de grâce.

"Je suis relativement nouveau, par ici. Et je n'ai pas encore appris grand chose, mais... Savez vous qu'il y a des gens, dans cette foule, qui cachent des secrets absolument passionnants ? Oh je ne nommerai personne, mais ces gens se reconnaitront... Un jeune homme pauvre qui aurait tout fait pour sauver la vie de son frère, même le pire... Une femme, prête à se prostituer pour faire manger ses enfants, une autre qui a caché une grossesse à l'homme de sa vie... un autre, ignorant même que la personne la plus chère a son coeur est encore en vie, alors qu'il la croyait perdue ! Sachez aussi une chose, mes petits pions adorés. Lorsqu'on est trafiquant, il est tellement facile de faire inculper les autres à sa place..."


Des frémissements se font dans la foule. L'assemblée est muette. Parce que cet homme ne plaisante pas. Il sait des choses. Et il est prêt à les divulguer si on ne lui obéit pas. Voilà qui change la donne.

"Alors, vous me croyez à présent ? Mais Miami est grande. Je ne vous ai pas encore tous découverts. Cela va venir, ne vous inquiétez pas ! Parce que je compte bien enquêter. Cela promet d'être diablement divertissant, non ? La mort de Mr Gros Débile était le top départ. Il n'y a aucune limite de temps. Mais je vous conseille de me trouver avant que je vous débusque. Ou votre vie risquera d'être un cauchemar. Personne n'est à l'abri. Je viserai aussi bien les riches que les pauvres. Alors fermez vos portes, messieurs dames les citadins ! Barricadez-vous, cachez vous... Et n'oubliez pas. Les secrets sont faits pour être révélés !"

Le rire s'éteint et meurt dans les haut parleurs. Chaque homme de la sécurité, agents de l'étranger qui a pris la parole, tire en l'air comme un terrible coup de semonce, avant de reculer. Il n'y aura pas plus de morts, ce soir. Ils s'éclipsent, en courant dans la nuit, au son terrible du hurlement des sirènes de police qui débarquent, au milieu d'une foule trop choquée sans doute, pour bouger immédiatement. Et vous, vous commencez seulement à comprendre.

Vous pensiez échapper à un passé, dissimuler une activité. Vous vous imaginiez refaire votre vie à Miami, ou la changer. Mais vous avez misé sur la mauvaise ville. Ici, c'est son terrain de chasse. Et vous êtes plus en danger que jamais.
   
   


   
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Lun 2 Mar - 11:31

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Rien à faire. Il n'avait absolument rien à faire. Voilà pourquoi Cameron est chez lui, ou plutôt chez sa tante, à jouer aux jeux vidéos. Les jeux vidéos, une chose qu'il ne fait jamais. C'est pas son trip parce qu'au bout de 10 minutes, il en a marre de rester assis à essayer de sauter un obstacle pour gagner des points qui ne lui serviront à rien. Le jour de la Saint-Valentin, en plus, il n'y a rien à faire. Parce que lui n'a pas de copine et quand bien même, il n'irait surement pas lui offrir du chocolat, des roses ou autres idioties. Il soupire une première fois, parce qu'il n'arrive pas à aller sauver la princesse de ce jeu. Finalement, il s'empare de la télécommande et comment le zapping et une fois qu'il a fait le tour, il soupire encore, parce que clairement : il s'emmerde.

- « Iso, tu peux me conduire chez Nathan ? »
- « Tu l’as appelé avant ? »
- « Pour ? »
- « Cameron, Nathan il n’est pas à ta disposition, si ça tombe il n’est même pas là. Donc appelle-le et s’il accepte, je te conduis »
- « Je suis sûr qu’il est là »
- « Il n’a peut-être pas envie de passer la saint-Valentin avec toi, donc appelle c’est la dernière fois que je te le dis sinon tu prends le métro »
- « Pfff. Putain… »
- « Pardon ? »
- « Non rien »
- « C’est bien ce que je pensais »

Cameron finit par s’emparer de son portable pour composer le numéro de son cousin et lorsqu’il s’apprête à lui proposer un plan d’enfer dont Nathan se ficherait complètement, il se fait avoir par la messagerie.

- « Putaiiin »
- « Cameron ! »

Et le temps passe, lentement, mais sûrement. Il connaît très certainement le programme qui passe à la télé par cœur, sur le bout des doigts. Il pourrait sans doute raconter tous les feuilletons aussi débiles les uns que les autres et avant de partir pour le feu d’artifice, il observe sa tante qui prépare son départ.

- « Quand tu seras partie, je pourrais allez chez lui pour y vivre le temps de ton absence ? »
- « Je doute que Nina accepte »
- « Pourquoi ? J’y vais pas pour elle »
- « Elle doit déjà en supporter un, elle va surement pas en accepter un deuxième, mais après tu t’arranges avec eux, c’est pas mon problème »

Cameron hausse les épaules, certain qu’il sera accepté et traité comme un prince.

- « T’as rien de prévu, toi ? Pourquoi tu ne vas pas voir le feu d’artifice sur la plage et essayer de faire des connaissances ? C’est pas en restant ici ou en collant Nathan que t’arriveras à t’intégrer »

Et il se décide à bouger, parce que comme elle le dit si bien, c’est pas en restant là qu’il trouvera quelque chose à faire. Miami beach, cette plage culte et pourtant il n’y a encore jamais mis les pieds. C’est un New-Yorkais et le soleil toute la journée, les palmiers et la plage, il ne s’y est pas encore habitué. Le réflexe d’aller profiter de ce qui ne se trouve pas dans sa ville natale lui passe encore sous le nez. Ca le perturbe toujours d’être là et il a toujours ce sentiment depuis son arrivée : il aimerait retourner là où sont ses potes. Ici, il ne connaît personne à part Isobel qui est trop occupée, Nathan qui n’a jamais le temps non plus ou Olivia, qu’il connaît à peine. Il la connaît, mais juste de vue, il connaît ses formes à force de la regarder, ses mimiques et encore là, il espère la croiser. Il n’est pas amoureux, il est juste subjugué par la beauté de cette fille et pourtant il ne connait rien d’elle, si ce n’est son prénom. En fait, il s’en fiche de la connaître et de savoir ce qu’elle aime dans la vie, il veut juste lui faire la discussion avec comme message subliminal « houhou, je suis là, regarde-moi ! ».

Sur le chemin, Cameron s’allume une clope et en passant à côté d’une dame âgée, lui crache la fumée accompagnée d’un stupide « ça veut dire je t’aime ! ». Il entend la vieille le traiter de voyou et ça le fait rire, parce qu’elles sont tellement faciles d’approche, ces dames âgées, et tellement naïves que s’ils voulaient, il arriverait à décrocher un testament à son nom avec toute sa fortune. Il devrait le faire un jour, escroc certes, mais ce n’est qu’un jeu…pour lui, puis comme elle sera morte, ce n’est pas vraiment de l’escroquerie. Arrivé à la plage, Cameron balade ses yeux sur l’étendue de sable, ou du moins sur le monde qui s’y trouve. Il ne connaît presque personne, à part Porter qui tient à peine sur ses jambes parce qu’il n’a pas assez de force pour retenir un môme. Décidément, cet homme est une énigme pour la science à lui tout seul, dans laquelle Cameron n’a pas envie de se lancer. Il sourit lorsque le médecin scolaire se prend un type et puis continue à avancer. La musique résonne et puis plus loin, il reconnaît Adan assis dans son coin à observer le monde qui l’entoure. Ca doit être le seul qu’il connaît sur cette plage.

- « Heyy Adan, t’es tout seul ? »

Cameron s'installe à ses côtés et il pose à nouveau son regard sur Porter. Ce qui l'intrigue toujours autant : sa coupe. Il y pense à chaque fois qu'il le voit et jusqu'à maintenant, il se demandait pourquoi. Pourquoi s'infliger un truc pareil ? Mais en surfant sur le net, il se rend compte que c'est le même genre de coupe que l'autre de Tokio Hotel. Voilà, Porter est fan de Billy Truc de Tokio hotel.

- « Tu crois que Porter c’est le genre à écouter Tokio Hotel ? Parce que j’essaie de comprendre le concept de sa coupe de cheveux, mais c’est la seule explication qui me vient à l’esprit. Il a la même coupe que le gars de Tokio Hotel. »

Et puis un type attire l’attention des invités à l’aide d’un micro. Il commence à déblatérer un discours sur la saint-Valentin. « On s’approche ? » et en avançant vers le reste de la foule, il croise celle qu’il voulait absolument croiser accompagnée de… son copain ? Alors il se renseigne auprès d’Adan « Avec Olivia, c’est son mec ? » et toujours en s’approchant il continue de la fixer, lui adressant un sourire lorsque son regard croise celui du new-yorkais. Cameron se retourne, lorsque quelque chose de louche se passe, comme par exemple s’arrêter au plein milieu d’un discours dont tout le monde se fiche et furtivement, il en vient à tourner la tête pour enfin s’intéresser à ce que l’autre guignol raconte. Une femme hurle et là, il a l’impression d’être dans une série télévisée. Des types commencent à leur crier dessus, à les encercler.  Cameron déglutit une première fois. Il se demande s’il sortira de là vivant et puis il se retourne vers Adan et tente de faire dans l’humour, parce que c’est sa façon de réagir face à l’angoisse.

- « On est en Amérique, c’est fréquent ce genre de choses, t’inquiètes pas »

Au fond de lui, il ne rigole pas, voir pas du tout. Il se contente juste d'esquisser un rictus qui annonce la couleur. Normalement, il devrait attraper son portable et envoyer un texto à quelqu'un. Nathan peut-être ou Isobel, mais même ça il ne le fait pas, parce qu'il est tétanisé et il se demande ce qu'il va lui tomber sur la tête. Un homme parle et bien trop stressé, Cameron ne comprend que l'essentiel : il veut jouer, mais à quoi ? Il ne sait pas s'il doit prendre ça au sérieux ou si c'est une blague. Il parle de secret et en divulgue certains, sans pour autant donner des noms. Cameron regarde autour de lui, il cherche la réaction de l'une des personnes présentes et puis il regarde à nouveau Adan, il ne sait pas quoi lui dire en réalité, il n'a aucune explication et n'a même rien compris à ce qu'il vient de se passer. Cameron sursaute suite aux coups de feu et regarde ces hommes se dissimuler dans la nuit avant l'arrivée de la police. Mais il reste là, il ne sait pas quoi faire. Il n'a même pas envie de rentrer à pied et il n'ose juste pas bouger.

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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Mer 4 Mar - 23:26

Saint Valentin


Nicholas & Alayna ♥

Je ne savais toujours pas pourquoi j'avais envoyé ce message à Nicholas, mais je l'avais fait, et il avait répondu positivement. Je ne pouvais plus reculer, et de toute façon, je ne l'aurais pas fait, trop heureuse de pouvoir le voir ce soir. J'avais mis du temps à me décider pour lui demander, aussi je n'en avais plus beaucoup pour me préparer. Ce n'était pas grave, je n'étais pas le genre de princesse à mettre des heures. Il finit par arriver et je lui souris, lui demandant s'il allait bien. Dans la plupart des cas, cette question ne menait pas vraiment à un intérêt de la réponse, mais pour Nicho c'était différent. Je voulais savoir comment il allait, pas dans un élan de pitié, mais parce qu'il comptait pour moi.

- Plus que prête ! Allons donc prendre ce métro.

En temps normal, et surtout pour aller à l'école, je n'étais pas très rassurée de devoir prendre ce métro. C'était sombre, ça puait, et on était à Little Haiti quoi. Si j'adorais l'entrepôt où je vivais, passé une certaine heure, je me méfiais un peu de mes voisins. Cependant, je ne psychotais pas non plus à mort, j'avais appris depuis longtemps que le danger pouvait venir partout, même quand on se pensait à l'abri. En arrivant sur place, je croisai James, qui semblait chercher quelqu'un. Je ne pus m'empêcher de lui lancer une boutade, mais il ne fallait pas se tromper, je l'aimais bien. Une fois éloignés de lui, mon ami me demanda qui il était.

- Oh, c'est juste mon prof de dessin. On aime bien se taquiner, c'est tout.

Je ne savais pas pourquoi, j'avais presque besoin de me justifier et de bien lui faire comprendre qu'il n'y avait rien de plus entre l'Anglais et moi. James n'était pas le sujet de ce soir, aussi, j’enchaînai en parlant du feu d'artifices qui nous attendait. Je ne savais pas trop comment tout ça fonctionnait, mais ça me fascinait, toutes ces couleurs, toutes ces formes, tous ces bruits. Il y avait tant de choses à apprendre dans le monde, juste pour le plaisir de savoir et de découvrir. Lui aussi semblait intéressé, et ça me plaisait toujours de constater qu'il n'était pas comme les trou du cul de notre âge, hermétiquement fermés à la connaissance de ce qui nous entourait.

- On peut toujours essayer d'aller leur poser des questions. Ça serait trop cool qu'ils nous répondent ! Sinon, j'irai voir sur internet, on sait jamais, on peut toujours trouver quelques infos.

Ou encore demander à un de nos profs ? Yen avait bien un qui savait, non ? Enfin, pour le moment, les techniciens n'avaient pas encore refusé notre demande, alors autant partir du principe qu'on n'aurait pas à aller chercher ailleurs. Ils avaient mis la musique en route et je trouvais ça très sympa.  Ça nous faisait monter l'envie un peu. Nicholas me rappela un peu à la réalité.

- Ah oui, je veux bien un verre de jus de pomme, si ça te dérange pas.

Je n'étais pas du genre à demander la lune non plus, et pour une fois, je pris autre chose qu'un simple verre d'eau. J'aimais bien les petites attention de Nicholas, il n'était pas égoïste et je trouvais que parfois, il pensait trop aux autres avant lui. Mais bon, il était comme il était, et surtout, il était très bien. Il me remercia pour l'invitation et je ne pus m'empêcher de baisser la tête, rougissante. C'était son sourire, je crois, qui me fit rater un petit battement. Je le regardai de nouveau avant de remettre mes cheveux derrière mes oreilles dans un tic nerveux.

- Oh non c'était… c'était rien. J'ai juste pensé que… le feu d'artifices te… plairait.

Aucune mention de la date du jour. Après tout, c'était vrai, j'avais pensé d'abord au feu, et la Saint Valentin n'était pas dans mes soucis. Disons que c'était une coïncidence, mais une coïncidence qui ne me laissait quand même pas indifférente. Une fois nos boissons en main, nous retournâmes nous installer à une place pour tout voir, et j'étais toujours enjouée. La cousine du garçon vint nous saluer d'ailleurs, je n'avais pas la chance de la connaître. Elle était très jolie d'ailleurs, peut-être que je la reverrai un jour. Ils finirent par couper la musique, quand l'adjoint au maire monta sur l'estrade pour nous faire un discours. Honnêtement, je ne le connaissais pas, je ne m'intéressais pas vraiment à la politique. J'étais trop jeune, et selon moi, ils étaient tous véreux dans ce monde, et le sourire du type devant moi ne me trompait pas vraiment. Les gens l'écoutaient, mais je n'attendais qu'une chose : le spectacle de couleurs. Ils applaudissaient, attendant impatiemment la suite de ses paroles. Par respect, je le regardais, mais je préférais siroter mon jus de pomme plutôt que de me concentrer sur lui. Je souriais. Je ne devrais pas.

Je crois que je ne mis pas beaucoup de temps avant de voir qu'il se passait quelque chose. Lui qui était si bavard avant, cet homme qui avait préparé ce qu'il avait à dire pour qu'il n'y ait pas de trou, s'arrêta sans prévenir. Le temps l'imita d'ailleurs, et toute la petite assemblée que nous étions. Les yeux rivés sur lui, j'ai vu. J'ai vu le rond rouge, qui s'est étendu. J'ai vu la chemise qui n'est pas resté blanche. Le visage qui n'est pas resté souriant. Ni vivant. J'ai vu le corps tomber lentement, s'effondrer plutôt. Mais c'est tout ce que j'ai vu.
Je ne savais pas pourquoi, mais j'étais incapable de bouger. Le seul mouvement que j'ai pu faire, c'est lâcher mon verre qui s'est renversé sur le sable. Je savais ce que c'était, pour l'avoir rêvé plus d'une fois. Un coup de feu, une balle qui prenait une vie. Je n'avais rien entendu pourtant, comme tous les autres, mais avec le bruit ambiant, ce n'était pas étonnant. Immédiatement, la scène devant mes yeux disparut pour revenir en arrière, quand j'étais plus jeune. Nous étions dans le salon, avec mes parents et ma sœur, et nous avions peur. Les deux braqueurs étaient là, armes pointées vers nous. Nous avions beau expliquer qu'ils se trompaient, que nous n'avions aucune richesse, ils ne voulaient rien entendre. C'était normal, en même temps, si nous avions vraiment été riches, nous n'aurions pas cédé notre cachette si facilement. Pourtant, c'était bien vrai, ils s'étaient trompé d'endroit. J'étais fatiguée, et triste de ne pas avoir gagné le jeu avec Noreen. Je ne me rendais pas compte, alors j'avais pris mon doudou et je l'avais tendu à l'un des messieurs, qui l'avait saisi avant de le jeter par terre en hurlant. A l'époque, c'était mon seul trésor. Après, il m'avait donné une gifle et ma mère s'était jeté sur lui, avant que trois coups ne résonnent. Ensuite, je ne me souvenais plus vraiment. Il y avait juste eu du sang partout avant que j'ai très mal. J'en faisais toujours des cauchemars, je me réveillais en sursaut et en sueur la nuit, craignant qu'ils ne reviennent pour m'achever. Ils étaient en prison pourtant, ils ne pouvaient plus rien me faire. J'étais dans un autre pays, et même quand ils sortiraient, ils ne viendraient pas me chercher. Si ?

La réalité remonta à la surface et je me rendis compte que je pleurais. Les gens poussaient, la sécurité aussi, nous étions un peu comme du bétail et je n'avais qu'une peur : que la séance d'abattage ne soit pas terminée. Malgré ça, je n'arrivais pas à marcher, à bouger, à faire quoi que ce soir d'utile pour sauver ma peau une seconde fois. A la place, je portai ma main sur ma cicatrice, qui se trouvait dans ma nuque. C'était une preuve que j'étais une survivante, que j'avais eu la chance que l'homme politique n'avait pas eu. Je ne faisais pas attention à ce qu'on pouvait me dire, ou si on me touchait, jusqu'à ce qu'une image s'impose, celle de Nicholas. Je n'étais pas seule dans l'histoire, je ne devais pas être égoïste. Il était juste à côté de moi, la dernière fois que je l'avais vu. Sans même me retourner, je hurlai presque son nom et le cherchai du regard. Il était un peu plus loin, nous avions été séparés dans la bataille, mais il n'était pas bien loin. Ni une ni deux, je décidai qu'il fallait que je le rejoigne, je m'en fichais des autres, je devais me frayer un chemin dans la foule. J'étais petite et menue, ce n'était pas chose trop compliquée à faire. Au passage, je me faisais un peu marcher sur les pieds, mais au bout de quelques secondes, j'étais enfin devant lui. Je voulais lui sourire, pour lui dire que ça allait, mais je n'y arrivai pas. A la place, je lui demandai d'une voix chevrotante :

- Tu n'as rien ? Pas blessé ?

Si physiquement j'allais bien, ce n'était pas le cas dans ma tête. Et lui, avait-il été bousculé ? Et son cœur, il n'allait pas s'emballer maintenant ? Il n'y avait pas eu de balle perdue ? J'étais plus inquiète pour lui que pour moi et même si je n'aurais pas été coupable, je m'en serais voulue s'il lui été arrivé quelque chose. C'était moi qui lui avait demandé de venir. Alors qu'on était tous encore sonnés, une voix se fit entendre. Pourtant, il n'y avait personne devant le micro, et ça s'entendait que ce n'était pas une vraie voix. C'était une menace. Pour ce soir, nous étions tranquilles, il n'y aurait pas d'autre victime. Mais nous devions nous méfier pour le reste de notre vie à Miami. Quelqu'un nous surveillait, savait tout de nous, n'hésitait pas à le balancer, et surtout, pouvait détruire quand il le voulait. Je n'étais pas rassurée, j'avais envie de m'enfuir, c'était lâche. Au lieu de ça, j'attrapai la main de Nicholas pour la serrer avec mes petits doigts. C'était débile parce que concrètement, ça ne changeait rien à la situation, mais ça me faisait du bien. Quand l'inconnu eut fini de parler, je ne savais pas quoi faire, ni quoi dire. J'ouvrai la bouche en regardant mon ami.

- Je…

Je ne parvenais pas à lui dire que j'avais peur, pas que pour moi mais pour tout le monde, en particulier lui qui était devant moi. J'avais envie de me remettre à pleurer, alors que j'étais calmée. Ça faisait remonter ce vieux souvenir douloureux, je ne voulais pas y penser. Je ne voulais pas le montrer non plus, mais Nicholas n'était pas un idiot. Je ne lui avais jamais vraiment raconté ce qu'il s'était passé, il était juste au courant qu'une balle était toujours logée dans mon crâne et qu'elle me mettait en danger à tout moment de ma vie. Peut-être qu'un jour, il aurait droit de tout entendre, mais pour le moment, je ne savais même pas quoi faire, alors ce n'était pas pour raconter mon passé. Est-ce qu'on pouvait s'en aller ? Les force de l'ordre nous protégeaient-elles ou nous soupçonnaient-elles ? Étions-nous vraiment à l'abri chez nous ? Je savais que non, si quelqu'un voulait vraiment rentrer dans mon entrepôt, c'était très facile. Je ne savais pas si avec ça, le feu serait tiré, de toute façon je n'avais plus le cœur à la fête. Ce que je savais par contre, c'était que je ne parviendrais jamais à dormir cette nuit, que j'allais trembler de peur, je ne voulais pas être toute seule. Seulement, je ne pouvais pas demander à Nicholas de rester avec moi, si ? Il avait ses parents à rassurer, sa famille, je n'étais qu'une amie, rien de plus.

- Qu'est-ce qu'on doit faire maintenant ?

Ma voix était faible, comme par crainte que le tueur ne m'entende. Je ne voulais plus regarder cette scène, où l'on se pressait pour retirer le corps sans vie. Je ne regardais que le visage de Nicholas, qui lui, m'aidait à ne pas hurler devant l'horreur de ce que nous avions vu. Est-ce qu'il était aussi choqué que moi . Est-ce qu'il allait toujours bien ? J'avais tellement envie de m'en assurer mais je ne voulais pas être intrusive, alors j'abandonnai l'idée de poser des questions.
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Jeu 5 Mar - 8:27


Feu d'artifice de la Saint Valentin





Interaction : Ilyès

Je venais juste d'arriver à la fête de la saint valentin pour assister au feu d'artifice, seule étant donné que Trevor était en mission quelque part à des milliers de kilomètres de Miami. En attendant que ce fameux feu d'artifice commence, je décidais de me promener un peu dans les rues pour profiter des animations mises en place, même si elles étaient faites pour des couples. Alors que je marchais en regardant autour de moi, j'aperçus une personne que je connaissais bien et que je ne m'attendais pas à voir ici, Ilyès. Je me dirigeais donc vers lui en l'interpellant, un grand sourire étant apparu sur mes lèvres. Apparemment, je n'allais pas rester seule, à moins qu'il soit en compagnie de quelqu'un qu'il allait rejoindre, auquel cas, je le laisserais rejoindre sa valentine ou son valentin.

Apparemment, il ne s'attendait pas à me voir lui aussi, c'est en tout cas ce qu'il me dit lorsque j'arrivais à son niveau. Il me prit alors dans ses bras, étreinte que je lui rendais avant qu'il me questionne sur l'absence de Trey, me demandant si il était là ou non. Je secouais alors la tête de manière positive pour répondre à sa question. Oui, j'étais seule ce soir.

« En effet, je suis toute seule, Trey est quelque part au Moyen-Orient, je présume. »

À la suite de ma réponse, Ilyès me proposa de m'offrir un verre et qu'on aille s'asseoir quelque part à moins que je ne veuille pas rester avec lui ou à moins que je doive retrouver quelqu'un. Il n'avait vraiment pas changé, il semblait avoir toujours autant d'énergie à revendre qu'avant son départ pour l'Italie. Ça me faisait plaisir de voir qu'il n'avait pas changé. Un sourire amusé apparut alors sur mes lèvres lorsqu'il termina de parler. Je n'avais rien de prévu, et ça me ferait plaisir de passer du temps avec lui, ça faisait longtemps après tout.

« Je n'ai prévu de retrouver personne, ça me ferait plaisir de rester un peu avec toi si tu n'as rien de prévu de ton côté. Et j'accepte ta proposition pour un verre. »

Je me m'étais à côté de lui en souriant. On n'avait pas eu le temps de se rendre dans un bar pour qu'il m'offre un verre que la musique cessa et un discours commença à passer dans les haut-parleurs, le feu d'artifice n'allait sûrement plus tarder à commencer, sûrement une fois que l'adjoint du maire aurait fini son discours. Et ce serait idiot qu'Ilyès et moi rations ça parce qu'on était dans un bar pour boire un verre.

« Ça te dérange si on remet le verre à après le feu d'artifice ? Je pense que ça ne devrait plus être long. »

Une fois sa réponse obtenue, je souris et me rapprochais un peu du lieu de lancement, même si je voulais tout de même rester éloignée. C'est à ce moment que l'adjoint se stoppa dans sa phrase, de là où on était, on ne pouvait pas voir ce qu'il se passait sur l'estrade, mais il y eut un mouvement de panique devant nous avant que l'on soit forcé de rejoindre la foule par des hommes armés. Être menacée par une arme me rappelait ce très mauvais souvenir de la prise d'otage d'Halloween et instinctivement, j'attrapais le bras d'Ilyès à côté de moi. Je ne comprenais absolument pas ce qu'il se passait lorsque les hauts parleurs se remirent à grésiller avant qu'une nouvelle voix se fasse entendre. La personne qui prenait la parole revendiquait l'assassinat de l'adjoint du maire et il parlait d'un jeu. Un jeu qui apparemment concernait toutes les personnes présentent à Miami, que tout le monde ici n'était qu'un pion qu'il pouvait manipuler à sa guise. Il expliqua alors qu'il allait apprendre les secrets de toutes les personnes ici, qu'il en connaissait déjà, d'ailleurs, il en donna, sans donner de nom. Sa manière de faire... Il me rappelait étrangement la voice que nous avions à Wynwood et qui avait déjà parlé de mon secret à l'époque, encore un mauvais souvenir de plus... Sauf que lui menaçait de faire tomber une tête par mois, était-ce au sens figuré ou au sens propre, je n'en savais rien, mais ça me rassurait encore moins. Après avoir connu la Voice, je ne pouvais douter du fait qu'il existe des personnes assez folles pour faire ça.

Nous devons trouver l'identité de la personne derrière cette voix afin de protéger nos secrets. Il est plus dangereux que la Voice, c'est ce que mon instinct me dicta à ce moment, la Voice, on pouvait simplement l'ignorer en se disant que ce n'était qu'un étudiant qui voulait se faire remarquer en inventant des choses sur des étudiants, même si des fois, j'en avais fait les frais, elle révélait de vrai secret. Mais là, lui il semblait vraiment dangereux. Une fois les hauts parleurs éteints, les hommes armés tirèrent en l'air, je laissais échapper un cri de surprise et de peur tout en me penchant en avant pour me protéger comme je le voulais, repensant de nouveau à la prise d'otages d'Halloween. Les yeux fermés, je ne vis pas tout ce qu'il s'était passé après les coups de feu, je ne pouvais pas bouger, tétanisée par la peur, j'étais complètement déconnectée de la réalité.
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Ven 6 Mar - 15:47





Feu d'artifice
ou l'art, de virer au drame...

Interaction : Cameron.

C’était apaisant comme ambiance. Le coucher de soleil au loin, qui se fendait en une palette de couleurs pastel sublimes. La mer calme, qui semblait dormir, et toute cette foule, vivante, joyeuse. Des rires, des sourires… Rien de tel pour diffuser une atmosphère parfaite. Et moi ça me suffisait. Je pense que je suis du genre à capter l’énergie d’autrui pour me sentir bien. Quelqu’un est heureux, je le suis, quelqu’un est tendu, ça me stresse. Bref, j’ai tendance à m’imprégner des sentiments des autres et actuellement j’étais tout ce qu’il y avait de plus serein, et même si j’étais seul. Ca ne me dérangeait pas plus que ça, et après tout la Saint-Valentin n’était pas exclusivement réservée aux amoureux. Il y avait des petits, comme des grands. Des célibataires, comme des couples. Il y avait de tout. Pour le symbole, pour l’image. Pour la tradition.

J’observais tout ce petit monde, sourire aux lèvres, la tête contre les genoux, jusqu’à ce qu’une voix familière se fasse entendre. Je tourne la tête, et face à moi : Cameron. Cameron, c’est un gars que j’ai rencontré y a pas longtemps au lycée. On est dans la même classe, et c’est le genre à en avoir rien à foutre de tout. Des cours, de l’autorité, des règles… Ca aurait pu le genre de mec que je déteste, mais au contraire, on s’entend bien, parce qu’au fond c’est un type carrément délire. On passe de bons moments et c’est tout ce qui me suffit, le reste autour ça ne me concerne pas. Je n’ai pas à m’en mêler. Il m’interpelle, et je souris.

« Hey Adan, t’es tout seul ? »
« Affirmatif m’sieur Davis. Et toi donc ? Tu ne m’as pas l’air accompagné ? Pas de jolie demoiselle à charmer ce soir ? »

Je savais qu’il était du genre à attirer les dames, tout comme les abeilles étaient attirées par le pollen, mais ce soir il venait seul. Complètement seul. Ca m’étonna un peu, puis deux secondes après, plus. En fait, je ne l’imaginais pas avec une copine à une fête qu’il trouvait sans doute nian nian à souhait. La plupart des mecs avec qui ils trainaient étaient de ce genre. L’amour c’est cucul. Je ne pensais absolument pas pareil, mais je ne jugeais pas non plus. Je me répète, ce n’était pas ma vie, pas mes problèmes, ils géraient ça comme ils l’entendaient. Je n’étais pas sa mère, ni son père, ni en état d’avoir à lui ordonner quoique ce soit. Il ne le faisait pas avec moi, alors je n’allais pas lui faire le coup.

A la place, je l’invitais à s’asseoir à mes côtés, chose tout à fait plus confortable que de rester debout alors que l’attente allait être longue.

Cameron s’installa et tous deux nous scrutions les gens qui nous entouraient. Et parmi la foule, une tête bien connue, et plus particulièrement de Cameron. Monsieur Kyle Porter, alias le médecin des élèves. Le croque mort longiligne aux traits marqués, et au regard fuyant. Le type de médecin qui ne me donnait pas vraiment envie d’aller me faire soigner chez lui. Ce dernier s’habillait toujours en noir. Un noir charbon absolument déprimant, et tirait toujours la gueule. Je ne le connaissais pas plus que ça en vérité, mais il était un peu une légende. Une fois on m’a raconté qu’il avait couru comme un dératé, chaise au cul, dans la cour du lycée. Le retour de la glue, visiblement. J’avais bien ri, et Cameron était sous sa tutelle, ce que je ne m’expliquais toujours pas. Néanmoins, quand il me parla de Tokio Hotel, j’écarquillais les yeux.

« Tokio Hotel ? » J’ignorais tout à fait ce que c’était. Un hôtel ? Non, pas possible, dur d’avoir la même coupe de cheveux d’un bâtiment… Ca devait être un groupe de musique, dont le leader arborait une coupe semblable au médecin. Je fixais Porter, tandis que j’essayais de me rappeler qui ça pouvait bien être, en vain. Je suivais la musique populaire, mais là j’étais incapable de savoir qui c’était. Malgré tout, je compris bien vite que ça ne devait pas être un éloge à l’intention du médecin, puisque de toute évidence il avait une coupe un peu incompréhensible. Comme une gros champignon posé sur la tête. « Je ne sais pas qui est Tokio Hotel, mais je pense que s’il a la même coupe que Porter, tout s’explique. Ils ne doivent pas être bien populaire. Tu crois que c’est parce qu’il a la flemme de se coiffer le matin, ou parce qu’il a un furet mort sur la tête ? » Comme une grosse touffe de poil assez bordélique. En tout cas, j’étais bien content d’avoir les cheveux que j’avais. Fin, lisses et doux.

Je n’arrivais pas, suite à cette discussion, à détourner mon regard de Porter, qui était accompagné d’un petit bonhomme tout à fait adorable. « Au moins lui, niveau capillaire, il a été épargné. Tu sais si c’est son fils ? » Cameron devait au moins être au courant, si c’était le cas. Ou pas, tout dépendait s’il était du genre loquace ou pas le Porter. Mais s’il était aussi avare en paroles qu’en sourires, le son de sa voix devait être inconnue à bien des gens.

Alors que je commençais seulement à détailler la tenue du gosse, le bruit strident du micro se fit entendre, et instinctivement je me levais pour voir ce qu’il se passait. La scène était éclairée, la musique coupée, on appelait le maire à venir prendre place sur l’estrade. Chouette, un discours. Je regarde Cameron, blasé, pas vraiment fan de ces petits mots doux, faux et un copier coller pur et simple de l’an passé. Les apparitions publiques pour s’attirer des votes étaient le pire pour moi, mais je me taisais. Le système politique n’avait rien à voir ici, et je me devais de me taire et de m’y habituer.

« On s’approche ? » J’acquiesce, et nous voilà à nous faufiler dans la foule pour avoir une place de choix, et mieux voir le gars, gras du bide, qui montait sur l’estrade. Bien portant, petits sourcils fournis, et regard bienveillant, il ne semblait pas bien méchant pour un sou. Mais il avait surtout l’air stupide. « Avec Olivia, c’est son mec ? » Je me tournais dans la direction d’Olivia, que je saluais à mon tour, avant d’apercevoir… Samuel. « Ouais, un sombre crétin qui se prend pour le Messie. » C’était aussi, accessoirement, mon prof d’anglais, celui qui m’aidait à ne pas trop me merder dans cette langue qui n’était pas la mienne. Il était malheureusement celui qui me corrigeait, et vu l’amour que nous nous portions, il prenait toujours un malin plaisir à déceler les fautes et à me traiter d’incapable. « Si jamais tu veux t’en prendre à lui, la voie est libre, je ne serais pas celui qui te retiendra, je peux pas le blairer. » Chose dite. Je ne l’aimais pas, et il le savait. D’ailleurs nos piques étaient fréquentes. Heureusement qu’Olivia calmait le jeu, sinon le meurtre était inévitable.

Mais je détournais très vite l’attention, ne pouvant pas supporter la vue de monsieur Steevenson et son égo de trois kilomètres de diamètre, et reportait mon attention sur le maire qui faisait son joli petit discours. Discours qui semblait s’éterniser, jusqu’à ce qu’il s’arrête subitement. Au beau milieu de sa phrase. Surpris, je regardais autour de moi pour voir si quelqu’un ne l’avait pas interpelé. Mais rien. Juste un visage qui se tordait en une grimace affreuse, et un cri de douleur. Une tâche rouge. Du sang. Et le maire qui s’effondrait sur la scène. J’étais dès lors incapable de bouger, de penser, de réfléchir, et même de parler. J’étais totalement sous le choc, et surtout incroyablement effrayé. Pas à l’abri d’un nouveau coup de fusil, j’aurais voulu m’évader, courir de toutes mes forces, mais mes deux allumettes qui me servaient de jambes, claquaient comme des castagnettes, et refusaient de m’obéir. Et heureusement, des types cagoulés suivirent le mouvement, armés, nous menaçant. Ok ok mec je ne bougerais pas.

J’essayais de chercher du réconfort chez Cameron, mais la peur se lisait dans ses yeux. Il essayait de se rassurer, de me rassurer, mais ce n’était pas gagné.

« Tu me demandes de ne pas m’inquiéter, en me disant que c’est fréquent ? Mais dans quel pays de fous vous vivez ? » M’écriais-je. « Tu veux dire que se faire trouer le torse c’est tout à fait banal. Putain, je suis trop jeune. » J’étais totalement sur le cul. Terrorisé, je restais silencieux au possible, tout en cherchant du réconfort quelque part, mais je ne trouvais rien, hormis des visages apeurés, des larmes, des cris, et surtout un type qui avait pris la voix d’un ordinateur pour nous menacer et déblatérer des sornettes. Mais mon cerveau s’étant mis en mode off, je ne comprenais pas un traitre mot. Je priais juste pour que ça s’arrête.

Un dernier coup de feu, tiré en l’air, et les voilà partis comme iles étaient venus. Comme si ça avait été normal de menacer toute une foule ce soir-là. On entend au loin les flics arrivés, trop tard. Le meurtre avait déjà été commis, et la foule sous le choc commença à prendre la fuite. Cameron, lui, restait là, immobile le regard dans le vide. J’aurais voulu rentrer à l’internat et me dire que tout irait bien là-haut. Mais dormir, avoir une nuit normale après ça, m’était tout bonnement impossible. A la place, mes jambes cédèrent sous mon poids, et me voilà à même le sol à tenter de penser à autre chose. Mais trop tard, l’image est gravée en moi.

« On est censés faire quoi dans cette situation ? Retourner à notre petite vie ? » J’essayais de chercher une réponse. Mais je savais qu’elle était tout sauf évidente à entendre. Et puis je n’avais plus le cœur à la fête, juste à me cacher dans un trou.

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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Sam 7 Mar - 0:29

Je suis actuellement accoudé à la table du salon, le cerveau en pleine ébullition, penché sur mes bouquins d'histoire. Et à côté s'étalent mes devoirs d'Anglais pour Eden. Ma main trouve ma bouteille de bière qui traînait par là. Je prends une gorgée avant de reporter mon attention sur mon bouquin, la radio, elle déverse un flot sonore qui m'apaise alors que j'annote ma lecture. J'ai changé depuis quelque temps et plus que je ne voulais l'avouer. Je suis plus studieux et patient, et plus compréhensif avec les gens aussi. Oh bien sûr, je pouvais toujours être aussi impulsif et brouillon, mais j'avais fait de vrais efforts, grâce à Eden surtout qui avait réussi à me remettre sur le droit chemin dirons-nous. Je me rends compte de toutes les conneries que j'ai faites ces dernières années et je me sentais coupable au fond de moi. Mon visage se tourne vers Haven, elle semble perdue dans ses pensées, nos regards se croisent. Elle me sourit et je lui rends son sourire, nous n'avons pas quelque chose de prévu spécialement pour la Saint-Valentin, fête plus que commerciale pour laquelle Haven et moi, nous n'attachions pas vraiment d'importance. Bien sûr, je lui réservai une petite surprise, mais rien de bien extravagant, avant que nous allions assister au feu d'artifice sur la plage de Miami. Je regarde quelques instants la cigarette de Haven se consumer dans le cendrier. Dans quelques semaines nous allons nous marier, techniquement nous remarier puis ce que nous nous sommes déjà mariés il y a quelques années, mais nous voulions faire quelque chose d'un peu plus officiel qu'un mariage à Las Vegas. Haven a demandé il y a quelques jours à son cousin Nicholas, d'être son témoin. Je suis heureux qu'il ai accepté, c'est un gosse en or avec qui je m'entends parfaitement. Pour mon témoin j'avais ma petite idée, il fallait que je demande à la personne concernée, je ne sais pas si il acceptera mais ça serait franchement cool. Haven se lève et vient vers moi déposant ses lèvres sur le coin des miennes. Je souris alors qu'elle me dit qu'elle va se doucher et se préparer. « Okay à tout de suite. » Déjà prêt à partir, je continue à lire mes cours en attendant que Haven revienne. Je prends mes livres sous le bras et je vais les déposer sur mon bureau dans notre chambre et me place devant le miroir, je replace rapidement le revers de mon blazer et je rejoins Haven qui sort de la salle de bain. Je souris, avant de déposer rapidement mes lèvres sur les siennes.

Je prends la tête de la marche, nous partons à l'opposé de Miami Beach : direction ma petite surprise ! Le feu d'artifice ne commencerai pas avant la nuit tombée, nous avions le temps. J'ai réservé dans un petit restaurant de Miami, pas le grand truc mais le restaurant assez sympathique tout de même. Ce n'était pas spécialement pour la Saint Valentin, comme je le disais ce n'est pas une fête que je fête normalement, juste parce que j'ai envie, parce que çà me fait plaisir de partager ce moment avec Haven. Le repas se passe bien et quand nous sortons du restaurant il fait presque nuit, le coucher de de soleil projette des reflets mauves assez incroyables dans les rues, pas une seconde je ne regrettais d'avoir quitté New-York pour venir à Miami. Je répond au baiser que Haven me donne et je répond à sa question en souriant. « Et bah euh non pas d'autres surprise alors je crois que oui nous allons à la plage maintenant. »

Alors que nous avançons vers la plage, Haven glisse sa main dans la mienne, ça me fait sourire. Je crois qu'il n'y a pas d'autre chose à dire que : je suis heureux. C'est vrai je suis heureux, tout semblait beaucoup plus simple. J'aimais ces moments avec elle, nous rattrapions lentement le temps passé éloignés l'un de l'autre. Arrivés à la plage, Haven serre sa main sur la mienne et je réponds en serrant brièvement la mienne, montrant que je suis bien là, avec elle. Nous nous dirigeons vers Nicholas, le cousin de Haven, je lui serre la main et salue la jeune fille avec qui il se trouve. « Hey Nicho comment ça va ? Comme dis Haven merci beaucoup d'avoir accepté. » dis-je en souriant. « Passez une bonne soirée ! » J'ai tendance à être très protecteur avec lui, trop parfois mais je m'étais juré que je ne laisserai rien lui arriver, ni que personne l'emmerderai, alors je faisais un peu garde du corps, mais je tenais à ce qu'il soit toujours sain et sauf.

Après avoir salué Nicholas et la jeune demoiselle Haven et moi nous nous éloignons pour tomber sur Sasha et une jeune fille que je connaissais pas non plus. Il avait en bien meilleure forme que la dernière que je l'avais vu et ça me faisais plaisir. « Et bien Sasha ! Tu as l'air d'aller beaucoup mieux que la dernière fois ! » dis-je en plaisantant. Nous échangeons quelques mots sur le même ton et je fini par leur souhaiter une bonne soirée avant de partir un peu plus loin avec Haven. « Ouaip carrément » réponds-je à Haven quand elle me propose d'aller se poser quelque part en attendant que le feu ne commence. Nous nous éloignons un peu de la fête et des couples pour nous asseoir sur une petite dune de sable où le vent du soir soufflait doucement. De là on voyait une grande partie de la plage, tout le monde amassé là, l'estrade où un discours devait avoir lieu dans quelques instants.

L'adjoint au maire s'avance sur l'estrade et commence son discours. Je soupire, je suis venu là pour voir un spectacle, passer un bon moment, pas pour écouter un homme politique déblatérer un discours qui serait au moins aussi long que le feu en lui même. Ironique je dis à Haven : « Je vais faire une petite sieste tu me réveille dans deux heures quand il a finit ? » Je n'ai pas le temps de commencer ne serait-ce qu'un début de sieste que l'adjoint au maire se stoppe net, tout le monde le regarde stupéfait, alors qu'une tâche rouge s'étend sur sa poitrine et qu'il s'écroule. Tout paraît irréel et pourtant c'est bien vrai. Quelqu'un, en plein milieu de la foule, vient de tirer sur l'adjoint au maire et alors qu'une voix sinistre nous apprend qu'aucun de nos secrets ne resterait caché, qu'il comptait faire du chantage la panique éclate, tout le monde crie et se bouscule, moi instinctivement je passe mes bras autour de Haven comme pour la protéger. « Ha...Haven ça va ? » Je suis mort de trouille que quelque chose puisse lui arriver, je garde mes bras autour d'elle et tourne la tête vers la plage. « Haven... Nicholas, on... on devrait aller voir si ça va non ? » A vrai dire je ne sais pas quoi faire, je suis totalement paralysé par ce qu'il vient de se passer...

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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Sam 7 Mar - 0:39

« TU ES ARRIVÉE ? MAIS OUI NOUS ON EST LA VERS L’ENTRÉE PAPA EST RENTRÉ DANS UN TYPE TOUT BIZARRE AVEC LES CHEVEUX LONGS ALORS QU'IL EST VIEUX ET... »
« Charmant »


Héhéhé et MERDE TIENS.
Je baillonne mon fils parce que bon, là, j'ai pas de patience et je n'ai absolument aucune envie de me justifier devant un inconnu. Un inconnu qui me regarde de bas en haut, comme le font beaucoup de gens qui croisent un type vêtu d'un pull en plein caniard. Mais bon c'est comme ça, on ne va pas y passer des heures pas vrai ? Est-ce que je palabre sur sa chemise moi ? Quand je raccroche le téléphone avec Héra, je suis on ne peut plus gêné, j'ai envie de m'enterrer dans le sable et de MOURIR, OUI PARFAITEMENT MOURIR. Parce qu'il y a du monde, parce que j'ai touché ce type sans faire attention et que j'en tremble encore d'un dégoût prononcé. Sisi. Vraiment. Quand je dis que je ne supporte pas le toucher, je ne blague pas en vrai. Le contact surprise me colle la nausée. Et le vertige. Alors je plaque une main sur mon front. Il faut vraiment que tu te calmes, Robert, parce que sinon ça va vraiment pas être gérable ce soir. Je jette un oeil à Ollie qui n'a vraiment pas l'air désolé d'avoir été un gros débile d'impoli de bas étage, non, lui il continue de crier que la mer, ça fait comme un miroir géant et que la musique est trop bien et que le bar est super peuplé de gens qui boivent des cocktails de toutes les couleurs et...

...Sortez moi de là.

« Vous devriez lui apprendre la politesse »

.....Pardon.

« De nos jours, c'est une valeur qui se perd de plus en plus »


Sisi, je jure que j'ai ouvert la bouche pour dire un truc du style, je sais pas moi "Je serais ravi d'obtenir vos précieux conseils mais c'est curieux, je ne vois pas d'enfant à vous par ici.." mais j'ai pas trop le temps en fait. Ce type, j'ai bien envie de lui cracher que je lui laisserais se démerder avec Ollie, une journée entière, qu'on voit dans quel état il serait après. Mon gosse, il est hyperactif, sous cachets la plupart du temps. Mais je n'aime pas les lui donner. Moi, je veux le voir courir et se dépenser. Et être un gosse IMPOLI OUI. Parce que je finis par le choper par le bras au moment où Héra arrive pour lui jeter un "Attends qu'on rentre toi." je vais juste te maudire sur toutes les générations de Porter à venir, rien à foutre.

Héra s'avance, vêtue très simplement pour ce soir. Une petite robe noire, des tongs, un sac à main peu rempli. Elle a un joli sourire plein de dents parfaites sur le visage, malgré une fatigue apparente. Mais telle que je la vois, j'en suis sûr : elle est sobre ce soir. Et va falloir la tenir éloignée du bar. Fait très curieux, après nous avoir dit bonsoir à Ollie et à moi, elle jette un regard très surpris à Mr Donneur-de-Leçons, avant de lui jeter un sourire éclatant. Un sourire de princesse quoi, un sourire atrocement médiatique. Ben merde alors. Elle connait ce gros crétin ?

« Urban, ça par exemple quelle surprise ! Je ne vous avais pas croisé depuis un moment, j'ai fini par me dire que vous aviez abandonné les justes causes »


UN BAISEMAIN MEC. T'ES SERIEUX. Bon, va falloir que je lui présente mon ex femme. Enfin, s'il ne la connait pas déjà, parce que les galas, elle aussi elle y va. La boite de son père c'est juste l'une des plus prestigieuses maisons d'édition de l'Angleterre. Si ça se trouve elle a déjà été dans son pieu. Faudrait que je lui demande à Cassandre, par curiosité, juste pour voir si mon hypothèse peut s'affirmer, à savoir : depuis qu'elle a divorcé, elle ne se tape que des idiots. Mais lui, il lui rend son sourire alors qu'Ollie mime un doigt dans la bouche pour se faire vomir. Et moi je lui fous une claque derrière la tête, silencieux. Non mais.

« Héra, ma chère, la surprise est partagée. Loin de moi cette idée, jamais je ne laisserai tomber les associations de lutte contre le cancer, sans parler de toutes les autres ! Vous savez comme moi à quel point ils ont besoin de nous pour subvenir à la recherche, c'est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur »


Mais oui, bois-en une autre. Il la détaille de bas en haut, en gentleman qui se respecte. Et la jeune femme, elle, elle se contente de sourire en répondant un simple "Il semblerait que je vous aie raté dans la foule dans ce cas, quel dommage."
« Je vous ai connue plus guindée, mais vous êtes toujours aussi resplendissante »

Moi ? Moi je reste silencieux, parce que c'est inutile d'en rajouter de toute manière. On na va pas tous se faire des bisous non plus. Et puis j'ai la tête ailleurs. Je n'aime pas les mondanités, j'y ai eu droit durant toute mon enfance, et ça me donne autant la gerbe que ça la donne à mon fils. Il finit par se tourner vers moi alors que j'aurais volontiers voulu me faire oublier, clairement

« Alors comme cela, vous vous connaissez ? »

« Urban ! Urban, tu es là ! Enfin, je te cherchais partout... le bar est de l'autre côté »


Une brune débarque sur ces entrefaites. Elle jette un regard venimeux à Héra, en s'accrochant à l'homme comme si sa vie en dépendait. Ahahah. Non, je rêve ou c'est en train de me faire mal ? Je me fous pas mal des femmes, moi en ce moment. Il faut l'avouer, je les préfère avec un peu plus de toison et de grands yeux noirs. De grands yeux noirs qui m'ignorent. Je détourne le regard d'une scène apparemment pleine de bons sentiments. Ollie, lui, il est silencieux cette fois parce qu'il se dit qu'il doit se passer quelque chose de vraiment très intéressant, non ?

« Claire, pardonne-moi ma chérie. J'ai simplement rencontré Héra Delacroix en chemin. Elle fait partie du même Club que moi »


Héra affiche un sourire pincé, parce que je crois bien qu'il y a quelque chose là dedans qui la dérange. Et moi... Moi je ne dis rien. Je suis seulement un peu secoué, voilà. Je savais que je n'aurais pas dû sortir. Mais maintenant c'est trop tard non ? Parce que le type se tourne vers moi, alors que j'aimerais juste disparaître.

« Urban McDonald. Et vous êtes... ?

- Kyle Porter. Je suis le professeur de biologie d'Héra. C'est une drôle de coïncidence, avouons-le.
»


Intéressant pas vrai ? Et encore, ce qui arrive ensuite l'est d'avantage. Parce que je ne m'aperçois de la présence de Sieg qu'ensuite. Lui, il discutait avec Ollie, un peu plus loin. Un Ollie surexcité qui lui saute dans les bras et lui répond par un grand sourire, avant qu'ils s'approchent.

« Alors, tu n’as pas d’amoureuse pour ce grand soir Dovakhin ? C’est dommage beau gosse. Ha mais oui… tu veux pas de copine.
- Pour ce que j'en ferais ! Toi par contre tu devrais aller voir la tienne d'amoureuse. »


Ils s'avancent, tous les deux, et si Héra lui jette un regard peu amène, le gamin s'en fout. Il se penche en avant et l'embrasse, avec un petit sourire, avant de se tourner vers moi. Ah oui, j'existe, c'est vrai.
« Salut Kyle…
- Salut Sieg.
… tu vas bien ? Ho… heum… »

Je crois qu'il est en train de buguer sur mon oeil. Moi j'avais presque oublié ça tiens. En fait ça m'arrangeait pas mal d'oublier la bagarre de ce soir. Parce que j'ai pas envie de me dire qu'il y a quelque chose pour Aza dans mon bureau, et que je suis dans l'impossibilité de lui offrir. Je ne suis pas du genre fleur bleue, mais pour la Saint Valentin, j'ai fait fort, très fort. J'ai choisi de contacter, grâce à Eli, un tagueur londonnien. Pour l'apâter, j'ai envoyé quelques photos des créations d'Aza, en lui expliquant ce que je voulais. Et c'est arrivé par la Poste, un grand carton peint à la bombe, représentant un jeune homme, assis sur un lit d'infirmerie. En train de dessiner deux formes rectangulaires avec du sang. Un gamin aux yeux noirs, au regard farouche. C'était ça mon cadeau. Je trouvais ça un peu original. Ben tiens. Sieg hausse les sourcils.

« C’est moi qui doit me bagarrer, pas toi. Montre le bon exemple.
- Je me suis cogné. Tombé contre un meuble. »


J'ai pas envie de parler de ça, pas envie de dire que je vais mal. J'ai pas envie d'expliquer que j'ai mis des verrous sur les placards et que c'est ça qui m'a valu ce coquard. Je veux pas lui dire que j'aimerais qu'il soit avec nous, tout de suite, alors qu'il doit être dehors, en train de m'échapper. Tout sauf ça, en fait. Vraiment tout sauf ça. Et puis heureusement, ça a l'air de l'intéresser, la présence du blond. Ils se connaissent, visiblement. Et moi j'hallucine un peu. C'est grand Miami quand même, quelle était la probabilité pour que ces deux là se connaissent AUSSI ?

« Ho vous vous connaissez tous les trois ? Ha bah… les réunions entre riche, hm ?


La suite, je ne l'entends pas. Non, pas du tout parce que tout de suite, je me concentre sur mon fils qui hurle "EH REGARDEZ YA UN GARS SUR L'ESTRADE" et qui me tire par la main pour m'emmener au milieu de la foule qui se presse alors que je suis juste foutu de dire "NON" en le tirant d'un coup sec. "Tu le vois très bien de là, merde." OUI je suis grossier. Parfaitement. Je m'écarte un peu du groupe, parce que je sais bien que pour le moment je fais juste tache, avec mon oeil au beurre noir et mon gosse qui crie. Et ma mine déconfite. Je croise les bras, j'écoute. Tout pour appâter les gens, visiblement. Mais le ton enjoué de l'homme fait sourire mon fils qui a des étoiles plein les yeux. Pour lui il faut juste que le feu soit lancé, il n'attend que ça. Et moi j'ai un petit sourire en lui ébouriffant les cheveux, gentiment. Heureusement qu'il est là, le môme.

Sauf que le hurlement d'horreur me fait relever les yeux, soudain. Et le spectacle... Le spectacle me fige totalement. Parce que l'homme vient de s'effondrer, couvert de sang. Qu'il est tombé au milieu d'une foule qui s'est écartée et que désormais, des hommes en armes nous encerclent. Et moi... Moi je sens la main d'Ollie m'échapper alors qu'on m'envoie me masser dans la foule. Oui, au milieu de tout ce monde, des miliers de gens. Je me retrouve pressé, compressé près de toutes ces personnes, et je crois que je perds pieds. Ils ont tous peur. Et ils me touchent tous. Mon fils est loin. J'ai beau crier pour l'appeler, je ne le trouve pas. Oui, je suis tout seul et quand la voix s'élève, nasillarde, moqueuse, je comprends soudain que je vais tomber dans les pommes, clairement. L'homme parle, et si les autres ne semblent pas comprendre, moi je me rends compte soudain qu'il a raison. On ne peut faire confiance à personne ici. Si un homme est capable de faire assassiner un représentant de la ville devant tout le monde sans être inquiété, effectivement, on ne peut faire confiance à personne.

Je crois que je sombre en entendant les tirs. Les gens, eux, ils s'en vont en courant, très vite encerclés par des policiers qui leur demandent de ne pas bouger. Moi... Moi je ne peux même plus frissonner. Je suis juste là, bousculé, loin de mon gosse que je cherche partout des yeux en priant pour qu'il ait trouvé Eva et Sieg. Et... Et... Oui, je m'évanouis, sur le sable, infecté par le contact des étrangers, mort de peur et de dégoût. Je suis courageux pour certaines choses. Mais ce dont j'ai peur pourrait me tuer. Et j'ai peur des hommes. Beaucoup trop pour me relever. J'entends juste des cris. Des murmures terrorisés, avant que ma joue rencontre le sol et que je m'effondre. Tout simplement.

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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Sam 7 Mar - 20:00

Interaction: Sasha

- « Je vais bien, et toi princesse ? Heureuse d’aller au feu d’artifice ? A ce qu’il paraît, c’est pas de la rigolade ici. »

Jewel réfléchit quelques secondes. Au fond d’elle, elle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour sa maman et aussi, elle en voulait à son père d’être parti. Elle était sensée dire que non, elle n’allait pas si bien que ça, sauf qu’aujourd’hui et surtout maintenant, elle avait le sourire aux lèvres parce qu’elle avait décidé de mettre tout ça de côté et de s’amuser. Elle ne voulait pas non plus embêter Sasha avec ses histoires de famille et donc elle se contenta de lui sourire.

- « Je vais bien ! Je suis heureuse d’y aller oui. Evidemment, ça reste un simple feu d’artifice, mais ça fait une sortie, c’est cool. »

Sasha se mit en route et Jewel se contenta de regarder les bâtiments défiler sous ses yeux à travers la vitre. Puis, lui vint une question qui la mit mal à l'aise : Et Sasha, là-dedans ? Elle lui avait proposé cette sortie et pourtant, elle ne s'était pas vraiment posé la question de savoir si oui ou non il avait quelque chose de prévu. C'était la saint-Valentin, il avait une copine non ? Enfin, c'était les rumeurs qui se propageaient. Lorsqu'elle se décida à lui en toucher un mot, la jeune McCoy fut rapidement rassurée par le Pi Sigma. Elle se contenta de lui sourire beaucoup plus sincèrement, maintenant que tout malentendu était dissipé. Son portable vibrant lui annonçant un e-mail attira son attention. En voyant le nom du destinataire, elle se contenta juste de l'éteindre et de le ranger dans son sac. Elle avait été claire avec ce type-là : pas de mail. Et il s'évertuait encore. L'idée de le laisser péter un câble derrière son ordi venait presque à l'enchanter, ça lui apprendra à la harceler autant. Jewel ne passait pas énormément de temps avec Sasha et pour une fois, elle voulait en profiter, plutôt que d'envoyer des mails à un type un peu trop possessif à son goût et qu'en plus, elle ne connaissait même pas.

Une fois sur la plage, Jewel observait le monde qui l'entourait, mais ne fit pas vraiment attention aux couples et autres. En fait, elle ne venait pas vraiment là pour fêter la saint-Valentin. C'était assez compliqué d'ailleurs, pour une célibataire. Ce qui l'intéressait le plus était le spectacle, l'ambiance, la musique, le buffet et Sasha. En gros, ce qui pouvait lui permettre de passer une excellente soirée, à laquelle elle pourrait repenser demain matin, encore enfuie dans sa couette après une nuit un peu trop longue. Face à ce spectacle, elle se réjouissait de vivre à Miami, parce qu'à New-York, c'était beaucoup plus compliqué de participer à un feu d'artifice sur la plage. De plus, le temps s'y portait bien. En résumé elle était vraiment heureuse d'être là. La jeune fille entraina Sasha jusqu'au buffet, où déjà plusieurs personnes s'y trouvaient, mais encore une fois, elle n'y prêtait pas attention. Elle était là avec lui et c'était un peu tout ce qui lui importait pour le moment, avec le buffet, bien entendu. Tout ce rose la fit rire. Elle aimait cette couleur, mais ce n'était pas pour autant qu'elle décorerait sa table avec une armée de coeurs un peu partout.

- « C’est un peu Kitsch non ? Il ne manque plus qu’Umberto Tozzi avec son célèbre Ti Amo et je crois qu’on est en plein coeur du romantisme » Elle observe tout ce monde autour d’elle « Remarque, que demande le peuple ? C’est peut-être nous qui faisons tache danse le décor ! »

Jewel adresse un sourire au Pi Sigma et saisit la coupe de champagne qu'il lui tend ainsi que le toast qu'il lui porta aux lèvres. « Heureusement que c'est super bon ! » Finit-elle en rigolant. « Tu sais que quand j'étais petite et encore l'année dernière d'ailleurs. Je rêvais d'être une vraie princesse ? Mais je n'ai déjà pas le palais, donc je suis un peu mal barrée. Quoi que j'ai des parents architectes, mais je doute qu'ils acceptent. Aujourd'hui, je m'en tiens juste au surnom que tu me donnes et j'ai changé de rêve. Ca fait tout de suite moins naïf je trouve » Elle rigola de sa bêtise d’enfant lorsqu’un jeune homme inconnu au bataillon s’approcha. Jewy se contenta seulement de lui adresser un léger sourire en guise de salutation lorsqu’elle fut interpelée par ses dires. Elle attendit que l’inconnu s’éloigne pour se renseigner « Oh t’étais malade ? »  Mais quelle naïve ma petite Jewel.

Sasha lui proposa de s’écarter et de rejoindre le bord de l’eau, loin du buffet, des gens et surtout du brouhaha qui s’installait au fur et à mesure de l’arrivée des curieux. Elle acquiesça et le suivit, s’installant à ses côtés. De temps en temps, elle se contentait de regarder les couples passer et repasser près d’eux. Le ciel étoilé, la plage, parfois ça donnait juste envie de s’installer là et de passer la nuit à contempler le ciel calmement et silencieusement.

- « Quand j’étais petite. Je crois que je devais avoir, je sais pas… 8 ans. Mon père m’avait emmené ici parce qu’ils annonçaient une pluie d’étoiles filantes et comme il faisait beau et chaud, on a passé la soirée, allongés sur la plage, à les regarder. C’était tellement beau et je crois que c’était la première fois que je voyais ça de ma vie. » Elle leva les yeux au ciel puis curieuse, elle demanda « Ton enfance à toi, elle s’est passée comment, à Oxford ? » Sasha reprit la conversation, lui demandant ce qu’il y avait de neuf dans sa vie. Jewel laissa son regard se perdre sur l’horizon en face d’elle, se demandant ce qu’elle pouvait bien lui raconter de beau dans sa vie.

- « Je vais changer d'école ! J'ai dû passer des tests pour la danse et le chant pour l'école d'art de Miami et j'ai été choisie pour l'année prochaine. Je peux commencer dans deux semaines, mais comme c'est en plein milieu de l'année, ça ne compterait pas. Ca serait juste histoire de s'intégrer et de s'imprégner des cours, trouver un rythme, tout ça. Comme je n'ai pas envie de rester au lycée à faire quelque chose qui ne m'intéresse pas, j'ai préféré changer. Mais je dois encore aller voir ton frère pour lui en toucher un mot et dire que je vais me désinscrire de son lycée pour aller m'inscrire dans un autre, sauf que j'ose pas donc je repousse l'échéance à chaque fois » Elle sourit à Sasha et réfléchit à ce qu'il y avait de nouveau dans sa vie, récemment « De bien, il y a aussi ma mère qui part 3 semaines pour son boulot et donc je vais me retrouver toute seule pendant, trois semaines. Ce qui veut dire sorties, soirées, cinéma à gogo ! Si jamais elle l'apprend, je crois que je me fais tuer, mais bon autant profiter. Si je lui dis, mon père est capable de me coller à Nathan, donc je préfère ne rien dire, le faire en douce avec le risque de me faire tuer »

Contrairement à Sasha ou à Nathan, elle n'avait encore que 16 ans. Sans doute qu'à 16 ans, ils pouvaient déjà sortir n'importe où, n'importe quand, mais elle était une fille et ses parents avaient parfois tendance à la surprotéger. « Déjà que maintenant, il pense à me le coller pour venir me rechercher à la danse, parce que lui n'a plus le même horaire et que ma mère ne s'est pas encore arrangée pour venir me chercher. Ca va être super, j'ai déjà hâte. » Après cette touche de sarcasme, elle adresse à Sasha, un autre sourire un peu plus forcé, cette fois. « Et toi, t'as quoi de beau à raconter ? T'as une copine maintenant, non ? Enfin, c'est ce que les gens racontent. Elle a l'air tellement agréable en plus... » Jalouse ? Non pas vraiment... Ou peut-être que si, un peu, parce que sans doute que d'ici une semaine, c'est elle qu'il appellera Princesse et non plus Jewel, mais directement elle instantanément, se reprit « Pardon, c'est nul de dire ça, je ne la connais même pas en fait. Enfin, je l'ai vue de loin mais c'est tout. » Elle lui adresse un sourire, mal à l'aise, et détourne son attention lorsque la voix d'un homme se fait entendre. Elle baissa les yeux vers sa main qui s'enfonçait de temps en temps dans le sable et écoutait d'une oreille, bien qu'elle s'en fichait pas mal de ce qu'il pouvait raconter. Elle, elle voulait juste les feux d'artifice. La demoiselle frotta ses mains pour se débarrasser du sable et s'agenouilla face à Sasha, se fichant pas mal de savoir où en était le politicien dans son discours « Tu viendras me voir un jour si jamais je fais un gala ou un spectacle à mon école ? Il paraît que parfois, ils font des représentations sur la Marina pour habituer les étudiants au monde du spectacle et au public. » Et puis l'homme bien engagé dans son sermon, se stoppa en plein milieu de sa phrase qu'il s'apprêtait à terminer. Jewel y porta son attention, cherchant à comprendre ce qu'il se passait, lorsque la chemise blanche de ce dernier vira au rouge. Rouge sang. Son visage, pourtant si souriant et serein depuis le début de la soirée, changea littéralement. Une expression de peur et d'inquiétude s'y lisait.

- « Oh mon dieu »

Ce qu'il se passait sous ses yeux, sortait de l'ordinaire et elle fit un bon en arrière, dans le passé, comme cette nuit d'Halloween où ils étaient restés enfermés dans un hall avec un fou dangereux. Et ce soir, ça recommençait, encore. Jewel se releva et ils furent vite rassemblés par d'autres types armés. Plus aucun son n'arrivait à sortir de sa bouche lorsqu'une autre voix se fit entendre. La jeune fille tenta de chercher d'où elle pouvait provenir. Apeurée, elle regarda Sasha, comme s'il pouvait avoir une solution, sauf que là, il n'y en avait aucune à part attendre. Elle n'avait pas la franchise de défier des types avec des armes et préférait de loin faire profil bas. Une dizaine de minutes plus tard, lorsque le cinglé avait fini son speech, les mêmes hommes disparurent par où ils étaient arrivés et pourtant, Jewel n'en revenait pas. Elle essayait de se repasser ce qu'il venait de se passer, mais n'arrivait pas à se dire que c'était bien réel. La police rejoignait la plage sirène hurlante et plus personne n'osait bouger et puis lorsque son sang froid le lui permit, elle tenta de parler « Sasha, qu'est-ce qu'on fait ? Je... Il s'est passé quoi là ? J'ai pas compris et je sais pas ce qu'on doit faire... » Perdue. Elle était totalement perdue et n'avait aucune idée de ce qu'il fallait faire. Partir et s'enfermer quelque part ? Attendre que la police prenne les témoignages de tout ce monde ? ou simplement... se réveiller.

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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Dim 8 Mar - 19:16

Feu d'artifice, St Val
Mention : Sky

Le feu d 'artifice de la St Valentin ? La bonne blague. Une foutue fête commerciale déjà bien assez étalée dans les rues mais en plus de ça on devait se taper la débandade de banderoles, de barbe à papa rose bonbon, de pommes d'amour avec un ruban rouge sur le bâtonnet, des guirlandes de coeurs et des couples se tenant la main réunis en une grosse foule au même endroit pour admirer un foutu feu d'artifice rose et rouge pour célébrer... l'amouuuur. Pitié. Quoi ? Aigrie ? Naaaaan. Juste réaliste, tout cela est mièvre à gerber. Bon. Ok. J'ai un sacré problème aussi. Faut dire que depuis que j'ai amené Sky à Miami, ça ne tourne vraiment pas rond. C'était peut-être une mauvaise idée d'aller la chercher à San Francisco. Et surtout, d'accepter de l'héberger dans ma chambre d'internat quelques mois... Maintenant qu'elle vit dans un appart - oui parce qu'elle a décidé de s'installer à Miami - je la vois moins, heureusement, d'ailleurs ça fait un petit moment que je ne l'ai pas croisée (malheureusement ?). Bref, cette petite fête, cette putain d'affiche collée partout dans la ville, j'étais tout sauf partante pour sortir ce soir.

Sauf que...
Ce soir-là, je m'ennuyais à mourir et rester dans cette chambre d'internat me faisait tourner en rond comme un lion dans une cage. Et ma souris ayant disparu, mes devoirs étant finis, je n'avais aucune occupation.

Je me suis rendue sur les lieux où devait se dérouler la fête, me disant qu'au pire des cas, je me goinfrerais de friandises en buvant de la mauvaise bière tout en me moquant des couples naïfs. Mais à peine cinq minutes après mon arrivée, se déroulait l'imprévisible. Le discours, des tirs, un type chelou qui nous menace tous... Je ne sais pas où aller mais j'y vais, je suis la foule paniquée, je suis paniquée.

   
Emi Burton
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MessageSujet: Re: Mini-Event : Feu d'artifice de la Saint Valentin !    Lun 9 Mar - 19:34

Le pour, le contre, les deux s'étaient battus dans ma tête pour savoir si oui ou non, je devais me bouger pour me déplacer. Honnêtement, ce matin, je n'en avais pas eu envie, et je me disais que c'était plus que stupide. La St Valentin, mon cul oui. Je n'étais pas fait pour être accompagné ce jour-là, ni tous les autres. Qu'importe les efforts que je pouvais faire, les gens dont je tombais amoureux finissaient toujours par disparaître de la circulation. Joe s'était barré en coupant les ponts plus ou moins. Plutôt plus que moins d'ailleurs. Dexter aussi était parti. Inaya, n'en parlons pas. Pfiou, sans laisser de traces, elle n'était plus là. Ils n'avaient laissé qu'un vide de plus dans mon coeur déjà creusé. Scarlett, elle, c'était différent, nous ne nous étions pas vraiment aimé. Pas comme deux amoureux, mais comme deux amis qui avaient désespérément besoin de réconfort. Et maintenant… C'était exactement pour ça que je n'avais rien dit à Eric. Je ne voulais que personne souffre, ni lui, ni moi, et encore moi Haven qui n'avait rien à voir dans l'histoire. Dans un élan de motivation, bien que c'était plutôt de la connerie à mes yeux, je finis par céder du côté du oui. Ça ne me ferait pas de mal, c'était juste un peu de lumière dans le ciel, pas non plus des cérémonies de mariage. Préparé simplement, je n'avais plus qu'à me mettre en route.

Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde en débarquant sur les lieux du feu d'artifice, mais je me trompais. Finalement, c'était une fête encore populaire, mais surtout parce que là, c'était gratuit. Pas de cinéma à payer, pas de restaurant, juste un peu de féerie sans prix pour ceux qui ne voulaient pas finir fauchés avant la fin de la journée. Enfin, sans prix, c'était relatif, mais ça, c'était une autre histoire. Depuis que j'étais revenu de mon échange scolaire, je n'avais pas eu le temps d'aller voir Scarlett et de discuter avec elle. Je lui avais donné des nouvelles pendant mon absence, mais c'était quand même bien mieux de vive voix. Le hasard avait voulu que je la croise ce soir, et qu'en plus elle serait seule. Je ne supportais pas Trevor, et il ne m'aimait pas non plus. Je me demandais souvent ce qu'elle pouvait lui trouver, mais elle était comme ça, Scarlett, elle pouvait voir le meilleur dans le cœur pourri d'un homme. Content de la retrouver, je la pris dans mes bras et lui proposais un petit verre avant que ça ne commence. En toute amitié, bien sûr. Nous avions été ensemble, mais c'était plus pour se consoler l'un l'autre et aujourd'hui, il ne restait plus d'amour, simplement de l'affection. Elle était toujours aussi jolie, et calme. Dans un sens, ça m'avait quand même fait beaucoup de bien, notre relation, parce que j'avais appris à être un peu plus sérieux, même s'il ne fallait pas m'en demander des tonnes. Nous nous dirigeâmes vers la route, pour pouvoir nous installer dans un bar, tranquillement. Mais nous n'avions pas prévu que pour une fois, la ville ne serait pas en retard dans ce qu'elle avait prévu.

- Non non, ça me dérange pas, va pour le verre après le feu. Comme ça on pourra discuter tous les deux le reste de la soirée, on a des choses à se raconter je pense.

Je lui souris, même si je savais que je n'avais pas que des choses joyeuses à lui exposer. C'était Scarlett, je n'avais pas besoin de ne garder que le meilleur pour elle, notre amitié ne pouvait pas se briser avec le pire. Enfin bref, nous allâmes vers l'endroit d'où on entendait l'adjoint au maire parler.  Je n'aimais pas être spécialement tout devant, je n'aimais pas la politique, et je n'avais pas besoin de voir sa face pendant son discours. Surtout que mes parents le connaissaient, vaguement mais quand même. Je ne pouvais pas le supporter, lui et ses grands sourires vides de sincérité. Mais bon, il ne méritait pas non plus ce qui arriva.
Comme Scarlett, je ne vis pas la tache de sang s'agrandir, ni l'homme s'écrouler, raide mort. Je n'entendis que le discours, ou plutôt le silence qui le remplaça. Puis la panique des gens autour, qui arriva un peu comme une vague. D'abord ceux qui étaient tout devant, puis ceux de derrière, jusqu'à ce que ça remonte à nous. Que ça nous frappe de plein fouet. Comme la balle avait fait dans le corps de l'adjoint au maire. Tout le monde criait, on était compressés. Ils voulaient fuir, mais des gens nous en empêchaient. Eux aussi criaient. Tant bien que mal, ils essayaient de nous faire taire. Je ne savais pas quoi faire, mais j'étais sûr d'une chose : il fallait que je protège Scarlett.

Sans trop réfléchir, je lui pris le bras, puis la main, pour qu'elle ne bouge pas trop. C'était encore pire, je pense, de se disperser. Quelques instants après, quand la rumeur se calma un peu, un autre discours commença. Pourtant, je jurerais qu'il n'y avait absolument personne sur l'estrade, d'autre que ce mort terrifiant. J'écoutai en silence ce cinglé. Il me révoltait tellement. J'avais envie de me jeter dans la foule, de le chercher, de retourner la ville pour lui faire la peau. Je n'étais pas méchant, mais s'il y avait bien une chose dont j'avais horreur, c'était la méchanceté gratuite. Et là, il ne cherchait que ça. Nous faire peur, nous avoir à ses pieds. Il ne donnait même pas une raison, comme une vengeance par exemple. Au lieu de me jeter dans la gueule du loup, je n'avais d'autre choix que d'attendre qu'il ait fini de hurler. Nous attendions tous ça, d'ailleurs, avec la peur au ventre. Est-ce qu'il allait tirer parmi nous ? Est-ce qu'il avait d'autres cibles ? Qu'allait-il se passer ensuite ? J'étais terrifié mais je ne voulais pas le montrer. Il venait de souffler la maison de paille. Prochaine étape : la maison de bois à faire brûler. La maison de brique, saurait-elle être assez solide pour résister à ce loup qui venait de dévoiler une partie de sa force ? Et pour tous nous accueillir en son intérieur ? Des hommes tirèrent, ce qui me fit sursauter. Pourquoi es-ce qu'il fallait toujours que les ennuis nous suivent ? Ils disparurent dans la nuit, nous laissant plantés là. Beaucoup ne savaient pas quoi faire, je les comprenais. S'il n'y avait eu que moi, je n'aurais sans doute pas bougé d'un poil mais j'étais accompagné. Scarlett avait lâché ma main entre temps et tentait de se protéger un peu gauchement. Elle avait été marquée par la fusillade qu'il y avait eu au lycée il y avait plus d'un an maintenant et elle devait avoir plus peur que moi encore. Je me plaçai devant elle, encadrant son visage avec mes mains.

- Ça va aller Scarlett. Il faut… il faut pas qu'on reste ici. Suis-moi, on va se mettre à l'abri.

Si abri il y avait. D'après les dires de cette charmante personne dont personne ne connaissait l'identité, nous n'étions nulle part en sécurité. Partout nous risquions nos vies, ou nos secrets les plus intimes. Partout nous risquions de croiser le point final de notre existence. Je caressais une dernière fois ses joues pour l'apaiser et repris sa main pour la tirer derrière moi. C'était un peu barbare, dit comme ça, mais je crois que moins brusque, ça n'aurait pas fonctionné, vu son état de choc. Il  fallait s'en frayer, un chemin, dans cette foule qui ne cherchait qu'à fuir, tout comme nous. Ceux qui étaient en retard ou même dans les bras ne savaient pas. Ils n'avaient pas vu, pas entendu comme nous. Il n'avaient pas saisi le voile d'horreur qui venait de se déposer doucement sur la ville pour l'envelopper toute entière. Scarlett avait un peu de mal à suivre, mais je la forçais à garder le pas. Pur instinct de survie. Une fois que nous étions assez éloignés à mon goût, je nous stoppai. Au diable le feu, au diable les autres, au diable tout le reste. Je repris ma respiration avant de m'inquiéter.

- Ça va, t'as rien eu ? Pas de mal ?

Oui, c'était maintenant que je réfléchissais, et si elle avait été blessée, j'aurais sans doute aggravé la blessure avec mon comportement. J'en tremblais encore, mais l'important, ce n'était pas moi, mais elle. J'attendais qu'elle me dise quelque chose, qu'elle soit sûre que tout allait bien, même si elle était choquée. On ne pouvait pas ressortir d'un truc comme ça sans séquelle, peut-être qu'elle aurait du mal à dormir pendant quelques temps. Mais si déjà elle n'avait pas été touchée par une balle, bousculée ou je ne savais quoi, c'était déjà ça. J'étais prêt à l'amener à l'hôpital, appeler une ambulance, pratiquer les premiers secours même s'il fallait. J'essayais de ne pas penser aux autres, que j'avais envoyés au diable, mais je m'inquiétais pour mes proches. J'avais aperçu quelques têtes, dans la foule. Eric, Sasha, tant d'autres d'ailleurs. Est-ce qu'ils allaient bien ? Peut-être que je devrais retourner là-bas pour aider, si besoin. NON ! Je m'occupais de Scarlett pour le moment. Les autres trouveraient bien de l'aide, non ? Si je n'aimais pas Trey, je m'étais promis de protéger sa demoiselle pendant son absence. Je n'allais pas faillir.
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